Sous le n
LA SOCIÉTÉ DES BEAUX-ARTS
dat cuirassé de Grimou ' ; de la Bacchanale d'enfants de Sauvage de la Tête de jeune fille de Greuze^; des Molière et Voltaire de Houdon"*. Et je ne fais pas mention des dessins pour lesquels il n’y a pas de catalogue imprimé^. La proportion pourrait être sans doute meilleure, mais la suppression des expositions, les événements politiques, la dispersion forcée et le hasard des successions ont amené tant de perturbations qu’il ne faut guère s’étonner du résultat.
Faut-il, à tant de fâcheuses causes de pertes pour la ville de Montpellier, ajouter le vol? Oui, déjà; une miniature, œuvre d’un peintre suédois®, représentant le Fameux Puget et appartenant à un sieur François Castillon, avait été habilement dérobée^. Malgré les perquisitions faites, l’objet, de petite dimension, demeura introuvable, et son propriétaire assigna Fontanel en dommages-intérêts, lui réclamant i5o livres. Des experts furent nommés; l’affaire fut mise en délibération et traîna en longueur; elle n’était pas encore terminée en 1782, lorsqu’un avis parut au catalogue d’une nouvelle exposition ouverte cette année-là, informant qu’il avait été décidé de ne plus recevoir d’aussi minimes objets®.
Les délibérations de la Société des beaux-arts nous