LE DÉPIT AMOUREUX
Air : J^ai vu Lise hier au seir.
c Va , le plus Diable des Dieux « De toute la Fable !
POÉSIISS L£GÈRË$. 339
«( Va , coureur sans feu ni lieux ^
« Que le Gel t'aocable!....
Ainsi Lychas , Tautre jour.
Ne sais poor quel mauvais tour, Maugréant contre FAmcrary
Le doonak at» Diable !
J*en conviens , dis-je à Lycbas , Le tour est pendable !
Mais, comme tout mauvais cas, Le €9tô est si^ble»
Si ton courroux se conçoit,
A l'Amour il ue se doit;
Je vais te mettre le doigt Sur le vrai coupable :
C'est le Dieu que là haut suit
Plus d'un satellite; Il eut tort, comme il le fit,
D'aimer Amphytrite : Ali ! quoi qu'en dise le cœur, Séduit-on sa belle-sœur?
Vénus fut de cette erreur
La cruelle suile!
Si d'une eau plus douce enfin
La nymphe badine ^ Dans ce monde avec Jupin^
Eut produit Cyprine!
Mais voir naître tant d'appas De Tonde salée ,' liêias !
Comment ne se plaindre pas
De cette origine?
Vois-tu ! quand Vénus sortit De Tonde maudite ,
Malgré tout le soin qu'en prit Sa nombreuse suite ,
Dans un pli de sa beauté,
Un grain de sel est resté!....
C'est de ton chagrin , Tabbé , I^ cause inédite!
POÊSIBS LÉGÈRES. s41