‹ MélangesChapitre 45 sur 111 · RETOUR ET GALANTERIE · texte numérisé non relu

RETOUR ET GALANTERIE

Lui à Elle.

Air :

Lise, voilà ces conquérants Au centre de votre puissance; Vous êtes au cœur de la France Et dans ceux de ses habitants ; Nous sommes tous votre conquête , Et nul ne devra s'étonner Que nous mettions à notre tête Celle qui nous la fait tourner!

346 ^^OtMEB UÊGÈftES.

Lk nOBE.

Air:

De sa vive et tendre couleur Flore embellirait sa couronne ; Vous mè demandiez une fleur?

C'est un portrait qae je tous donne I

Elle a votre toudiant attrait ^ Votre grâce toujours nouvelle ; Et vous seule , de ce portrait Ignorez encor le modèle!

A nos yeux, de votre cajoleur Elle ofïre une image fidèle ; Elle imite ^votre fraiclieur Et vous êtes plus rose qu'elle 1

Lui à Etie.

Air:

Sous tant d'atours vous allez disparaître ;

Je sais qu'amour a besoin d'un bandeau,

Qu'il faut une ombre au plus joli tableau; Mais j'ai failli ne pas vous reconnaître l

Lorsque Ton est tout ce qoe chacua aime , A des atours que peol-on emprunter?

A vos attraits croyez-vous ajouter?

Voulez-vous plaire «Qcor plus que vous-même?

N'êtes- vous pas ce qu'on voudrait paraître? Se pare-t-on quand on embellit tout?

Heureux modèle et d'esprit et de goût, Ah! soyez vous : que pouvez-vous mieux être?

xjl lutte.

Lui à Elle,

Air:

Lise , cent fois, est tour à tour

Ou sensible ou légère; Cent fois elle échappe , en un jour,

A Tespoir de lui plaire !

Elle provoque un tendre aveu

Pour s'y montrer rebelle ; L'Amour, qui pour nous est un Dieu*",

N'est qu'un enfant pour elle!

Ah ! Lise , se fait-on un jeu

Du feu qu'Amour allume?

Ne jouez pas avec ce feu :

Son atteinte consume!

Mais vous ignorez le tourment Que sa flamme recèle

Le feu prend-il au diamant D'où jaillit l'étincelle ?

Elle à Lui.

Air :

C'est de mon cœur dire , avec art ,

Qu'il- est fait de roche , Et que vous , moderne Bayard ,

En craignez l'approche !

Votre ancêtre eût-il de ce cœur

Craint d'être si proche?

Le sien , de lui-même vainqueur, Se montrait partout sans frayeur :

Comme lui , pour êlçei,'5««^ peur

Soyez sans reproche'

Lui a tue.

Air : XàV^WiÀàh^WràdMr:*' '

Mais OUI, j en conviens , j ai peur!^ Avec 1 afr taodeste, '

POÉSIES LËGÊRE3.

Lise vous traverse un cœur...,.

Mais d'un pas si lesle , Sans s'arrêter un instant, Sans s'y fixer tjn moment , Sans regarder seulement

Si l'amour y reste !

Au printemps l'azur des cienx Promet l'abondance ;

Le même azur dans ses yeux Permet l'espérance.

Que leur regard est louchant!

Que leur regard est parlant !

Mais il en dit, trop souvent, Plus qu'elle n'en pense!

Lui à Elle.

Même air.

He quoi! pas même un refus!

Pourquoi ce silence?

Entre nos cœurs n'est-il plus

De correspondance?

Ce lien était si doux I Le rompre , ab I Q*èsf , près de vou8|

150 POESIES L£&fiE£S.

Renouveler entTC

Le mal de TahMiBoe !

Air : Vous m'ar^owÊiet^la brùkip.

Eh bien oui , de votre pouvoir

Je subis la puissance!

Vous séduisez comme Tcspoir

Dont votre cœur s'ofTense... Pardonnez si j'ai résiste ;,

Je me soumets , j'implore :

Mais rendez-moi ma liberté

S'il en est temps encore !

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