CONFÉRENCE AUX DAMES, RUE DE LUBECK
Discours de Montalembert.
On trouva à Rome qu'il s'avançait trop vers la thèse.
Encyclique Quanta Cura (pages o et G); citer les passages crayonnés.
Suivent d'autres erreurs plus grossières. Les deux premiers passages formulent ce qu'on a appelé la thèse libérale.
Suit le Syllahus (le caractériser).
Citer prop. 24 (p. 29), prop. 39, 42 et 54, 60, 77, 78, 79, 80. Expliquer les 3 dernières et notamment la prop. 80 (ma brochure, Le droit chrétien et le droit moderne, p. 87).
La prop. 77 ne vise que l'Espagne (p. 279).
La prop. 78 vise la Nouvelle-Grenade (p. 237).
Trouble produit dans les esprits.
Gela prouve Vopportunité. Il n'était que temps : le malentendu s'aggravait.
La paix ne fut pas faite.
Distinction de la thèse et de l'hypothèse.
On se battit sur la part à faire à l'hypothèse.
Rôle pacificateur de Léon XIIL
A l'égard des personnes. (Honneurs rendus au cardinal Newmann, à M^^" Dupanloup; au comte de Falloux).
:\ l'égard des doctrines. Il rappelle les principes.
Encyclique sur le Pouvoir : Diuturnum illud; 29 juin
Encyclique Immortale Dei; 1" novembre 1885.
Encyclique : Libertas praestantissimum.
La première établit l'origine du Pouvoir.
La deuxième traito des rapports de l'Eglise (^t do lEtat.
La troisième insiste sur la doctrine philosophique et théologique de la liberté morale et de. la liberté civile, et
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en déduit des conséquences relatives à la liberté de conscience et des cultes.
Ces actes pontificaux ont fait la paix définitive; et voilà pourquoi il est temps de traiter la question.
IIF. — Solution.
Enprincipe(thèse'.
L'ordresurnatureldominerordrenalarelsansl'absorber.
L'Eglise, c'est la société surnaturelle. Elle domine la société humaine sans l'absorber.
La distinction demeure entre César et Dieu. Mais en caj de conflit, théoriquement, César doit céder.
Réponse à l'objection d'incompétence. L'Etat, en protégeant la vérité révélée, n'agit pas jure proprio, ce qui serait une ingérence. Il agit à la requête de l'Eglise, pouvoir compétent.
Il agit pour le bien des citoyens. Il n'est pas chargi directement de procurer leur salut; mais du moment qu les moyens de salut ont été institués par Dieu dan l'Eglise, l'Etat doit à ses sujets chrétiens décarter le obstacles qui les priveraient de ces moyens et de leur ei faciliter l'usage.
L'Etat n'est pas incapable de reconnaître la vériti révélée. On confond l'incompétence pour gouverner L spirituel avec l'incapacité de le reconnaître.
Mais que doit faire l'Etat? Ce qu'il peut.
Et que peut il ? Ce que comporte la situation des esprili dans la société civile.
Là arrive l'hypothèse.
Quatre hypothèses :
Etat oppresseur. — Nous réclamons la liberté.
Etat chrétien. —Thèse. Même dans ce cas, nemo cogitur credere nolcns.
Etat émancipéj mais acceptant ralliance. — Concordat. Etat séparé. Liberté absolue en théorie : en fait conflits fréquents, persécution.
L'Eglise n'approuve que la deuxième et la troisième hypothèse.
Conclusion. Brochure Le droit chrétien et le droi moderne, p. 83-87.