‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 53 sur 320 · Laborde (comte de). Op. cit ., p · texte numérisé non relu

Laborde (comte de). Op. cit ., p

2. Chkreau (A.). Les médecins de la cour d'Isabelle de Bavière, reine de France, 1398-1435 {Union médicale, nouvelle série, XIV (1862), p. 117).

3. WicKERSHEiMER (Ernest). Les premières dissections à la Faculté de médecine de Paris. Paris, 1910, in-80, 15 p., 1 pi. Extr. du Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, XXXVII (1910), p. 159-

4. Et non en 140S, comme une erreur typographique me l'a fait dire.

Le traité de la saignée de jehan le lièvre i3

l'originalité, pourtant on y rencontre de temps à autre quelque observation personnelle. Rien de pareil dans le Traite de la saignée de Jehan Le Lièvre ; ce n'est là qu'une mauvaise compilation dont les éléments empruntés surtout à Rhasès, cà Avicenne et à Lanfranc, ont été recueillis sans critique et rassemblés sans art.

Ce qui est intéressant, ce sont les motifs qui ont déterminé un maître régent parisien à composer cet ouvrage.

Le manuscrit français 19994 de la Bibliothèque nationale se compose de deu.x parties, de dates légèrement différentes : celle (ff. 1-330) qui comprend l'ouvrage de Jehan Le Lièvre, a été écrite en 1454, par le scribe Estienne Beludet, « pour et ou nom » d'un barbier dont le nom a été effacé par un possesseur ultérieur du manuscrit, barbier lui aussi et se nommant Jacques de La Croix '. Au surplus, il est de toute évidence qu'au xV' siècle un Trailc de la sais^néc, surtout s'il est rédigé en langue vulgaire, ne peut s'adresser qu'à des barbiers. Fiers de leur science, les chirurgiens de robe longue, les membres de la confrérie de Saint-Côme, ont peu à peu abandonné aux barbiers l'exercice de la petite chirurgie, le pansement des plaies, la saignée et la pose des ventouses, et à Saint-Côme aussi bien qu'à la Faculté de médecine on ne parle que le latin.

On lit dans les Commentaires, registres de la Faculté tenus au jour le jour par les doyens, que l'enseignement des barbiers fut organisé officiellement à la Faculté de médecine, le II janvier 1494-. En réalité, bien avant cette date, les maîtres régents dispensaient aux barbiers leurs leçons, mais ils les dispensaient en cachette, afin de ne pas exciter la jalousie toujours en éveil des chirurgiens de Saint-Côme. Les Commentaires sont généralement discrets sur ce chapitre. Nous savons pourtant que Richard Hélain, doyen de 1485 à 1488, fit un cours aux barbiers pendant le temps de son

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