‹ MélangesChapitre 53 sur 111 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ROURSAULT.

Du goût!

Air :

H en ressuscita le Dieu !

Lui construisit un temple , Régla son culle , et , plein de feu ,

Préclia par son exemple !

ROGER

De ce temple 9 où chacun vous voit , Vous exclure est si maladroit!

BOURSAULT

Eh j mon cher, n'a-t-il pas le droit D'en user de la sorte ?

Chez soi , Ton peut

A qui Ton veut Faire fermer sa porte !

Cécile;

Et vous lui ouvrez la vôtre !

BOURSAULT

Sans doute , et toute grande encore ! Ne Toubliezpas! £h! tenez, ouvrez ce paquet; ce sont ses œuvres : mettons-les à la place des miennes*

ROGKR.

Ses œuvres ! Voilà ses œuvres ! Des œuvres célèbres ! Et vous ne les aviez point encore !

BOURSAULT

C'était une faiblesse. Je viens de les acheter.

ROGER

Ah! Monsieur, ah, mon cher maître; quand monsieur Boileau saura cette belle action, comme il se repentira ! comme il vous aimera !

CECILE

Oh ! oui, oui ; et s'il vous aime, nous l'aimerons!

BOURSAULT

Je vois que vous me comprenez. C'est bien. Motus surtout, quant à mon nom, au bonhomme qui l'accompagne : c'est son jardinier, son serviteur, il s'appelle Antoine. Allons, tout est prêt. Point d'indiscrétion ! . . . Ah ! dites à mon cuisinier de nous faire faire bonne chère.

CÉCILE

Le voici , voici monsieur Mignot.

ROGER

Qu'a-t-il donc? Ce n'est plusle même homme!

CÉCILE

Il n'en est pas mieux pour cela.

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