Haspéro, op, eU.fp
2. Hérod., VII, 98; VHI, 67; Diod. Sic, XIV, 79 ; cf. Six, dans le Numûm, ckron., 1877 (N. S. t. XVII), pp. 177 et 178.
Evagoras P^ opéra en 388 ou 387, une descente sur la côte de Phénicie, où il parvint à se maintenir pendant quelque temps ^ Mais, plus tard, entraînée par les autres cités phéniciennes, Aradus chercha, comme elles, à secouer le joug du Roi des rois. Lorsque, en 351, les délégués des villes de Phénicie, réunis en conseil fédéral à Tripolis, confièrent à Tennès, roi de Sidon, le périlleux honneur de commander l'armée des rebelles et de repousser les efforts des satrapes Bélésys et Mazaios, les Aradiens promirent des secours; ils paraissent, toutefois, n'avoir que faiblement soutenu les révoltés ou avoir bien vite fait amende honorable au roi Artaxei*xès III Ochus. En effet, tandis qu'en 350, Sidon était brûlée et presque détruite, et le roi Tennès décapité, on ne voit pas que le bras vengeur des Perses se soit apesanti sur Aradus. Les établissements des prudents Aradiens profitèrent même de l'affaiblissement momentané d'une ville sœur, mais rivale et jalouse*.
Quand Alexandre entreprit la conquête de TOrient, la flotte persico-phénicienne, sous les ordres de lamiral Autophradate , partit pour aller opérer dans les eaux grecques de l' Asie-Mineure. Elle comprenait, entre autres, les vaisseaux de Tyr commandés par le roi Azémilcos ou Azelmilcos, ceux de Gebal par le roi Enylos, ceux d' Aradus par Gerostratos, roi de l'île et des villes de la côte adjacente*. La marche rapide d'Alexandre à travers l'Asie-Mineure, et sur-