Tête laut'éè de Zeus^ à âroiMi
i^. Double corne d'abondance remplie de fruits efc ceinte du diadème royal. Dans le champ, à gauche» MAPA; à droite, CAS (z=r ati 236).
itR 22. Musée Pembroke et colL de Luynès (Imhoof-Blumer. Monn.gr. ^ p. 444, n* 27). — PL V> fig. 15.
Ainsi que l'a fait observer M. Imhoof^ cette dëi^nière pièce, dont la légende MAPA(9Y]vck)v) est certaine^ force de classer à Marathus les monnaies àiix mèifies types, mais sans bom de yiUe^ que nous slvons décrites plus haut sous les numéros 15 à 21. Cependant, il importe de remarquer avec le même savant, qu'après la destruction de Marathus, la ville d'Ara^ dus frappa, aux types de Zeus et de la double cdîne d*abondance, des bronzes qui portent des ddtes correspondant à l'époque comprise entre Auguste et Domitien. D^autres villes phéniciennes ont aussi sur leurs monnaies la double corne d'abondance, type emprunté aux monnaies d'Egypte <
Dans le champ du revers des pièces que nous venons de décrire, on rencontre souvent^ outre la date, des lettres phéniciennes isolées , dont le sens restera probablement toujours une énigme4 Ces lettres variables représentent des noms de magistrats ou des marques d'émission analogues à celles qu'on trouve sur les monnaies d'Aradus et des autres villes de la côte syrienne. Il eût été sinon dangereux, du moins superflu, de relever ici tous èes différents monétaires dans les descriptions des auteurs qui nous ont précédé. Cette réserve nous est commandée par la défiance que nous avons conçue
yj/
Vf
NM2. f-fi^-fi
IIIIIIH]iv„ Mil III Mj, NM5. INlililM-ti N» 16. JvW-ji
N* 17. llyvArH-|i
W 18. IliivJvH-ji NM9. IIIIjvjvM N*20. lllllArArM N»21. llllll|jvArM-|,v„ N*22. lllllllUivH-Jiv,
Vf
Vf
Vf
Vf
Vf
an 1 00.
an 403 V
an 105.
an 106.
an 107.
an 108.
an 120.
an 142.
an 143.
'• an 144.
:an 145.
:an 147.
: an 148.
Les dates relevées par M. Vaux • sur les bronzes de Marathus sont suspectes comme exactitude, ainsi que l'a déjà remarqué M. Six'; nous les avons donc intentionnellement négligées. Quant à M. Six, il regarde comme certaine la date 23 ; cette date serait intéressante à contrôler puisqu'elle constituerait le point de départ de notre série; mais M. Six parait ravoir empruntée à la liste de Vaux, et, s'il en est ainsi, je présume que c'est simplement la dernière partie d'une date dont les premiers chiffres seraient effacés.
On a généralement admis que les dates lues sur les monnaies de Marathus se rapportent à Tère d'Ara-
^ Les numéros 13 et 14, avec d'autres types, portent cette même année 103.
' Num. chron.f 1858, t. XX, p. 91.
^ Num. chron.^ N.-S. t. XVU, p. 188, note 48.
lei ipr
c I ch< foi
abl
ad
fii Tannée aradietane cotaiïiènç&it ft TéqUkoxé d»
^fifitdttips comme célk de Damas, par gxeifipUf l'aûtiée 374 correspond k l'àntiéè êotti prise entre /f A fnàfé 11$ et fin marfjn^ et Tannée 375 ddtnprettd
dapuift fin m^fê in jusiqb'à fin mun IIS. Si, au (^a«
traira^ Tannée des Aradienâ partait, eômme ceUd dès Séleacides, de Téquinoxë d^autoitiné, Tanûôa tlk eôfilprand dé fin êeptetnbrê 116 à fin septembre 110 et l'ànïiée â75 de fin septembre 116 à fin êepiemhfë 117 é D'après ces caloulSf le Commencement da Tèrd arâdieniie doit être fixé soit au mois de septembre dé Tan 259 av. J.-C.^ soit au mois de mars dé Tatl 258 avt J.-^C, sans qu'il soit possible, étant donnéêa iios connaissances actuelles^ d'arriver à une pliia grande précision. Pour plus de commodité dana TétUdé des séries numismatiques, nous admettrons que Tan I de Tère d'Âradus correspond à Tan 259 ay. J.-C, c'est-à-dire à Tan 53 de l'ère des Séleu-> cides«
Si nous calculons d'après xce point de départ lea dates relevées sur les monnaies de Marathus, noua nous heurtons à des impossibilités évidentes. Ainsi^ Thémidrachme n"" 7 qui porte la date 73, bien positive, correspondrait à Tan 186 avant notre ère; on y voit, au droit, une tôte de femme voilée dans laquelle on ne saurait méconnaître la tète de Bérénice II, femme de Ptolémée Itl Evergète qui régna de 247 à 222 avant Jésus-Christ. Il est impossible d'admettre qu'on trouve le portrait de Bérénice sur des monnaies d'argent qui auraient été frappées à Marathus trente cinq ans environ après la mort de cette reine d'Egypte. Avec les dates 100 à 108|
lieu, l'ère philippique, qui a soù point de départ en 324, à la mort d'Alexandre ; enfin l'ère des Séleucides, qui commence en 312. On pourrait encore se demander si Marathus n'a point aussi inventé à son usage une ère spéciale qui partirait du moment de son indépendance : mais cette hypothèse est inutile, car l'ère locale aurait eu à peu près le même point de départ que l'ère séleucidienne, comme nous allons le constater \
Les ères de 332 et de 324 ne sauraient convenir à quelques unes des monnaies que nous avons décrites plus haut. Par exemple, l'hémidrachme du British Muséum (n* 5) qui porte l'an 34, tomberait en 298 ou 290, dates où il n'existe, ni en Egypte, ni en Syrie une reine offrant les traits que nous voyons figurer ici. De même, l'hémidrachme de Bérénice II datée de l'an 73, tomberait soit en 259, soit en 251 avant Jésus-Christ, par conséquent avant que cette reine fut montée sur le trône d'Egypte.
L'ère des Séleucides, au contraire, s'adapte, comme on va le voir, si parfaitement à toutes les monnaies de Marathus qu'on ne saurait douter que c'est d'elle qu'il s'agit.
N* 1. Le tétradrachme aux types d'Alexandre avec l'an 30, correspond à Tan 282 avant Jésus- Christ. On était sous le règne de Séleucus I*' Nicator (312-280) époque où l'on frappait partout cou-
* Nous rappellerons aussi, seulement pour mémoire, rincertitude de L. MûUer au sujet des dates qui figurent sur les statères au nom d'Alexandre frappés dans les villes phéniciennes : ils sont datés suivant une ère qui commencerait « Tannée où la Phénicie fut délivrée du despotisme perse, ou peut-être de la bataille dlssus (333) ou de celle du Granique (334) ». Mûller, Num. d'Alex.,^. 80-82.
ment de critique dont d'autFç^ devront teniir compte '.
N* 6. Bronze aux types çiutonoRiiBS avec la date
^=^%6% av. j.-a
N* 7, Hémidracljme de Bérénice II, avec Ja dçtle 73 =31 239 av. J.-C. Celte date correspond fort bien m rHne de Ptolémée fil Svergète (^47 h t%% ay. J.«-Ç.), et le portrait de Bérénice II sur les pièces de \% série égyptienne pet noire attribution au-dessus 4etQute discussion. On sait qu'à cette époque les yille? de la côte de Phénicie étaient sous la domipc^-
tîpndes Lagides.
N* 8. Bronze avec la tête d^ Bérénice II et la 4fLtç 73 = 239 av. J.-C).
^"^ 9. Buste de PtoLémée III, avec I4 d«ti»
85 = 227 av. J.-C. IVous venons de voir que Pto^lémée III Evergète régna de 247 à %%% ava^l notre ^re.
1^99 années 86 [%t^ av. J.-C,), et 87 (2f5 «v. J.-Ç.) que no«s avons relevées sur de^ moiinaies aqx m^es types, rentrent parfaitement aussi daQs }p règnç de Ptolémée III Evergète, ejt \\ n'y c^ poî^t ji #on£[er à Ptolémée V coipa^ le veiit AI. Barcl^ @ej}d *, ou à ptolémée IV Philopalor çomfl^e le propose timidement M. Poojie '. L'içoiiogr^phie ^e sau- X9M d'^iUeurs, dans le cas présent, être invoquée ^yac fruit ; xfx^)& nous savons qu'à cette époqi^ I9 c6te
^ Nous coDStaterons ici que M. Feuardent a déjà classé à la prejKi^i^r^ Ar^ÎDoé une |)ièce d'or, Feuardent. CoU. Dêmitrio. Egypte
« Eiêt: jism., p. Jj70.
» Tl^ PU)Ume$, Introd, p. X|I.
de recourir à l'hypothèse d'une gloriûcation posthume d'Arsinoé , comme on le fit pour d'autres princes égyptiens. L'âge de Ptolémée Y Épiphane qui monta sur le trône à cinq ans, en 204, suffît à démontrer que l'année 209 fixée pour la mort de sa mère, est une limite extrême dont il conyiendrait peut-être de s'écarter pour se rapprocher de l'an 204. Les savants qui se sont occupés des séries égyptiennes ont généralement admis, depuis Yisconti % qu'Arsinoé Philopator est toujours représentée sans ▼oile, ce qui permettait de la distinguer facilement des deux autres Arsinoé. Les monnaies deMarathus, venant à rencontre de cette opinion conjecturale, prouvent que, sur ce point, la distribution hypothétique des monnaies égyptiennes entre les trois Arsinoé est à reviser.
A partir d'Arsinoé III, et cette remarque ajoutera encore un degré de certitude à notre classement, les rois ou reines de l'Egypte ne figurent plus dans le monnayage de Marathus; or, c'est précisément avec la minorité de Ptolémée V Épiphane que l'Egypte cesse d'avoir toute action politique en Syrie et en Phénicie. Si même Ptolémée ne fut pas dépouillé de ses propres états par le roi de Syrie Antiochus le Grand et Philippe V de Macédoine, il ne le dût qu'aux victoires des Romains. L'histoire politique confirme donc indirectement le système chronologique que nous nous efforçons d'établir.
* Iconogr, grecque, t. m, p. 2^ ; Cf. F. Feiiardent. Coll. Demétrio. Egypte ancienne, p. 62; Poole. The Ptolemiee, Introd., p. Lm.
ilonooies avec la date 103
lutoDomes avec les dalcs ;92), H2 (= no), 143 15 {=^167), 147 (= des),
i nous conduil à la fin du !st-à-dire à la période des t monler sur le Irône de rchus, Alexandre 1" Bain.
î3 guerres inlestînes soient inlerroptiondu monnayage itre-vingts ans séparent en 65 de la pièce suivanle :
ae avec la légende MAPAc, 236 = 73 avant J.-C.
;nt confirmer noire théorie rnière dalc séleucidicnne .'avons diten commençant, oiénien, au moment de la [■ les Romains ; c'est aussi remarquons-le en passant, monnaies autonomes de les de la côte syrienne, lettre un instant que toutes uCs et chronologiques que ne soient que des coïnciortée? évidemmeni non. Il oureusement que Maralhus e sur ses monnaies de l'ère
'Annuaire de la Société fr. di «a-
Séleucides ou d'une ère elle. Elle a conservé ce litive, c'esl-à-direjusqii' ncontre des autres villi n, Tyr, Acé, Tripolis i, commencé par emplc séleucidienne, l'ont em ;ion des événements po des parait donc sur les emt-siècle avant de iigui 3 eux-mêmes qui, d'ail!
i phéniciennes l'usage d
nous faut maintenant ei le la numismatique de s que nous avons décrite on voit un personnage ti a désigné vaguement i mme assis qui lient un '; sur les numéros 5, le personnage sans dout >is accoudé sur un cippe itradrachme n*10 noiis^ âge : le mot ay, le pei espond au mol AHM02 i les monnaies de l'Asie i
I». L'ère de Tyr, dan!
eaâ. But. nvm., p. 67
jii javelot.
ice d'une représentation le coDsIalalion est fort qu'il est possible d'aller serai de donner à cette le héros éponyme de la entalion d'une manière QOQoaies. Marathos est idas, comme fils d'ApoIe Marathon en Atlique :
Aapàeeu vioû 'A-rénoivCi. Il
ï la mythologie de l'At- Nous pouvons donc fort analogie, pour la ville mythique du nom de 10US, était fils d'Apollon ; e Marathus, il est préci- ! l'ApoUon des létracontemporains ; il a la )uvement; la seule difTéibuls. Apollon est assis ; main son arc, de l'autre assis sur des boucliers de l'Efolie sur les monl'acroslolium et une fleur
lium rappellent les luttes pour conquérir son indéîue tige, elle nous paraît înt bien le héros Mara-
ierh&rd, GrUchi$cke Mythologie, ollon und itart, p. 78, note 173
très probable s appelaient lème parlani a rose à Rhi Melos, la gre 'il serait su| '.dont le non qui a passé è 'athum, est u qui a les pi îa présence ! dieu de la i e le marathr ives : un pn hoSpréteodi aient se fret utn pour re ion côté, les
lebras oculis su ssiB maraibro k ;ere malum poli
encore qu'il ] longues, et livant Pline,]
vxt., vni,*i,4.
■./ac, vers 91 e' s, 13, V6 (dans t
plante, renom le nous paraît 1 s d'Apollon 'la bandelette, se nant ; ii n'est le on l'a fail, i rbe plus acceni toute sa longu Heurs, parles n palme qui fîgu 'Egypte conter