I. F. NÈVE, La Renaissance des lettres en Belgique, p. loi
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ses illusions lui avaient trop longtemps caché, — Érasme écrivait à Schetz, qui l'avait mis au courant des nouvelles d'Angleterre : « Prodigiosa scribis de Anglia. Utinam hœc fuissent deprehensa, priusquam boni illi viri fuissent exstincti. >^ Ce sont bien les derniers regrets qu'il ait pu adresser à Thomas Morus, à Jean Fisher et tant d'autres illustres victimes, dont il venait de stigmatiser les persécuteurs : autant de noms qui lui rappelaient les belles années où il revenait joyeusement de Londres chez ses amis d'Anvers et de Louvain, dont la maison était pour lui le domicile des Muses. »
Alphonse Roersch, Professeur à l'Université de Gand.
P. -S. — La présente notice venait d'être envoyée à l'impression quand M. l'abbé Clae3's Bouuaert, professeur au Grand Séminaire de Gand, m'a communiqué de la façon la plus gracieuse une lettre inédite et autographe d'Erasme qu'il venait de découvrir dans les archives du Séminaire, Cette épître, inconnue jusqu'à ce jour, est adressée à Jean de Hondt, chanoine de Courtrai, et datée de Bàle, 20 avril [1526]. La date de l'année est fournie par le contexte. Incipit : Non est quod meUias amicick nostrç.
La pièce, fort curieuse, est relative au règlement de la pension qu'Erasme touchait à Courtrai. Elle complète de la façon la plus opportune les renseignements contenus dans les documents qui sont inventoriés ci-dessus. « Le hasard est quelquefois plaisant », écrivait bien justement M""' de Sévigné !