‹ Mélanges numismatiquesChapitre 48 sur 109 · Brandis, op, cil., p · texte numérisé non relu

Brandis, op, cil., p

1. Les lettres ND, seules; quelquefois si elles ne paraissent pas, c'est que le coin monétaire n'a marqué qu'une partie de son empreinte sur le flan métallique. (PI. VIII, fig. 13, 14, 15 et 16.)

2. Les lettres KD, suivies d'une lettre variable. (PI. VIII, fig. 17.)

3. Les lettres ND, suivies d'une date. (PI. VIII, fig. 18 et 19.)

Dans chacun de ces trois groupes, il est des exemplaires qui sont d'un style archaïque très prononcé, donnant à Melqart un aspect assyrien, avec l'œil presque de face, la barbe tressée en cordelettes et frisée sur les joues; d'autres sont d'un style beaucoup plus moderne, avec un œil de profil, comme si ce monnayage s'était prolongé très tard', même après Alexandre. Toutes ces pièces sont d'un aspect grossier, à flan irrégulier et très épais. Cette épaisseur fait qu'il n'existe peut-être pas un seul exemplaire où la gravure du coin monétaire soit reproduite dans son entier, de sorte qu'il faut rapprocher plusieurs pièces pour arriver à reconstituer les types dans leur ensemble. Enfin, un bon nombre des exemplaires sont fourrés ou en métal de mauvais aloi. La plupart des remarques qui précèdent, et que nous avons déjà faites pour lïi période précédente, sauf en ce qui concerne l'épaisseur du flan, peuvent également s'appliquer au monnayage de Tyr, au type de la chouette portant le fléau égyptien.

Ce sont là des indices certains de la prolongation tardive du monnayage que Tyr et Âradus inaugu-

rèrent sous la domination achéménide. En ce qui concerne spécialement Aradus, nous voyons dans ces caractères un argument pour considérer les monnaies au type de Melqart comme postérieures aux pièces au type de Dagon. En outre, nous avons dit tout à l'heure que les monnaies à la tète de Melqart comportent de nombreuses variétés, formées de lettres et de dates que nous allons spécialement examiner. Ces indications multiples font défaut sur les pièces au type de Dagon ; or, dans le monnayage de Tyr et de Sidon, comme dans toutes les séries numismatiques en général, les groupes monétaires avec dates et lettres variables sont chronologiquement postérieurs aux groupes dépourvus de ces notations épigraphiques, qui sont l'indice certain d'un progrès dans le monnayage.

On a constaté que le statère de la deuxième période pèse 10 gr. 60. Il n'y a d'exception que pour une pièce de la collection de Luynes qui parait avoir quelque peu dérouté Brandis et M. Six. C'est un statère aux mêmes types et de même aspect extérieur que les autres, et qui pèse 16 gr. 60 au lieu de 10 gr. 60. (PI. VIII, fig. 13.) Brandis place cette pièce à la fin de toute la série et il pense qu'elle a été frappée immédiatement avant les monnaies d'Alexandre : de là son poids attique. M. Six^ croit, au contraire, en r^iison du style ancien de la tète d'Héraclès , que cette pièce doit être classée non pas à la fin, mais en tête de la série des monnaies d'Aradus, c'est-à-dire qu'elle daterait non de 330, mais de 450 environ, et

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