‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 249 sur 320 · O. Seeck, Gesch., 1, p · texte numérisé non relu

O. Seeck, Gesch., 1, p

2. Nuiuismatique Constantinienne, t. I, Introduction, pp. XXIII, XXVi, XXXV et t. II, préface, p. ix, xii et pp. 208, 209.

chie, c'est-à-dire dès le i" mai 305, présentent à leur revers le type du génie ayant parfois un autel à ses pieds, avec la dédicace (( Genio Populi Romani » ; ou le type de Mars, avec la dédicace « Marti conservatori » ■ ; tandis que les pièces de bronze sorties des ateliers d'Italie, à la même époque, offrent à l'observateur les noms de qualités impériales, telles la « Virtus Augg et Caess N. N. » ; ou de la Fidélité de l'armée « Fides Augg et Caess N. N. », avec des types appropriés ^. L'atelier de Tarragone procéda de même que les ateliers d'Italie '. Il appartenait donc probablement au même groupe et dépendait dans ce cas de l'empereur d'Italie, qui avait succédé à Maximien Hercule, c'est-à-dire Sévère II.

Mais la différence entre les deux groupes d'ateliers s'accentua après la prise du pouvoir impérial par Maxence, à Rome, le 28 octobre 306.

Une légende et un type particuliers, au revers des monnaies, caractérisent absolument à cette époque les émissions des ateliers de Maxence.

On sait que les grands dieux du panthéon romain ont été invoqués comme dieux tutélaires, protecteurs « conservatores » de l'Etat romain, ce qui a donné lieu aux dédicaces « Jovi Conservatori, Marti Conservatori ». Les empereurs, assimilés aux dieux, sous les gouvernements créés par Dioclétien, étaient considérés comme dieux protecteurs « conservatores » de leurs peuples '^. Tel fut, en particulier, le cas de Maximien Hercule Son fils Maxence hérita de cette tradition et après avoir été promu au pouvoir par une révolte de prétoriens, malgré Galère, et reconnu comme empereur par son père Maximien Hercule qui était censé avoir gardé un pouvoir et une divinité

1. Yoir Num. Const., 1. 1, pp. 378 à 382, t. II, pp. 69 à 80.

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