‹ MélangesChapitre 106 sur 111 · PLACEE DANS LA COMÉDIE DE BOILEAU ET BOURSAVLT · texte numérisé non relu

PLACEE DANS LA COMÉDIE DE BOILEAU ET BOURSAVLT

Noble instinct d'une âme inimorlelle !

Amour d'une gloire à venir, Espoir de nous survivre en elle , Ne seriez-vous qu'un vain désir?

Nous trompez-vous? et quand notre ânje A la grande âme va s'unir, De sa gloire oubliant la flamme, En perd-elle le souvenir?

Gloire! en ce lieu ta voix sonore Ne peut-elle nous parvenir?

Ne pouvons-nous l'entendre encore D'un monde à l'autre retentir?

Hé quoi ! du Temple de Mémoire , Homère en mourant aurait fui!

404 ODE A LA GLOIRL.

Et des Irois mille ans de sa gloire , Son àme n'aurait point joui!

Non ! quelque monde qu'il habite , Cette gloire au nôtre l'unit; Nos transports , que son œuvre excite , V montrent vivant son esprit!

Contre celte œuvre en vain réclame Des Ombres l'avide Nocher, 11 y reste trop de son âme Pour qu'il ait pu l'en arracher.

Que dis-je? ce feu qui l'anime, Ces pensers , ces divins accents , Voilà ton âme, être sublime !

C'est elle-même ! je la sens !

Ah! quand dans ton œuvre on l'admire , Quand trois mille ans en sont émus, Présente aux transports qu'elle inspire , Elle en jouit, n'en doutons plus!

(Janvier 1870.)

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