‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 2 sur 239 · Hiat. de t hellénisme, t. II, p. 719; cf p · texte numérisé non relu

Hiat. de t hellénisme, t. II, p. 719; cf p

ce Alabanda, ville de Carie; elle s'appelait autrefois Antioche. Elle fut ainsi nommée d'Alabandos, fils d'Evippos, de même que Charax. Il y a aussi une autre ville carienne très prospère, d'où le dicton : a Alabanda, la ville la plus prospère des Cariens. » Le fondateur de celle-ci fut Caros, qui Tappela du nom d'un fils qu'il avait eu de Gallirhoé, fille de Maiandros. A la suite d'une victoire hippique, ce fils avait été appelé Alabandos, mot qui dans la langue des Cariens signifie a vainqueur hippique » ; en effet. ala^ en carien, signifie « cheval », et banda signifie a victoire ». De là vient que chez les Romains aussi, bandum a le sens de « victoire » *.

11 n'y avait en Carie qu'une seule ville du nom d'Alabanda, et si Etienne en nomme deux, il est facile de corriger son erreur. 11 s'est trouvé en présence de deux traditions, l'une qui attribuait la fondation d'Alabanda au fils d'Evippos, l'autre qui l'attribuait au fils de Caros : il en a conclu, à tort, qu'il y avait en Carie deux villes homonymes. Il est remarquable que les deux traditions s'accordent également bien avec le type de revers des tétradrachmes d'Alabanda : Pégase lancé au galop symbolise aussi bien Evippos (qui monte bien à cheval), le génie des courses, que le fils de Caros, vainqueur dans l'hippodrome.

1. *AXà6av8a, tioXiç Kapîaç, tj r^ozi *AvTio-/£ta. exXtîOt; 8à àrô *AXa6avôo*j Toj Eùî~~ou, cî); XapaÇ. eot». xa\ lispa -oXiç Kapwv ejtj/ earacTri , ào* ^ç ^ -acoi(x'«, 'AXa6avôa Kapwv £jrj/eT:aT7j. xTiafia oi Kapoç r^v, qlt.6 toj naiSoç ajToO xÀr,0£îaa tou y^vvt^Oevto; i-ô KaXXippoV,; Tfj; Maiavopou, [XETa v'xtjv î::::oaa/ixf^v, x«i xXr,0£vTO5 'AXaCavôou, o £<jti xaià T7)v Kaptuv ycovf^v 'Injrt^ vixo;. «Xa ^ip "^ôv t~rov, pavôa oà tIjV vixrjv xaXouaiv. evOev xat ;:apà 'Pco^aiot;

Mais le point sur lequel je désire attirer particulièrement l'attention est celui-ci : Etienne affirme qu'AIabanda s'appela pendant quelque temps du nom d'Antioche : 'AXàêavSa, i] iroTè 'AvTtoj^eta. Or, il existe, comme on le sait, des tétradrachmes au nom d'Antioche, semblables à ceux d'Alabanda , sauf en ce que le mot ANTIOXEflN est substitué au mot AAABANAEON : numos , ut gutta guttae est ^ simillimos, dit Eckhel ; parfois même on trouve sur les uns et les autres le même nom de magistrat. Pellerin , qui a eu , le premier, l'occasion de faire ce rapprochement, en a tiré la conclusion toute naturelle que ces deux groupes de monnaies appartiennent à la même ville, puisqu'il est avéré, d'après Etienne de Byzance, qu'AIabanda porta pendant quelque temps le nom d'Antioche*. Cette manière de voir parait si évidente qu on est surpris qu'Eckhel l'ait repoussée*. Il lui semble étrange que le nom d'une ville ait varié, au point que le même magistrat se rencontre avec l'une et l'autre ethnique, et il insiste sur ce fait que les monnaies d'Alabanda frappées sous l'empire romain ne portent jamais la légende ANTIOXEflN. Le savant viennois conclut, en conséquence, qu'Etienne de Byzance se trompe, et que les deux villes d'Alabanda et d'Antioche sur le Méandre ont fait une alliance monétaire et ont décidé, à une certaine époque, de frapper monnaie aux mêmes types. De pareilles alliances monétaires, ajoute-til, ne sont pas rares, même en Asie-Mineure, et il cite des exemples.

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