‹ Mélanges [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 8 · FAT · texte numérisé non relu

FAT

4 Une traduction va en étre donnée en Italie, sous | direction du professeur A. Brunialti et par les soins de l'éditeur Léonardo Väallardi, de Milan ». ue

Nous ajouterons à cette note quelques renseignements,

La Terre a eu, en 1870-72, les honneurs d’une : deuxième édition. Une troisième édition, qui comporte une refonte de l'ouvrage, est en préparation, peut-être sur le point de paraître.

Nous connaissons encore d’Elisée Reclus l'Histoire d'une montagne et l'Histoire d'un ruisseau, ravissants ouvrage: «1 la science se montre belle, simplette, couronnée de fleurs, souriante et accessible à tous.

Ce dernier livre a été écrit, presque en entier, au bord de l'Andelle, dans le belvéder qui couronne la tourelle de la vieille maison de notre ami M. Alfred Dumesnil.

Au même endroit, peut-être sur la même table, Elie Reclus a écrit plusieurs chapitres des Primitifs et notre grand Michelet plusieurs chapitres de l'Histoire de France.

Petit belveder, nu, froid, avec quelle émotion on foule ton pavage de briques rouges, avec quel plaisir on contemple la splendide vallée quecontemplèrent, leurs plumes d'or à la main, les deux Reclus et Michelet,

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d'une aporte AYORA ut-être gr OTRE collègue et ami Brau de Saint- Lot | Pol Lias est un intrépide voyageur:

dE il est aussi le plus charmant des

conférenciers, comme le savent bien u bord les membres de la Société normande ‘ role Re de Géographie, qui l'ont entendu LE Elie plusieurs fois. x le, de Surtout attiré par l’Extrême-Orient, il y a fait des . de excursions nombreuses, don en amateur, mais en explo- ?

rateur instruit qui sait voir, retenir et conter.

on foule fl a un style simple, limpide, correct et beaucoup on cof- d'imagination. | .

+ plumes En lisant son Ayora, les uns pensent à Nausicaa « aux Li

bras blancs », les autres à la jeune Atala.

[1 n’a heureusement, le langage solennel ni d’ Homère, ni de Chateaubriant.

1 Brau De SanT-PoL Lias, Ayora, roman océanien. Paris Calmann-Lévy, 1891, in-18.

Ses descriptions sont sobres, ravissantes, dites par ses héros. Cependant on voit le paysage, on entend, sur les kampongs, le bruissement des bambous et des bananiers; on voit le cocotier balancer son panache de feuilles géantes, on sent les palpitations et l'on respire les parfums de cette puissante nature tropicale.

Son île est aux environs de la Nouvelle-Zélande. Elle est imaginaire, mais si vivante qu'on se prend à la cher cher sur la carte.

Dans ce cadre, qu’il a vu, bien des fois, il suppose un peuple ignorant et ignoré du reste du monde, ayant encore les mœurs, les industries, les superstitions de l’âge de pierre; état social qui existe encore dans bien des îles du Pacifique et même aux îles Andamañ, dans le golfe du Bengale.

Le roman est simple de facture, poétique, gracieux, comme le chef-d'œuvre de Bernardin de Saint-Pierre,

Un jeune norvégien, riche et instruit, fait naufrage. Les vagues le poussent sans connaissance, mourant, sur une plage inconnue. Une sauvagesse, jeune, belle et nori, le sauve. L'amour se met de la partie, cela va sans dire, et Ayora, sauvée à son tour, deviendra la femme du norvégien dès qu'elle aura reçu une éducation européenne,

Nous avons dit qu'Ayora était nori. Qu'est-ce donc qu'une nori ? C’est une fille enlevée toute petite dans une ile voisine : on l'élève avec le plus grand soin; on lui * attribue un caractère sacré; on la respecte, on se soumet avec joie à ses désirs, à ses ordres, à ses caprices. Puis,

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quand elle est dans la splendeur de sa virginité, le prêtre

la consacre et on la mange dans un festin aussi solennel que religieux.

Pour nous résumer d’un mot: quand on a commencé à lire Ayora on va jusqu’au bout, et quand on a fini, on se promet de recommencer,

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