VICTOR VAN DER HAEGHEN
Sept lettres d'Aquaviva existent en original ; presque toutes les autres pièces sont des copies fiiites en 1671, d'après les archives des Jésuites, à Rome. En cette année avait surgi un vif débat entre la maison de Gand, d'une part, et les échevins de cette ville, d'autre part, ces derniers voulant se soustraire aux obligations contractées par leurs prédécesseurs du xvi'^ siècle.
La correspondance, qui est déposée aux archives de la Flandre orientale, permet de compléter les renseignements publiés sur l'histoire des Jésuites dans la capitale flamande '.
Après avoir été dominée pendant environ cinq ans par le parti calviniste, la ville avait dû se soumettre à l'autorité du roi d'Espagne, conformément au traité de Réconciliation du 17 septembre 1584. Et le magistrat installé par Philippe II, s'était hâté de faire appel à une mission des Pères pour extirper l'hérésie et propager la foi catholique.
Diverses donations furent bientôt faites aux Jésuites, soit par des particuliers, soit par l'administration communale. Les biens auxquels il est fait allusion dans quelques lettres, et qui finalement furent attribués au nouveau collège, sont ceux du couvent de Sainte-Marie-Madeleine dit des Filles-Dieu ; le transfert en fut autorisé par une bulle de Sixte-Quint en date du 13 août 1589.
Victor van der Haeghen.
1586, 24 février, Gand. — L'abbé de Saint-Pierre-lez- Gand au P. Général (Claude Aquaviva) à Rome,
Il lui exprime toute sa reconnaissance. La mission envoyée à Gand a eu une excellente influence sur les esprits. Vives instances pour obtenir l'établissement d'un collège en cette ville. Le Magistrat, qui a déjà choisi un ample local renfermant une église, ne permettra jamais qu'une œuvre si bien commencée ne soit pas menée à bonne fin.
I. Voir, Précis historique, Louvain, 1885, article de P.-L. Delplace ; Messager des sciences historiques, Gand, 1887 et i888, articles de V. van der Haeghen .