‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 212 sur 239 · Tête laurée de Caracalla, à droite · texte numérisé non relu

Tête laurée de Caracalla, à droite

Rev. OOqAia AIN ^ Buste imberbe d'Abgar, à droite, la tête couverte de la tiare.

M. i5 mill. Cabinet de France. PI. V, fig. 1 1.

38. •• C M. •• Tête laurée de Caracalla, à droite. Rev. DOqAia[A]... Buste imberbe d'Abgar, à

droite, la tête couverte de la tiare.

M. 14 mill. Cabinet de France. PI. V, fig. 12.

Visconti donne une pièce qu'il décrit ainsi en l'attribuant à Caracalla et Mannus :

AV • K • ANTÛNSINOC. Tête de Caracalla. Rev. BABK • MANO. Du roi Abgar Mannus (i).

(i) MioNNET, Descr., t. V, p. 622, n** 154; Trésor de numismatique. Rois grecSf p. i32, n^ 3.

(2) Visconti, Iconogr. grecque, t. 111, pp. 38-40, pi. XLVIII, n« 19.

Il faut certainement rechercher dans la lég^ende barbare du revers les éléments confus des deux

mots "A^ytcfoç HdTtXt^i.

Dion Cassius nous a conservé quelques détails sur Abgar IX Sévère qui avait reçu une éducation toute romaine, ayant été longtemps retenu à Rome comme otage avec son frère. « Abgar, dit l'historien romain (i), ne fut pas plus tôt le maître de son pays qu'il n'épargna aucun tourment aux principaux des habitants. En apparence, il les forçait d'adopter les coutumes des Romains, mais, en réalité, il abusait sans mesure de sa puissance sur eux. > Si l'on en croit ce récit, Abgar Sévère aurait provoqué de la part de ses sujets les graves mécontentements qui amenèrent sa déchéance. Ce qui est certain, c'est que l'étrange barbarie des monnaies frappées au nom de ce jeune prince nous paraît révéler l'état de désarroi dans lequel se trouvait l'Osrhoène à cette époque. Caracalla en profita de la façon suivante : < Après avoir, dit Dion, perfidement décidé Abgar, roi des Osrhoéniens, à venir le trouver comme un ami et s'être ensuite saisi de sa personne, l'empereur le jeta dans les fers et s'empara ainsi de rOsrhoène qui n'avait plus de roi (2). »

Abgar IX Sévère, qui ne régna que un an et sept mois, avait deux fils; l'aîné, qui était encore

(1) Dion Cassius, LXXVII, 12, éd., Gros; Cf. R. Duval, Ioc,, at..

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