II PREFACE
blique^ publié enjanvier 1893. Cet article, où M^*' d'Hulst exposait loyalement les difficultés, renfermait quelques hardiesses, voulues, m'a-t-il dit. Sa pensée était qu'une réponse viendrait de Rome qui clorait le débat. Cette réponse ne se fit pas attendre : ce fut l'Encyclique Providentissimus Deus^ parue à la fin de la même année. Nousne doutons pas que M^"^ d'Hulst, qui était à la fois l'esprit le plus libre et le plus soumis, n'eût pas fait figurer cette étude dans ses œuvres sans la modifier. En l'omettant, nous croyons donc nous conformer à ses intentions.
Douze ans après sa mort, M^*" d'Hulst exerce une influence incontestable dans le monde qui pense. 11 est en ce moment l'auteur cité de préférence dans les travaux d'apologétique. C'est le caractère des intelligences supérieures, des esprits puissants, de se survivre, de prolonger leur action longtemps après eux. L'action de M^*^ d'Hulst commence à se faire sentir, surtout parmi les étudiants des séminaires et le jeune clergé.
Orateur, M^"" d'Hulst est de premier ordre par le fond théologique, la forme littéraire, la hauteur de la pensée, bien qu'il soit porté, par la pente de son esprit, à la métaphysique, et que, selon la pittoresque expression de M^"^ Duchesne, qui le lui disait à luimême, sa prédication, un peu abstraite, « manque de bonshommes ».
Ecrivain et publiciste, il a abordé toutes les questions contemporaines. Jlies a traitées avec une sûreté