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IDÉE GÉNÉRALE DE LA RELIGION

Religion : rapport avec Dieu.

D'où : pas de religion sans Dieu personnel,

NOUVEAUX MÉLANGES PniLOEOPHIQUES T. III. — H.

Avec le Dieu impersonnel, on peut avoir une métaphysique, on n'a pas de culte ; — une morale indépendante, pas de morale religieuse. —

Nous avons posé la question du Dieu personnel.

Nous l'avons résolue ;

1° En prouvant son existence.

2^ En étudiant sa nature, c'est-à-dire : ses perfections, sa vie intime, son action créatrice.

C'est là le point de départ de la religion.

Pour compléter le cadre de cette vaste science, il faudrait suivre la créature dans le mouvement qui la conduit de Dieu son principe à Dieu sa fin par le Christ son moyen.

Pour cela il faudrait d'abord étudier les conditions dans lesquelles l'homme a été placé lors de sa création.

Ici se placerait la distinction des deux ordres : naturel, surnaturel.

Cette distinction est la clef de la théologie; elle établit la démarcation entre la théologie positive et la théologie purement rationnelle.

Si l'ordre naturel eût prévalu dans les conseils de Dieu, la révélation n'eût point été nécessaire pour nous révéler nos origines et nos destinées.

La raison y eût suffi, à supposer qu'elle n'eût pas été altérée dans ses puissances.

Mais s'il s'agit pour nous d'une condition qui dépasse notre nature, on ne peut demander à la raison naturelle de nous en dire le secret.

Patrem nemo novit nisi Films et cui vohierit Filins rêvelare.

Fondement de la distinction entre les deux ordres.

Toute créature est une communication de l'être de Dieu.

Mais quand Dieu crée la nature, agit per modum unius.

Connaissance naturelle du Dieu un et créateur.

La possession suit la connaissance... Alors Dieu se réserve sa vie

Est-il possible que, dans un autre ordre, Dieu communique sa vie ?

Ratio caligat.

La révélation l'affirme.

Lt effîciamini divinx consortes naiiirœ.

Similes ei erimus

Ad imaginem et similitudinem nostram.

Dès lors, dessein surnaturel.

Justice originelle.

Chute.

Réparation.

Double caractère de l'Incarnalion.

Possibilité de l'Incarnation en dehors de Thypothèse de la chute.

Attente du Christ.

Incarnation.

Rédemption.

Eglise.

Vie future de l'âme, du corps.

Consommation des créatures en Dieu sans la confusion du panthéisme.

; Au lieu que Dieu s'achève en nous, nous nous ache- ' vous en Dieu.

COURS DE THEODIGEE

A L'INbTITUÏ CATHOLIQUE DE PARIS EN 1881 ET 1882

[Revue de Philosophie^ l^"" décembre 1912^ l^"" janvier et i" février 1913 K)

1. Pendant les trois années qui suivirent la fondation de 1 Institut catholique de Paris, la philosophie y fut enseignée par le R. P. Bayonne, O. P. En 1880, les décrets du gouvernement français contre les religieux contraignirent le professeur à se retirer. C'est alors que Ms"" dTiulst assuma lui-même la charge de ^'enseignement philosophique. Son Cours, public et gratuit, dura trois ans, à raison d'une leçon par semaine. Les deux premières années furent consacrées à la Théodicée, la troisième à l'Anthropologie.

Les notes manuscrites de ce Cours forment une énorme liasse d'un millier de feuillets environ, d'une écriture tantôt fine et soignée, tantôt et plus souvent lâche et courante, où les ratures, corrections et additions font assez rares. Il faut y déplorer quelques lacunes : trois leçons de la première année sont incomplètes, les deux dernières de la deuxième année manquent totalement.

La leçon inaugurale du 14 janvier 1881 avait pour objet « le rôle de la philosophie parmi les connaissances humaines >>. Intégralement rédigée, elle a été publiée par Ms' d'Hulst lui-même dans les Annales de philosophie chrétienne (mars 1881) et reproduite dans les Mélanges philosophiques. De même les Leçons d'ouverture do la deuxième et de la troisième année ont été imprimées en brochures par les soins de l'auteur et reproduites, elles aussi, dans les Mélanges philosophiques. Trois ou quatre autres Leçons forment un texte continu et en apparence complet. Mais la plupart présentent plutôt l'aspect de simples schémas de Cours, éraaillés parfois de paragraphes plus denses où la pensée s'exprime dans toute son ampleur. Ajoutons, cependant, que les schémas eux-mêmes sont précis et détaillés : ils remplissent souvent jusqu'à dix ou quinze pages pour chaque leçon.

Nous nous proposons de publier ici, dès maintenant, le plan el l'analyse du Cours de Théodicée, avec d'importants fragments du texte même dans sa teneur originale. Ces fragments comprendront non seulement des parties de leçons toutes rédigées, qui n'ont pas leur équivalent dans les écrits déjà publiés de Ms'' d'Hulst, mais encore quelquesuns des schémas où le vigoureux esprit du maître a le plus fortement buriné son empreinte. Dans l'analyse elle-même, nous laisserons le plus souvent possible la parole à M?* d'Hulst. Le lecteur, d'ailleurs, pourra sans effort distinguer nos résumés du texte de l'auteur, c?r ceux-là seront toujours imprimés en italiques. -

{Note de la Rédaction de la Revue de Philosopl.ie.

COURS DE THEODICEE

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