‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 148 sur 239 · U. Dkovse.n, iiixt. de l'helléninme, t. II, p. S'i · texte numérisé non relu

U. Dkovse.n, iiixt. de l'helléninme, t. II, p. S'i

aux satrapes. C'est donc seulement au monnayage de Télectrum, de l'argent et du bronze que peut s'appliquer, dans Tempire perse, le principe si clairement formulé par M. Waddington* :

ce Le droit monétaire, dit-il, n'était pas, dans Tempire persan, ni même dans l'antiquité généralement, Tapanage exclusif du pouvoir politique suprême, comme il Test de nos jours ; c'était un droit inhérent à chaque communauté, petite ou grande, qu'elle fut cité, principauté héréditaire ou satrapie. En fait, ce droit a été exercé pendant tout le cours de la domination persane, concurremment et simultanément avec la monnaie royale, par des villes, par des despotes locaux, par des satrapes héréditaires ou revêtus de fonctions extraordinaires. »

Les villes d'Asie Mineure qui payaient tribut au grand Roi continuèrent, comme au temps de leur indépendance, à faire frapper des monnaies d'électrum et d'argent, absolument autonomes parleurs types, leurs légendes et leur taille, et ne révélant en quoi que ce soit la suzeraineté des princes achcménides. Les rois tributaires, placés sous la surveillances des satrapes, frappent monnaie dans des conditions qui varient suivant les pays, et aussi, sans doute, suivant leur degré de sujétion vis-à-vis du monarque de Suse. Ainsi, les uns, comme les dynastes de Carie, de Lycie, de Cypre, de Gebal, de Tyr, d'Aradus, ont des espèces qui, à l'instar de celles des villes dont nous venons de parler, ne trahissent en rien la suzeraineté du grand Roi. D autres, comme les rois de Sidon et

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