‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 248 sur 320 · HISTOIRE POLITIQ.UE DES PROVINCES ESPAGNOLES · texte numérisé non relu

HISTOIRE POLITIQ.UE DES PROVINCES ESPAGNOLES

Gaules, sous le règne de Constantin, a suivi formellement l'opinion de l'empereur Julien '.

Le problème de l'attribution de l'Espagne à Maximien Hercule ou à Constance Chlore pourrait donc encore être considéré comme n'étant pas résolu, si les études numismatiques n'apportaient des arguments décisifs.

J'ai montré, dans mes études sur la Numismatique Constantinienne, qu'à la fin du m'' siècle et au début du iv% alors que l'Etat romain fut divisé en plusieurs empires, chacun de ces derniers comprit plusieurs ateliers monétaires, mais qu'une seule chancellerie ou administration centrale des monnaies envoyait du palais impérial certains ordres identiques à tous les ateliers de chaque empire ^.

La chancellerie de l'empereur des Gaules et de Bretagne envoyait les siens aux ateliers de Londres, de Trêves et de Lyon; celle de l'empereur d'Italie et d'Afrique en envoyait d'autres aux ateliers de Rome, d'Aquilée, et de Carthage.

Ces ordres portaient sur les types du revers à graver sur les coins et à reproduire au revers des monnaies, sur les légendes à y inscrire; enfin sur les attributs des effigies impériales qui devaient paraître au droit des monnaies, et sur l'indication des empereurs aux noms desquels on devait frapper monnaie.

C'est pourquoi, il existait en Occident deux groupes d'ateliers distincts par leurs émissions monétaires, ceux des Gaules et de Bretagne, et ceux d'Italie et d'Afrique.

On voit que, s'il est possible de reconnaître, d'une façon certaine, auquel de ces deux groupes appartint l'atelier de Tarragone, il devient possible de savoir si le diocèse des Espagnes se rattacha dès le début à l'empire des Gaules ou à celui d'Italie, et quelle histoire fut ensuite la sienne.

Or, les monnaies de bronze les plus couramment émises dans les ateliers des Gaules, dès le début de la seconde Tétrar-

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