P. Kruiiihho!£, Dr satrapis, pp. 59-C
Piiciîicio, avec Ahrocomas et Pharnabaze, pour organiser et commander l'armée perse qui devait envahir rKgypteV Mais Tithraiiste ne paraît pas avoir battu monnaie dans ces circonstances où il n'eut peut-être pas, d'ailleuis, un rôle prépondérant. 11 existe bien, à la vérité, des oboles sur lesquelles on lit la légende *t2, lettres qui pourraient être les initiales du nom que les écrivains grecs ont transcrit
Tête barbue et coiffée d'une tiare, adroite. Devant, la lettre 12.
H', lléiaclés nu, debout à droite, combattant un lion (|ui se dresse devant lui. Dans le champ, les lettres *t:.
A\. lOmill. Obole, 0 gr. :y2\ .
Mais la présence des seules lettres ^t3 n'est pas un argument suffisant pour c[ue nous osions affirmer positiv(Mn(*nt l'attribution de ces oboles à Tithrauste : il faut attendre la découverte d'un statère avec une légende* |)lus explicite. Après avoir proposé de classer ces oboles à lliéra[)olis (Bambvce), M. Six* reconnaissant, dans un second mémoire, qu'elles sont de (ahricpie cilicienne, est d'avis de les ranger à Issus \ Tilliiauste aurait pu avoir là son atelier monétaire.
1. I«io« r.. IV. l'iO; Corn. Nop., Dat., 3, 5; cf. P. Krambholz. op. cit.,
|)p. >iJ-<l*. : W. .Iu(I«i(h. h'/eiria^ialiscfir Sludicn, pp. f»6 cl suif., el 153 à 160.
*'. Iiiilxiof- iSliiiit* r, (hoir tle monnairn i^iectfues, pi. VII, 23<)» et A/oAii/ iVf
i^i rc j'tr^. p. 'é'jS, Il 't'I.
'.\. Si\. .\umi\ni. ( liUftiirlr. 187S, p. \'l'-\, pi. Vf, 7. '» . .\iini'\'n ( II) nriidv , ISSH. p. ll'.'J.
Tiribaze.
Tiribazc (TtoiÇa^o^, ïeipt'Çaî^o;, Tr^pt^asO^) était satrape de IWrinénie occidentale, des I^hasianiens et des Ilespérites, au temps de Cynis le Jeune et de la retraite des Dix-Mille, en 401)'. Plus tard, en 393, il succède à Tithrauste comme satra[)e de Sardes ; il
reçoit le titre de xàcavo; et il commande les armées
du roi en qualité de TTpaTr^Y^^ [JaiiXio)^*. La fameuse paix dWntalcidas, en 387, ([ui livrait toute TAsie au tjrand Roi, fut en grande partie son œuvre.
Dans les années suivantes (38() à 384), Tiriba/e fut chargé de diriger la guerre contre Kvagoras ^^ roi de Salaminc '. X'ictorieux, il négociait les bases de la paix lorscpfil fut calomnié au|)rès du grand Hoi par Oronte. son collègue et son rival, et appelé à Susc pour se justifier. Il rentra bientôt en faveur, et en 381, nous le voyons diriger de nouveau les opérations de la guerre de (]ypre, tandis cprOronte était mis à la tête de la satrapie de Sardes*.
Tous ces événements sont bien connus. Les monnaies de Tiribaze ont été frap|)ées, non pas dans sa satra|)ic dWrménie, ni même dans sa satrapie de Lvdie, mais en Cilicie, pays (pie Tiribaze n'eut jamais à gouverner. On saisit par là, une fois de plus,
1. Xcnoph., Anab., IV, 'i et »»iv. ; VU, 8, 2."! ; Diod., \IV, *27 ; «-f. Wiiddinj»"lori, Mrlnn^es de numlsmati /ne, l^^^ll. p, lll.
'1. Xi'iioph., Ilelten., IV, 8, 1*2; Diod., \IV. s;>. \\ (^»rii. Ncjxx, Conon , '* -, «•f. Krumhhol/.. I)r A.ti.v min. mifra/nx /nrsiCis, pp. {\'2 ii <» *, ; \V. Ju<](*i<'h, <»//. lil., p. k;i.
A. Diod. Sir.. XIV, 2 v\ siiiv.
'i. W. Jiideirh, i>p. cit., p. 1;U.
le caractère militaire de la monnaie satrapale. Tiriha/e (ît monnayer en (jlicie, pendant qu'il organisait la guerre contre Kvagoras et qu'il équipait la Hotte destinée à conquérir l'île de Cypre. a Tiribaze, dit M. W'addington, lirait ses a|)provisionnements de la C/ilicie, et fit sans doute frapper à son nom une partie des deux mille talents (ju'il obtint du grand I\oi pour les frais de la guerre K »
Les ateliers ciliciens qui frappèrent monnaie au nom de Tiribaze sont Issus. Mallus, Soli, Tarse et peut-être Nagidus.
1. I22IK0N. Baal à demi nu, debout à gauche, tenant sur sa main droite un aigle aux ailes éplovées, et s'appuvanl de la main gauche sur un long sceptre. Dans le champ, MSHH h ("^.T^nn, riribaze).
U*. Ormu/d cU» face, regardant à droite, et tenant île la main droite une couronne; de la main gauche, une ll(Mir. Dans le cham|), AMI., initiales d'un nom de magistiat .
.1\. Statcre (Musée de Merlin et coll. de M. Waddington 'i.
Des variétés de ce statcre portent au droit, à la \)\\H'v de I22IK0N, les h^ttres 10 qui indiquent lateti(M" de Soli, ou la lettre T (pii désigne celui de Tarse '.