Almanach royal commençant avec 1701, Paris
LOUIS XIV ET l’imagerie SATIRIQUE. 27g
réflexions humoristiques sur l’idée « de placer le soleil entre quatre lanternes ». Au bas de la gravure étaient des vers en français et en hollandais ^
Le Cabinet d’estampes du Rijks Muséum à Amsterdam renferme plusieurs planches de la même verve décrites pour la plupart par Muller^. L’une est intitulée : Pantagruel agonisant. Il est signé : « Guindeau invenit G. Mariais fecit. » Le roi Pantagruel, Louis XIV, est représenté étendu sur un lit et entouré du diable, de Louvois, Colbert, Boufflers, Luxembourg, de M*^® de Maintenon, de M™® de Fontanges, de M“e de Montespan. Dans une autre image, la Colation des puissances de V Europe., datée de 1690 et attribuée à Huybernt, l’Europe est représentée buvant du thé, ce qui, dit la légende, est le préparatif de la guerre pour 1690. Louis XIV, l’auteur de la guerre, s’écrie :
‘ Moy le maître de cette chambre,
Qui ne sent que le musc et l’ambre,
Veux qu’on voye dans cet été Que je suis le maître du thé.
Quelques gravures portent la mention imprimée à Paris, mais c’était une supercherie à laquelle il ne faut pas se laisser prendre. Cette indication tend à donner plus de piquant à la gravure. Ainsi les Folies extravagantes de la France sur la mort imaginaire de Guillaume ///, roi de la Grande-Bretagne^ prince d’Orange (1690), sont accompagnées de cette inscription : « Copié sur l’original gravé à Paris. » Mais c’est bien une planche hollandaise. Un éditeur