Six dans le Numism. Chronicle^ 1877, p. 186, note
son poids attique s'expliquerait par le voisinage de l'influence des Athéniens qui dominaient à Cypre à cette époque. S'il fallait opter entre ces deux opinions, je préférerais celle de Brandis à celle de M. Six. qui est tout à fait invraisemblable, car une monnaie isolée frappée à Aradus dans le système attique ne s'expliquerait en aucune façon, tandis que l'on comprendrait plus facilement que, au moment où Alexandre introduisait le système attique dans tout l'Orient, quelques pièces aux anciens types aient été frappées avec les nouveaux poids. Mais je crois qu'il vaut mieux faire table rase de ces conjectures contradictoires. Après avoir bien examiné le statère en question, je suis porté à conclure que l'excès de poids que l'on constate n'est dû qu'a une bavure accidentelle du flan monétaire. La pièce a le même aspect que toutes les autres; son flan, si Ton fait abstraction de la bavure du métal, n'est ni plus large ni plus épais; son style est identique à celui des monnaies de la même série qui ont l'œil de face. Bref, je ne puis attacher à cette pièce isolée, et uniquement remarquable par son poids insolite, l'importance que lui donne M. Six pour la classification générale des monnaies d'Aradus sous la domination des Perses achéménides *.
Les monnaies sur lesquelles l'inscription traditionnelle ND est suivie de lettres nous fournissent les variétés suivantes.
1. Ce statère de 16 g^. 60 est celui qae le duc de Luynes a fait graver dans son Choix de médailles grecques ^ pi. xii, 4 ; si Brandis a pa croire qu'il j a seulement la lettre 2)| au revers, c'est que la lettre Q s'est trouvée, à la frappe, en dehors du flan monétaire. Voyex notre pi. vue, fig. 3.
î WD D KD 37 ND (PI. VIII,fig. 17).
Que signifient ces lettres? Sont-ce des marques d'émissions successives ou des initiales de noms de magistrats? Dans tous les cas, nous dirons, avec M. Six, qu'il ne peut être question de sept rois, car toutes les pièces paraissent contemporaines et ne sauraient s'échelonner sur une série de sept règnes successifs. Ce sont peut être des initiales de noms de suffètes éponymes.
Sur le groupe des mêmes statères où les lettres sont remplacées par des chiffres, nous avons relevé les dates suivantes :
- Ka(=iO)
III A wa (= 13)
Mil A ND ou lin - ND (= 14) (PI. VIII, fig. 18).
Il III A «a (= 15) (PI. Vin, fig. 19).