‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 149 sur 239 · Wàddington, Méiang^s de numismatique ^ 1861, p · texte numérisé non relu

Wàddington, Méiang^s de numismatique ^ 1861, p

Toutes les autres pièces jusqu'ici connues qui portent des noms de hauts fonctionnaires perses mentionnés dans riiistoire, particulièrement celles qui sont sorties des ateliers de la Cilicie, doivent être rangées dans la classe des monnaies militaires ; c'est comme généraux |)lacés à la tète d'armées en campagne, et non comme satrapes exerçant les pouvoirs réguliers de cette charge, que les personnages en question les ont fabriquées et y ont inscrit leurs noms^ »

La théorie émise par Fr. Lenormant est rigoureusement vraie ; elle ne demande ([uii être précisée, et nous ne ferons guère, dans les pages cpii vont suivre, qu'en développer Tapplication.

D'après les données g(M)graphiques que nous avons exposées j)lus haut, les seul(*s satrapies dans lescjuelles des monnaies aient été frappées avant Alexandre sont les suivantes :

\a\ sixième satrapie, cpii C()mj)renait I l'^gype et la Cyrénaïcpie.

La cincpiième satrapie, ou satrapie de Syrie, coniprenant TArahie, la Mésopotamie de|)uis le Khabour juscpiau coude de IKuphrate, la Syrie, la Phénicie, la Palestine et l'île de Cy[)re.

La (piatrième satrapie, ou satrapie de la Cilicie, (pii s'agrandit, dans le cours du v** siècle, de cantons situés au nord du Taurus, et à hujuelle fut rattachée, sous les derniers règnes,une partie du nord de la Syrie.

La première satrapie, ou satrapie d'ionie, qui comprenait la Pamphylie, la Lycie, la Carie, la Pisidie, rionie et rKolide.

1. Lk.nukma.>t, La monnaie dann C antiquité, t. \\, pp 16 et 17.

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souvont, quand ils no sont j>as contradictoires, pour apprécier ces modifications*. Les numéros d'ordre donnés par Hérodote ne concordent pas toujours avec ceux (jui sont fournis par l'inscription de Bchistoun ; le nombre de vingt satrapies, iixé par Hérodote, sélevait déjfi jusqu'à trente et un vers la fin du règne de Darius l''' -^ ; enfin, les auteurs grecs désignent pîirloisune satrapie par un autre nom que Tappellation officielle : priMiant la partie pour le tout, ils parleront de la satra|)ie de Mysie |)our désigner, ce semble, la satrapie* dont la Mysie faisait partie, sans que nous puissions en conclure (pie la Mysie eut été, pendant (piclfpic temj^s, érigé(* en satrapie, (l'est sans doute ainsi ([u'il faut entendre les auteurs cpii nous disent, par e\enq)l(\ cpie la Carie formait une satrapie à part, et (pii donniMit aux dynastes héréditaires de ce pays le titre de satrapes. Lii numismaticpie nous montre, (Ml (larie, un(* dynastie de petits rois tributaires comme ccmix de Lvcie, comme ceux d(* Sidon, de Tyr. i\c (i(*baL dWradus, et non point d(»s satraj)es pro|)r(Mn(Mil dits, bien ([ue ([uel(pi(*s-uns dVntre eux aiiMit r(*çu le commandement des armées du grand I{oi vl soient occasionnellement désignés sous le nom de satra|)es.

(^)uoi (pTil en soit de ces remaniements administratifs, nous allons étudier sommairement les monnaies (pie lessatrapes, c'est-à-dire les représentants directs du roi a(*liémcnide, ont fait frapper dans ces diflér(*ntcs contré(*s.

1. Voyrz. 1111 •«iiji'l <lii tiihloau ({ui prcrrde. Droy«»c»n «lui»* lu Zeitêchrift fiir numism^itik, is::, t. IP. pp. itOlU.U'.».

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