‹ MélangesChapitre 82 sur 111 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

c'est la première fois que je vois un homme à mes pieds , voilà que rétonnement me fait rester malgré moi !

ROGER 9 voyant Boileau qui s*avance.

Ciel! Monsieur Boileau!

CECILE

Ah ! Roger, vous m'avez perdue !

BOILEAU, empêchant Roger de se relever, et retenant Cécile qui teut s enfuir.

Au contraire, il vous retrouve. Restez* donc là. Monsieur! Vous y êtes bien. Et vous aussi, Cécile , vous y êtes tous les deux à votre place ; et moi , ne suis-je pas aussi à la mienne ? C'est moi qui vous ai séparés , et me voici encore entre vous deux; mais, cette fois, c'est pour vous réunir ! Allons, laissez-moi donc rapprocher ces deux mains... Quoi! de la résistance! et de la

main la plus faible! Ah ! enfin, voilà qui est

fait!

CÉCILE

Mais , Monsieur, c'est que vous ignorez qu'élevés tous deux ici chez Monsieur Bou... chez Monsieur le receveur, dont nous sommes, lui le secrétaire , moi la femme de charge , il devait aujourd'hui mênie lui demander....

'fidltl^AU.

Oui, ôiii , j'ai tout entendu : cette jo)ie main, n'est-ce pas? Et, depuis qu'il a lu une certaine satire , Monsieur a fait des réflexions. . . .

ROGER, relevé.

Dont je me repens.

BOILEAU

Air : Malgré la bataille.

Cécile, pardonne!

Malgré tes appas , Si Tamour s'élonne D'un aussi grand pas , Comme il n'y voit goutte Quoiqu'il soit un Dieu, Il fait bien , en route D'hésiter un peu.

ROGER

Non, non, ma Cécile, je n'hésite plus! Mais, Monsieur,

A\riDel2 Piété filiale.

Pourquoi fîtes- vous imprimer Qu'aucune femme n'est fidèle?

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