Waddingion, Mélangea tU numismatiifue, t. I| pp
])ar les citoyens crune ville libre, en vertu de leur
droit (le battre monnaie*. »
S'il on était ainsi, la distinction entre les monnaies
proprement satrapales et celles des villes serait
facile; aux satrapes ou dynastes reviendraient toutes
les monnaies qui ont l'adjectif neutre en -ixov (vcuLiaaa .
Mais le critérium proposé avec réserve par M. Wad-
din^lon est-il absolument concluant? Je ne le pense
pas, pour deux raisons principales. La première,
c'est qu'on rencontre Tethnique neutre en -ixov dans
des pays ou des villes qui n'ont jamais été gouvernés
par des satrapes ou des dynastes locaux. Ainsi nous
relevons sur des monnaies d'ancien style les ethniques
suivants : APKAAIKON, AAAOIKON, BIIAATIKON,
rANOPMITIKON, ©EZPIKON, OAYMPIKON. lEPMYAh KON ; en Carie et en Pamphylie où, il est vrai, la
monnaie aurait pu être frappée au nom de dynastes
ou do satrapes, TEPMEPIKON, OAMITIKON, IIAHTIKON.
Vu autre aigument peut être tiré de Tétude attentive d(^s mojHiaies de la Cilicie elles-mêmes. Nous verrons l)i(Mitôt, j)ar exemple, que la même effigie du satrape* Tiiiba/i* (if^ure à la fois sur les pièces qui portent la l( n(Mul(» lOAIKON et sur d'autres qui ont ZOAEflN, et nous avons rc^levé plus haut cette dernière forme sur des monnaies cpii sont au type des dynastes ciliciens: à Nauidus, on trouve indilVéremmennt NAflAIKON et NAriAEON sur des monnaies cpii ont les mêmes types: à Mallus. on a MAAAOTON, avec l'effigie de Tiribaze.
M. I']. (lurtius a émis, au sujet des monnaies qui ont retlmiipu* en r/.ov. un(* autre opinion presque aussi
1. J.-I». six. dans \r yilmism. chroniclc, 1S88. pp. 20-21 du tirage à part.
séduisante, à première vue, que celle de MM. \\'addiiigtoii et Six, mais qui pourtant me paraît également devoir être rejetée. Il croit que toutes ces monnaies ont un caractère religieux, et quelles ont été frappées par les administrateurs de sanctuaires célèbres, avec les richesses métalliques des trésors sacrés ; Fr. Lenormant a adopté cette hy|)othèse d'après la([uelle APKAAIKON désignerait les monnaies du temple des Arcadiens à Lycosura ; AAAOIKON, celles du temple d'Apollon à Delphes; 6EZriK0N, celles du temple d'Kros à Thespies, etc. *. Mais si celte opinion était fondée, la forme en -»xov se trouverait, dans une même ville, concurremment avec le génitif ])luriel, puisque la communauté des habitants avait le droit de fra|)per monnaie en même temps que les administrateurs des temples. A Thespies, par exemple, la forme 9EZPIK0N ([ui [)ersiste longtemps, ne se rencontre jamais concurremment avec OEZPIEflN; de même à Delphes; en Arcadie, M. imhoof-HIumer regarde comme très problématique l'attribution à un sanctuaire ([uelconcpie des pièces à la légende 'Asxa-îtxov*. Nous d(»vrions enfin, dans riiypothèse de M. (]urlius, voir la forme txov se prolonger très longtemps, — dans les villes où elle ap|)araît, — (piand le sanctuaire demeure florissant pendant des siècles. Au contraire, elle est rare, archaïcpie, ne dure (pie pendant une période relative-
1. E. (^urtiiK, dan» los Mitnntnhcrir/ifr do \'\om\. de Itrrliii. juin 18r>V ; The nnmismatic chronicle, 1H70, pp. '.)1 rt suiv. ; Zcit^clirift fur yiifni.trnatif», t. I, pp. -♦»7 et suiv. : Vr. Li'norinarit, La monnaie tlanx /'onft/uitr. t. Il, pp. 82-M;<.