‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 109 sur 239 · Straton II, dont le nom est abrégé HJT, et qui · texte numérisé non relu

Straton II, dont le nom est abrégé HJT, et qui

rôj»no treize ou quatorze ans, de 346 à janvier 33â. date de l'entrée d'Alexandre à Sidon (groupe E). PI. XIMîg. 2. 3.6.

IVapivs oo tal>leaii chronologique, il ne reste plus ilo plari\ dans la série des rois de Sidon, poury inleri*;dor les nu>nnaios des groupes F et G, les seules qui soient onroro à i^Iasser. C'est qu'en effet ces pièces, «|ui M>nl MKHiifostement contemporaines de Tennès. cIKn agoras, ou de Straton II, n'appartiennent pas anv rois sidonicns ; elles n'ont même pas été frappées c\\ PluMucio.

Les uuuinaios du groupe F (PI. XII, fîg. 5 et 7j, (jui |u>rlcnl la logondo *Tr'2 [^faz(^aï) ont été frappées par It* satrape Mi^/aios, vraisemblablement dans Tun des ports do la (lilicio. La lecture du nom, après avoir été longttMups controversée, a été définitivement claldic |>ar M. J. Halévy*. elle est aujourd'hui acccptc'^c pnr tt>ut le monde. Mazaïos fut établi satrape, tui plus exactement dynaste héréditaire de (lilicic, connue les Svennésis, en 300 environ. (^>u(»l(pics annt*cs plus tard, nous le trouvons, avec Hclésys, à la tctc des troupes perses qui luttent contn* Tcnncs, au nom d'Ochus. Après la mort de Hcicsys, vers IlM), Mazaïos joignit à son gouvernement d<» la ('ilit'ic toute la Transeuphratique et la Ciseuphrati(|uc, c'est-à-dire la plus grande partie de la Svri(*. Il conserva c(*tte situation (considérable jusqu'à

1. .1. Ilitlrvv. M flan gr s iVvpif^iaphir el d'archéologie sémiiiyues, p. 6ï et itiiiv. Piiri-. iHT'i. (^n ptMit liro .Uiiri/ui on Mazrai; le dalelh et le re»ck te r(itil(>iitli>nt (lant Ircritiiro nramroiiiio des monnaies: les deux formes sémîtiqucA rondiii!«tMit. d'nilltMir^, :uis<.i 1m«mi i'iino que l'autre, à la forme

Tarrivée d'Alexandre*, et, à la bataille de Gaugamèle, il commandait les troupes syriennes. Enfin, il trahit Darius, ouvrit les portes de Babylone à Alexandre, qui lui laissa la satrapie de Babylone, où il mourut en 328'.

Tout en acceptant la lecture du nom de Mazaïos sur nos monnaies. M. Six croit que l'atelier monétaire de ce satrape était à Tripolis. Cette opinion ne saurait être admise ; car, si Mazaïos est entré dans Tripolis avec les troupes perses, il n'a certainement pas possédé cette ville pendant vingt et un ans avant l'arrivée d'Alexandre, minimum du temps rigoureusement exigé par les dates monétaires, qui forment trois groupes comprenant respectivement les années i, 2 et 3, puis les années 9, 10, H et 12, et enfin les années 19, 20 et 21, si je m en rapporte aux pièces connues jusqu'ici. D'autre part, ainsi que nous l'avons fait remarquer,. Tripolis étant située en Phénicie, les légendes des pièces qui y auraient été frappées seraient en caractères phéniciens, comme celles des monnaies sidoniennes, et non en caractères araméens. Les lettres étant araméennes sur les pièces du groupe F, nous tirons de là la conclusion que l'atelier qui les a émises se trouvait dans un pays où l'araméen était en usage pour les légendes monétaires. Or, comme la galère, qui forme le type constant des doubles sicles, nous oblige à confiner nos recherches

1. Dans les dernières années de la monaTchic perse, c'est-ù-dire en 334-332, Mazaïos parait n'avoir plus possédé laCilicic; le salrapc qui gouverne olors ce pays s'appelle Arsamès, mais peul-èlre ce dernier était-il sous l'autorité de Mazaïos. P. Kruinbbolz, De satrapis Asix minoris persicis, p. 93.

2. P. Krumbbolz, De satrapis Asiir minoris pergicis, p. 77 ; Six, Le tatrape Mazaiot dans lo Numism. Chronicle, 1884, p. 89 et suiv.

dans un pays riverain de la Méditerranée , nous sommes amenés à conclure rigoureusement que les monnaies de Mazaïos ont été frappées en Cilicie, la seule province maritime du gouvernement de ce satrape, où Ton employât l'écriture araméenne sur les monnaies. On ne saurait donc songer à une ville quelconque de Tintérieur de la Syrie; la grossièreté et le mauvais style de nos pièces, comparées aux monnaies aramcennes de Tarse, s'expliquent, ici comme à Sidon, par la précipitation qui présida à la frappe de ces monnaies, qui ont un caractère occasionnel et spécialement militaire.

Quant aux pièces du groupe G (PL XII, fîg. 8 et 9), qui sont sans date et partent des lettres phéniciennes, elles offrent une particularité qui va nous aider à eo fixer la patrie originaire : c'est l'Egyptien en costume national qui suit le char du grand Roi. Ces monnaies doivent être classées à l'Egypte, ainsi que la déjà conjecturé M. Eugène Révillout*. A la vérité, M. Six, qui a bien reconnu le caractère égyptien du personnage, fait observer, pour justifier son attribution à Tripolis, que la Phénicie a été longtemps sous Tinfluence de TEgypte, dont elle a adopté en partie Tart, le costume et les usages : témoins de nombreux monuments d'origine phénicienne et notamment le costume de la déesse de Gébal sur la stèle du roi Jchawmelek*. Mais si un semblable argument explique bien le type égyptisant de certains doubles sicles de Straton 11, imités des pièces que nous

1. Eug. l^éx'ûXouX, Annuaire de la Société de lfumiêmatifue,\Wit p. 144.

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