‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 192 sur 239 · Xcpoph. Anab, II · texte numérisé non relu

Xcpoph. Anab, II

plioii ramenant à Pergamc les débris de son armée*. KnIIn, en )JÎ)9, les frères Proclèset Eurysthcnès sont signalés 1 un et Tautre coinme accueillant et favorisant riiarinostcThibron que Sparte avait envoyé pour défendre les villes grecques menacées par Tissapherne ~.

Après ){1)1), Toubli se fait autour de la famille de Déniarate jusqu'en 322, époque vers laquelle un autre Proclès, (K^scendant du précédent, épouse Pythias. lille du philosophe Aristote et d'une autre Pythias. ('elle-ci, la mère, était elle-même la nièce et la fdio adoptive d llermeias, dynaste d'Atarneus. Enfin, si nous reeu(Mllons les renseignements historiques qui sont parv(Mius jusqu'à nous sur llermeias, nous constatons (pra|)rès avoir été un sinq)le esclave du chang(Mir hithvnien l^uhoulos, il devint despote de la p(Hit(* vill(^ d'Atarneus, dans le voisinage de Pergamc* '•.

Proclès II eut de sa femme Pvthias II, deux fils, Proclès III et Démarate II, cpii furent les disciples ilu philosophe Théophrasti* vers 300-290 environ '. Mai^ <eu\-('i ne régnaient plus à Teuthrania et Halisarna, et il (»sl probable que l'invasion d'Alexandre en3){2, ou au moins les bouleversements qui suivirent la mort du conciuérant macédonien, sont les événements (pii mirent fin à I existence de petites princi-

l. \.-iM.|)!i. .i.'iuh. VII. s. 17.

•' X.rM.ph. //r/7.//. III. 1. i\.

:\. Sin ll> iint'i.i«; il l.i \\\\r <i AtariM'ii». vuir surtout : Birckh. Kirinr Sckriftrii, I. \I. |i[i 'Jii-J et >iiiv. : Lolliii^'. (ijinn Irs Mitlhelinnf^n de 1 In»Uta( ..I. In-..l. .iI1.-iii.iikI. Aflitn Af^thril. l. IV JST'.I , pp. 'i ol suiv.

1 ^i'\. Kinpirii-. 'c/r Math. 1. 'JôS . rf. Thracmcr, Prr^'amo*, p. 2lS.

paillés créées par le roi de Perse, dans le but d'encourager la désertion dans les rangs des Grecs. Voici donc le tableau généalogique que Ton peut dresser des Déniaratides et de la famille d'IIernieias.

Démarote I le Laeédëmonicn, fonde la dynastie de Teutbranio en 401. -f- vers 'i(>0.

I I Hernieias

Kurysthéncs Proclès 1 dynastc d'Atorneus

•ignalé en 39\). signalé en 309. vers 350-3'i5.

N Aristote Pythias I

Proclès H ,^ ^ Pythias H signalé en 322.

Proclès III Démarate II

divciplo de Th<^ophra8te disciple de Théophraste

vers 300-290 vers 300-290

Tandis que Démarate régnait paisiblement dans sa principauté de Teuthrania, une autre lamille de réfugiés grecs, celle de Gongylos, recevait du roi de Perse, en apanage, les villes voisines de Gambrium, Pahrgambrium , Grynium et Myrina*. Gongylos d'Krétrie avait du quitter sa patrie parce que, seul de ses concitoyens, il avait pris le parti des Perses : i^i

aovoc; Ec£Tpt£cov (xr^oija^ e^'jvev, dit Xénophon. Ceci se passait, non point, comme on Ta dit*, lors de Texpé-

1. Xenoph. Hrllt'n. III, t. fi; Thrnomer, Perffutno.t, p. 220.

2. K. (^urtiiis. niai, grecifue, tra<l. Bouohr-Le<-lrrr(|, l. IV, p. 180; Th. Rcînach. Ia^x origine» tic la ville tir Prrgarne (Kxtrait de la Hei'ue Itislorit/nr, l8S*i), p. 4

(lit ion (le Xorxès on 480, mais seulement en 476, cLins (les ciiTonslances racontées à la fois par Thucydide* et Diodore de Sicile \ Gongylos était le collaborateur et le conlident du roi de Sparte Pausanias. Lorsque celui-ci, dans Tété de Tan 476, eut pris Byzance, il conlla la garde des prisonniers perses à Gongylos : tous deux servaient toujours la cause hellénique et n'avaient point encore trahi ouvertement : « Pausanias, dit Diodore, avait fait prisonniers plusieurs Perses distingues ; il les donna en garde à Gongylos d'Krétrie, en apparence pour les conserver jusqu'à ce cju'on put les mettre à mort, mais au fond pour les sauver et les rendre à Xerxès, car déjà Pausanias avait contracté en secret des liaisons d'amitié avec le

roi » Gongvlos fut le messager sûr dont se servit

Pausanias pour correspondre avec Xerxès qui était alors à Sardes. C'est à la suite de ces intrigues, bientôt divulguc'^es, que Gongylos fut chassé de sa patrie et qu(^ Pausanias fut condamné à périr par le supplice atroce ([ue I on connaît. Gongylos se réfugia chez le grand Hoi ([ui, pour récompenser son zèle, lui donna en toute* souveraineté les (piatre villes que nous venons d (Muimérer. Dix ans plus tard, Thémistocle s (Hal)lissait à Magnésie dans des circonstances analogues.

La g('Mu'\ilogie des descendants de Gongylos est encon» plus délicate à établir (pie celle des Déniaratidc^. Suivant M. Théodore Heinach'\ le (ils ou le

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