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1 \V\Di)l><,iM\, Mrlau-^es dr numinniiitiijut^ 1861, pp. 3-%. Cf. Fr. Lk?(OII*
MAM, La monnaie dan^ l antiquité, t. \\, p. 6.
Luyncs a voulu lire jadis APYA ou APYAN !^AcuàvOT]<i sur une monnaie de sa collection, qui, en réalité, appartient à un roi de GebaP. C'est en vain également que Fr. Lenormant a cru lire ce même mot, mais rétrograde, sur une monnaie qui doit être classée* à un roi de Sidon '. Tout le monde a déjà reconnu (|ue ces lettres n'existent point en réalité, et les attributions proposées par le duc de Luynes et Fr. Lenormant ont été rejetées sans appel; il n'y a pas lieu de s'y arrêter plus longtemps '.
La monnaie aryandique n'a jamais été retrouvée, et il est vraisemblable, selon moi, quelle n'a jamais existé et (jullérodote s'est fait, ici, l'écho d'une fable. Hemarquez d'abord qu'il serait singulier que Darius punît son satrape, auquel il reconnaît le droit de monnayage, pour avoir fait de la trop bonne monnaie* : généralem(»nt, il arrive tout le contraire, et Ton punit les fabricants de monnaies de mauvais aloi, les faux monnayeurs. Ce serait une singulière opération (Inancière, junir celui (jui s'y livrerait, que rémission d'une monnaie d'un titre supérieur au titre légal. Le récit d'Hérodote achève de perdre toute vraistMublance par cette nouvelle assertion : « Aujourd'hui encore, dit-il, l'argent aryandicpie est (lu nuMll(Mir aloi. » Pour (jue celte monnaie d'argent fût si connue des contenq)orains d'Hérodote, il faudrait (juclle eut été fra[)pée en abondance, et dans
1. Duc <lr LiYNK»*. .Vm//i/«/«. tlcx sntrapifx, pi. XVI. 'J. Vv. Lf.\«>i;mant, (\ttal. de la coll. du haron lirhr, n* 839. Jt. l'". Fki AUDtM. J-.'ffi/pit' ancienne. Coll. Dcmcirio, pp.&-6; B. HlAD, The Coinai^c tif l^ydia an il Perxia, p. 'St\.
Monnaies satrapales en Egypte , en Palestine
et en Arabie.
Hérodote raconte un épisode bien connu et souvent commenté de la vie d'un satrape d'Egypte, Aryandès, que Cambyse avait installé dans ce pays et qui fut mis à mort par Darius P' * :
« On a généralement admis, dit M. Waddington, que Darius fit périr Aryandès parce qu'il avait battu monnaie ; or, le récit d'Hérodote dit tout le contraire. Voici ce que raconte l'historien grec : Darius avait fait fabriquer des pièces d'or extrêmement fin, que l'on appelait r/r//7ywe5 ; Aryandès, voulant imiter son maître, fit frapper en Egypte des monnaies cT argent également trèspur^ et que l'on nomma aryandiques. Le roi en conçut une vive jalousie, et bientôt après, ayant suscité contre Aryandès une autre accusation, celle de projeter une révolte, il le fit périr. Le crime du satrape n'était pas d'avoir battu monnaie, mais d'avoir attaché son nom à une monnaie qui rivalisait par sa pureté avec celle qui portait le nom de Darius ^. »
D'après le récit d'Hérodote, le roi de Perse reconnaît au satrape d'Egypte le droit de frapper de la monnaie d'argent; il le punit de mort seulement par jalousie, parce que la monnaie en argent d'Aryandès était de meilleur aloi que la sienne propre en or.
C'est en s'appuyant sur ces données que le duc de