‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 203 sur 320 · Baudrier, ouv. cité, t. I, p · texte numérisé non relu

Baudrier, ouv. cité, t. I, p

parmi ceux qui, à cette époque, vivaient du commerce des livres, on en citerait plusieurs que les exigences de leur profession ou des motifs d'ordre confessionnel ont contraints à changer fréquemment de résidence ; tel est le cas, par exemple du libraire Guillaume Gueroult dont nous parlions tout à l'heure, ou encore de Pierre Cruche dit Vase, ce remarquable peintregraveur que l'on rencontre alternativement à Lyon et à Genève, entre les années 1552 et 1565 ^

Jusqu'ici cependant, nous en étions sur ce point réduit aux conjectures, lorsqu'au moment où nous achevions de rédiger la présente notice, une obligeante communication de M. le D"" Bernoulli, bibliothécaire en chef de l'Université de Bâle, est venue nous apporter un précieux complément d'information. Un opuscule latin du médecin Guillaume Grataroli de Bergame, publié à Bâle « per Jac. Paraimy) % renferme en effet une épître dédicatoire : « D. Stephano Tornondo On. Parcus Celta », épître datée « Basilea;, XII calen. Decembr. 1552».

Les mots « Q. Parci » se lisent également sur l'écusson de la marque reproduite par Kôgler-Heitz sous le n° 198^

Par une fantaisie de plus, Kûndig-Parcusaura voulu rappeler ici, sous l'apparence d'un prénom, son véritable nom de famille, celui de Quadier. Nous ne saurions du moins trouver d'autre explication à ces singulières signatures, qui autorisent à reconnaître le lyonnais Jaques Quadier, dit Estauge, dans l'imprimeur au masque changeant, établi à Bâle dès 1537-

Constatons encore, à l'appui de cette hypothèse, que, dans une note autographe placée en tête d'un volume de la Bibliothèque de Bâle % Jacob Kûndig, qui prend ici le nom de Jaco-

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