II. — HlSTOIKE DE LA QUESTION
Préparation au xviii® siècle,
La secte des philosophes préparait la ruine du Christianisme. (Écrasons l'Infâme!)
La religioQ était alors étroitement unie au pouvoir royal. Religion d'Etat.
Tout ce qu'on faisait contre cette alliance paraissait devoir hâter la ruine de la religion.
De là le zèle libéral des Encyclopédistes.
La première formule libérale officielle, c'est la Déclara- . ;ion des droits de l'Homme et du Citoyen.
En présence de l'Etre suprême, (On reconnaît donc ncore la religion naturelle.) (P. 625 ^)
L'article 3, est équivoque et faux. L'article 4 aussi, ^'article o est faux : in sensu auctoriim. L'article 6 est aux. L'article 10 n'est vrai que dans l'hypothèse. L'aride 11 reconnaît le droit de réprimer et pas celui de prék^enir : pourquoi?
1. Recueil des documents concernant l'Encyclique Quanta cura et le Syllabus.
Celte théorie, si pleine d'erreurs, a enthousiasmé nos pères, parce qa elle exprimait une réaction contre des abus manifestes. On pouvait y remédier autrement (lire
Ms^Freppel). m
La période impériale a refoulé l'enthousiasme libérai dans le fond des cœurs. Explosion après la Restauration. Le pouvoir royal a suivi ce mouvement dans le domaine politique, pas dans le domaine politico-religieux : sur ce terrain, retour maladroit vers l'ancien régime dans ce qu'il avait de pire, l'absorption de l'Eglise dans
l'État.
Macûon catholique et libérale. Ecole deV Avenir. Ils vont
jusqu'aux excès : ils invoquent, au nom des catholiques, la thèse libérale.
Encyclique Mirari vos (p. G13). On y voit le lien entre Vindifférentisme et le libéralisme; - on y voit aussi flétrir la prétention libérale que la liberté guérit tous les maux qu elle fait (p. 615). Coup de foudre. Chute de La Mennais. Soumission de Lacordaire et de Montalem-
bert.
Étourdis d'abord, ils se remirent à l'œuvre pour défendre pratiquement l'Église avec l'arme de la liberté. Régime de Juillet. Liberté d'enseignement. Union étroite de M^^" Parisis et de Yeuillot avec Montalem-
bert.
En 1849, le faisceau des ultramontains français se dénoue, à propos de la loi de 1850. Montalembert est avec FallouxetDupanloup. L. Yeuillot trouve la loi insuffisante. Il se jette dans l'absolutisme politique. Montalembert, trompé un moment, après une adhésion passagère au coup d'Etat, va rejoindre Falloux et Dupanloup. Alors la querelle est entre catholiques libéraux et non libéraux. Elle se complique de la querelle politique.
Congrès de Malines en 1862.