‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 262 sur 320 · HONGROISES · texte numérisé non relu

HONGROISES

Les rapports politiques entre la France et la Hongrie s'établirent dès le règne de François I". Ils devinrent plus intimes à partir du commencement du xvii^ siècle, lorsque les princes de Transylvanie : Bocskai,, Bethlen et les Rdkôczi luttaient contre l'Autriche pour l'indépendance hongroise et pour la liberté de conscience. Au cours du xvii'= siècle, la France fut très bien renseignée sur tous les événements politiques de Hongrie. Une longue série d'ouvrages, des documents en grand nombre sont là pour l'attester. Il est cependant peu probable que les savants français aient eu des notions bien exactes sur l'idiome oriental que parlait le peuple qui avait excité leur intérêt. Sans doute, la Grainmaire hongroise d'Albert Molnar de Szencz, parue en 1610 à Hanau et rédigée en latin' était connue des érudits. Des exemplaires se trouvaient dans les grandes bibliothèques et chez des particuliers. D'Avity, dans sa Description générale de F Europe (1637) a même transcrit de cette Grammaire le texte hongrois de l'Oraison dominicale, et dit que cette langue n'a rien de commun avec les voisines, mais est la même dont usent les habitants de Yughrie d'où les Hongrois sont sortis. Ménage, dans la Préface de son Dictionnaire étymologique % affirme que par le fréquent commerce qu'il a eu avec des Hongrois pendant plusieurs années pour pénétrer à fond ce que pouvait être « cet idiome si différent de tous les autres de l'Europe », il lésa convaincus a qu'ils étaient Scythes d'origine, ou du moins que leur langue était une des branches

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