ND
III A Na (= 13)
llll A WD ou un - vn (= 14) (PI. VIII, fig. 18).
Il III A vn (= 15) (PI. VIII, fig. 19). I III III A ND (= 17)
Je remarque que le signe des dizaines affecte deux formes différentes : — et A. Les monnaies sur lesquelles il a la forme A sont d'un style plus récent que les autres, de sorte qu'on est tenté de croire à deux séries de dates, comme seraient, par exemple, les dates de deux règnes successifs. Cependant on pourrait supposer aussi, et nous adopterons de préférence
f.t^'A ■jC'.—'-a^ Tvt les moaiuies de strie récent sont de* !»*•»»! **^ d lautitioa. Êrzppées à une épo<|iie posti^r.e^irç 13 tiîrtnp» o«i Cf^os fc)Qt remoater les pièces
Il €^* ^^irpreniût que. jasqaleî da moins, otk n'ait pi>* rrn-C'-ctT'r de gi*>nn.i:e portant une date antérieure â r^n {*): oa a en C'jnnalt pas non plus qui soit postérieure à î an 17. Ce* années 10 à 17 sont-elles des années de negne ? Si nous supposons que Tan 17 coïncide arec 1 année 333 arant J.-C., date de la fin de la domination perse à Aradus, Tan 10 correspondrait à Tannée 340. et Tan 1 nous reporterait à l'année 350 avant notre ère. date de la répression de linsurrection de Tennès. Sur les monnaies des rois de Sidon. nous trouvons des dates qui sont les années de règne de chacun de ces princes * ; s'il en était de même à Aradus, on pourrait considérer les dix-sept années représentées par les monnaies, comme les dates du règne de Gerostratos qui serait monté sur le trône aradien lors du rétablissement de Tautorité d'Artaxerxès 111 Ochus sur la Phénicie, Les monnaies qui ont simplement tO, ou W3 suivi d'une lettre variable, ont pu, dans cette hypothèse, être frappées avant l'apparition des dates, c'est-à-dire avant Tan 340 qui serait la dixième année du règne de Gerostratos.
Telle est l'hypothèse qui nous paraît la plus vraisemblable : Gerostratos aurait régné à Aradus depuis Tan 350 jusqu'après la conquête de la Phénicie, par Alexandre, en 332.
1. Voyez E Babclon, L^i monnaies des rois de Sidon, dans le Builelin du
Correspond, fiellénit/ue, 1891, p. 293 et suit. Cf. ci-dessous, p. 283.
C'est à cette seconde période que nous rattacherons le petit bronze suivant :
Dagon ichthyomorphe à gauche, tenant de la main gauche une rame appuyée sur son épaule. Grènetis au pourtour.
ÇT. Galère phénicienne voguant sur les flots; au dessus, les lettres ND. Grènetis au pourtour.
JE 14 miU. PI. VIII, fig. 20.
Ce bronze est une pièce d'imitation des monnaies des deux groupes précédents. Le type de Dagon ichthyomorphe rappelle les pièces groupées dans notre première période, bien qu'il soit figuré difTéremment. Quant au revers, il paraît frappé avec le même coin que les petites pièces d'argent de la deuxième période.
///• période (332 à 237 avant J.-C.)
Immédiatement après la conquête macédonienne, en 332, l'atelier d'Aradus, comme les autres ateliers de la côte de Phénicie, cessa de frapper des monnaies avec les types et le poids usités sous la domination des Achéménides. Il émit des tétradrachmes et des drachmes dans le système attique, au nom d'Alexandre et aux types universellement adoptés dans toute l'étendue de l'empire.
C'est dans cette période qu'il faut placer les monnaies suivantes :
1. Statère d'or aux types d'Alexandre, avec la légende WD. (PI. IX, fig. 1.)
2. Tétradrachme aux types d'Alexandre, avec la légende ^CD. (PL IX, fig. 2.)
3. Tétradrachmes aux types d'Alexandre, sur lesquels Tatelier d'Aradus est représenté par un monogramme grec composé des lettres AP, accompagné parfois d'un caducée ou d'un palmier. Ces monnaies sont sans date^ Suivant M. Six, leur émission se prolongerait jusqu'en 260 avant J.-C; d'après nous, au contraire, ces monnaies non datées se placent entre 332 et 298 au plus tard, époque où paraissent les pièces suivantes :
4. Tétradrachmes aux types d'Alexandre, datés; ils rentrent tous, par leur style, dans la V^ classe de Muller. Ici, une question délicate se présente : il s'agit de savoir à quelle ère se rapportent les dates qu'on lit sur ces pièces.
Ces tétradrachmes portent des dates qui vont depuis Tan 15 jusqu'à Tan 76*. Suivant M. Six, ce sont des dates aradiennes, et comme l'ère d'Aradus commence à l'automne de l'an 259 avant J.-C., les dates que nous venons de relever sur les tétradrachmes alexandrins correspondraient à la période comprise entre 245 et 184 avant notre ère. D'après mes propres recherches, au contraire, les monnaies en question seraient datées suivant l'ère des Séleucides qui commence le !•' octobre 312 ; elles se rapporteraient par conséquent à la période comprise entre 298 et 237 avant J.-C. Il y a donc, comme on le
t. Mullcr, Numiêm. d'Alexandre, n** 1360 à 1380. 2. B. Hcad. HUt. numorum, p. 666.
voit, entre le système de M. Six et celui que nous nous proposons de justifier, un écart de 53 ans.
La seule raison qu'invoque M. Six pour appuyer son système, tant dans ce qu'il a publié que dans la correspondance privée que nous avons échangée à ce sujet, c'est le style des monnaies. Eh bien, je confesse que cet argument ne me paraît guère concluant dans l'espèce, où il ne s'agit que d'un écart d'un demisiècle. A la vérité, les tétradrachmes aux types alexandrins, datés et frappés à Acé avant l'an 237, sont d'un style meilleur, d'un flan plus épais et moins plat que les pièces d'Aradus que je crois contemporaines. Mais cette différence est imputable au génie particulier des graveurs des coins, à la distance géographique qui sépare les ateliers, aux influences opposées qu'ils subissaient, bien plutôt qu'à un éloignement chronologique de cinquante ans. Des monnaies aux types alexandrins, qui portent le nom de Séleucus I*"^ Nicator (f en 281 av. J.-C), ont le même flan large et mince, et le même style que les pièces d'Aradus que je crois contemporaines; et précisément, nous verrons bientôt qu'Aradus ne cessa d'être sous l'influence des rois de Syrie : nous donnerons même une monnaie (pi. IX, 4) frappée dans cette ville par Séleucus. Au contraire, Acé, comme la plupart des autres villes de la côte de Phénicie, fut toujours sous la domination ou l'action directe des Ptolémées d'Egypte. Ces circonstances politiques ont leur reflet dans les divergences du style des monnaies.
Envisageant la question sous un autre aspect, je
dimi .-pie « l oa prend le» procfaiits d'un même ^relier monétaire, et -h on le» compare entre era, au point «le ^ue «lu -^le, il aéra souvent Impossible de «^i-^tinîTier oeux .pii ne :wnt 'déparés les on» des antres •pie par m bp«^ de temps d un demi-siècle. A Aradus même, les monnaies autonomes datées se répartiî4;^nt âvet! les nièmes types snr une période de '.Xj iH!* *n-»ieî*îi*'iUî*. p. îîfî^V : il nV a pas une différence bien -sensible de -^tyle entre les pièces qui ne sont él'jtùmées les unes des autres que de cinquante ;inneeH. En ce <pii concerne spécialement les tétradr:î« hme^ dates, aux types alexandrins* issus de I atelier d Aradiiî*. le Cabinet des Médailles n'en possède que trois exemplaires qui ont respeetîvenient les dates suivantes :
I III |||;Vt'^ (an 27)
ll|/V/vf-' (an 43)
lE (an 65) W. EX, fig. 3.
Or, la pièce qui porte l'année 43 esl d'un style seilsîhlement plus barbare que celle de Fan 65. Il y a là de quoi, je pense, justifier mon scepticisme vis-à-vis
de la thèse de M. Six.
Mais on peut fournir des preuves directes qui établissent qu Aradus se servit de lere dite des Séleucides. avant que l ère aradienne eût été inventée et mise en vigueur.
En traitant des monnaies de Marathus, nous avons signalé un tétradrachme d Alexandre frappé dans cette ville, avec la date phénicienne — /vf '-^ (=an30)*.