Quicherat, Histoire du coslnnic en France, p
3. Liuré, s. V. COQUILLE, 30, dit bien que « coquille » signifie une sorte d'ancienne coifte de femme, mais je ne saurais dire d'où il a tiré ce renseignement. — Coquille de perles signifie, selon Godcfroy, t. II, 5. v. COQ.UILLE 2, « sorte de garniture de perles ». On sait que les perles tirent fureur au xive siècle (Quicherat, /. c, p. 233).
4. Quicherat, /. c., p. 195 ; Schultz, Dashôfische Lehcn,l-, p. 287.
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Juste à l'endroit où il devient question des souliers, notre fragment s'arrête. Pour ce qu'on entend par souliers découpés (v. 52), mentionnés déjà dans le Roman de la Rose (v. 830 suiv.), on peut voir les dessins de souliers contemporains donnés par Viollet-Le-Duc dans son Dictionnaire du mobilier \ Ce sont des souliers où le cou-de-pied est laissé libre : ils sont échancrés du côté interne presque jusqu'à l'orteil, ou externe jusqu'au petit doigt; l'entaille laissait voir les basses chausses de couleur. Mais je ne saurais dire exactement ce que c'est que les souliers decrenelés ^ de l'avant-dernier vers : la suite qui manque nous aurait peut-être renseignés là-dessus. Seraient-ce des souliers entaillés sur leurs bords en languettes ? Le canon déjà cité du synode de Cologne de 1337 condamne ceux qui «incalceis modo vario perforatis et incisis, sic etiam quod incisum corium aliquibus in calceis appendet per frusta volitantia hinc inde... induuntur > », et le concile de 1360 blâme également « calceos per particulas pendentes scissos vel etiam multipliciter perforatos + ». C'est ce soulier qui précéda la poulaiue, qui est un soulier muni d'un allongement démesuré de la pointe : on sait la vogue extraordinaire qu'eut cette forme à partir de la seconde moitié du xiV siècle.
L'autre passage que j'ai à signaler aux curieux de l'histoire du costume, a l'avantage d'être daté d'une manière à peu près précise. C'est un douzain tiré de la Voie d'iiifer et de paradis,