‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 201 sur 220 · ŒUVRES DE P. -A. WILLE LE FILS · texte numérisé non relu

ŒUVRES DE P. -A. WILLE LE FILS

Comme nous ignorons le plus souvent ce que sont devenues les œuvres citées, nous indiquons le lieu où nous en avons trouvé la mention (la lettre M, suivie d’une date et d’une référence, renvoie aux Mémoires de Jean-Georges Wille. Paris, iSSy, in-8”, 2 vol. — Un astérisque signifie que la gravure de l’œuvre est conservée dans les recueils consacrés à P, -A. Wille ou J. -G. Wille, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale).

A. — Œuvres dont les dates sont connues.

Paysages dessinés en Normandie (M, 14 sept., I, 178).

Apollon ou génie ailé, gravé par P. -A. Wille (indiqué par Nagler).

Paysages dessinés à l’abbaye de Saint-Maur (M, 28 sept., 1, 23o).

Copies d’après Lesueur au couvent des Chartreux (M, 10 déc., I, 241).

*Des paysans demandent Vaumône à un seigneur et à sa

femme. « Dédié à M. Huber par son très humble et très obéissant serviteur P. -A. Wille, 1764. Eau-forte.

Campagarde avec des poules (indiqué par Nagler).

Paysages dessinés à Arcueil (M, 25 oct., I, 269).

Illustrations pour un « livre de poésies des cinq sens » (M, 6 déc., I, 273).

Paysages dessinés à Sceaux et à Longjumeau (M, 8 sept., I, 3oo).

Portrait de M. de Livry, évêque de Callinique. Crayon rouge (M, 23 sept., I, 3oi).

Dessin du Roi et son fermier, opéra-comique (M, 12 nov., I, 304).

La Danse d'Amours, gravé par P. -A. Wille lui-même (indiqué par Le Blanc, Manuel de Vamateur d'estampes, IV, 23).

Portrait de Huber (M, 14 sept., I, 33i).

* Dessin d’après Tom Jones, opéra-comique (cf. M, 20 nov., I, 336), gravé en 1773 par Ingouf (M, juillet, I, 552).

* La Mère contente, Ingouf, sc., 1768 (M, i5 juill. 1768, 1, 379).

"'La Mère mécontente, Ingouf, sc., 1768 (M, ibidem).

* V Instruction paternelle, Ingouf, sc., 1768, mis au jour en 179...

Tabatière avec miniature représentant une Compagnie qui joue à la petite loterie (M, 22 mai, I, 407).

Petit garçon tenant un oiseau (M, 14 juill., I, 408).

Une fille prête à donner à manger à deux enfants qui font leur prière, tableau sur bois (M, ibidem).

Paysages dessinés à Sceaux - les - Chartreux ; Treize enfants du village et portrait de Baader (M, 2 sept., I, 453).

* La Bonne femme de Normandie, dessinée quelques années auparavant, est gravée par J. -G. Wille (M, 2 juin, 1, 440).

Portrait de Lempereur, graveur (M, 16 août, J, 452).

* Portrait de J. -G. Wille, Ingouf, sc. [Ibidem).

Dessins pour garnir des pilastres chez M. de Livry :

Deux joyeux savetiers ; Une femme qui tricote et une petite fille qui lit la « Croix de Jésus ». (M, 20 nov., I, 461).

La Lecture de la lettre^ gravé par P. -A. Wille le fils (indiqué par Le Blanc).

* La Maîtresse d'école, J. -G. Wille, sc., 1771 (M, ii août 1772, I, 519).

* Le Petit marchand d'oranges, Ghevillet, sc. (M, ler janv. 1771, I, 465).

Une jeune fille recevant une lettre d'une vieille femme (M, 29 déc., I, 497. « C’est son premier tableau sérieusement parlant »).

Paysages et intérieurs à Longjumeau et aux Gassaus (M, 8 sept., I, 488).

Paysages dessinés à Longjumeau (M, 3o août, I, 522). Très vraisemblablement, c’est un de ces dessins, signé et daté, qui se trouve aujourd’hui à Weimar, Goetheshaus. Il aura été donné peut-être par P. -A. Wille à Tischbein qui l’accompagnait dans cette promenade et par Tischbein à son ami Goethe, sans doute quand ils cohabitaient à Rome.

La Mere Brigide, J. -G. Millier, sc., 1772.

Quatre dessins, dont l’un représente un Turc enfreignant la loi en buvant du vin (M, 26 oct., I, 56i).

* Joueuse de cistre,L-G. Millier, sc., 1774 (M, 22 juin, I, 556).

Une mère tenant un panier de cerises, son fils essaye d'attraper celles que lui tend sa grand'inére (M, 17 sept., I, 558).

Tête de vieillard, gravé par P. -A. Wille le fils (indiqué par Le Blanc).

* La Sœur de la bonne femme de Normandie, J. -G.

Wille, SC., 1774, dessinée plusieurs années auparavant (M, 3o mai 1774, I, 571).

* La Petite Javotte, J. -G. Müller, sc., 1774.

Au Salon : * Danse villageoise, Janinet, sc.

Retour à la vertu.

Six dessins coloriés.

Deux tetes d’étude.

* La Mer e indulgente, Lempereur, sc., 1777.

Au Salon : L’Aumône (appartenant alors à M. Livois).

Fête de bonnes gens ou récompense de la sagesse et de la vertu.

Devoir filial (appartenait alors au marquis de Very).

Repos du bon père.

Repas villageois, Janinet, sc.

Deux joueuj's de cartes, esquisse.

Deux buveurs.

* Une dame reçoit une lettre qui Vafilige, gravée par Gathelin, sous le titre : la Nouvelle afiligeante.

Deux têtes d’étude.

Sapeur des gardes-suisses, J. -G. Wille, sc., 1779.

Au Salon : Le Seigneur indulgent et le braconnier (appartenant à M. Beauvarlet).

Juif polonais.

Jeune dame recevant une lettre.

Des dames de la ville allant boire du lait à la campagne.

Au Salon de la Correspondance : Une femme assise sur un sopha et vêtue en satin, tenant dans sa main un portrait auquel elle envoie un baiser.

* Le Petit Vaux-Hall, P. -A. Wille le fils, sc., 1780.

* Les Délices maternelles^ J. -G. Wille, sc.

Au Salon : La Double récompense du mérite, Avril, sc.,

* Le Philosophe du temps passé, J. -G. Wille, sc., 1782.

* Les Soins maternels, J. -G. Wille, sc., 1784 (cf. Portalis, les Graveurs du XVII P siècle, t. III, p. 697).

L’Ecrivain public, Guttenberg, sc. (cf. Journal de Paris, 1783, p. 495).

Au Salon : Les Étrennes de Julie.

Le Déjeûner.

Le Bouquet (il semble, d’après les Mémoires secrets, t. XXIV, p. 17, que ces deux tableaux sont ceux qui ont été gravés par Dennel, en 1788, sous ces titres : * Dédicace d'un poème épique et * Essai du corset).

Les Délices maternelles.

Cléopâtre.

Tête de vieillard, étude d’après nature.

Au Salon de la Correspondance : la Double récompense du mérite.

Trois têtes de femme au crayon rouge (M,ier janv., II, 82).

Deux dessins : Ivrognes en colère et Joueurs habillés selon l’ancien costume et qui sont furieux l’un contre l’autre (M, janv., II, 109).

Au Salon : Derniers moments d’une épouse chérie (tableau donné en 1866 par M. Boittelle, sénateur, au Musée de Cambrai, où il se trouve aujourd’hui sous le no 161. Signé : P.-A. Wille filius pinxit, 1784).

* Le Maréchal des logis Gillet sauvant une jeune fille, J. -G. Wille, sc., 1790.

Les chanteurs ultramontains.

Intérieur d'un ménage, esquisse peinte sur bois.

Plusieurs dessins.

Au Salon : Mort du duc de Brunswick.

Étude de tête (cf. Affiches de Paris, 1787, p. ii83).

* Le Patriotisme français, Avril, sc., 1788.

* Fête de la liberté, Duplessis-Bertaux, sc. aqua forti, 1795 (v. St.), 3e année républicaine (Bourcard, dans ses Estampes du XVIIP siècle, déclare que Duplessis-Bertaux a gravé d’après P. -A. Wille une Fête de la vieillesse. Il s’agit sans doute du même tableau).

Buste d’un vieillard barbu, Dufresne, sc., 1795.

Partage d'un vol par une troupe de brigands [Journal de Paris, 180G, p. 373).

Noce de village, aquarelle [Journal de Paris, 1808, p. 2044).

Trois vieillards, caricature gravée par P. -A. Wille.

Au Salon : aquarelle.

B. — Œuvres dont les dates sont inconnues. a) tableaux :

Tête de vieillard, Musée d’Angers.

Tête de femme. Musée de Bordeaux.

Le Mariage forcé, appartenant en 1907 à M. Wildenstein, rue de la Boétie.

L'oiseau apprivoisé, vendu 3, 000 francs à la vente Eug. Kraemer, le 2 juin 1913.

b) ŒUVRES GRAVÉES :

Par Berthault : Le Dentiste ambulant.

La Marchande de chansons.

La Marchande de bouquets.

La Marchande de ptisane.

Quatre pièces en couleur.

Par Chevillet : * Lfne vieille femme s’apprêtant à boire. La Bonne mère Sans-Souci.

* Amusements du jeune âge.

La Tourterelle chérie.

Six images de mode.

Six feuilles de jeux d’enfants.

* Portrait de Hue de Miromesnil.

Par Guttenberg : L’Écrivain public.

Par Halbou : * La Société champêtre.

* Le temps perdu.

Par Lempereur : * Les Conseils maternels.

Par P.-L. : * Prévoyance au plaisirs (sic).

Par Romanet : * Les Joueurs.

Par Vidal : Les Deux Boutons.

Le Miroir consulté.

Par Voyer l’aîné : * Le Bouton de rose.

La Curieuse.

Par J. -J. de Claussin (après 1800) : * Les Vieux amateurs. Par J. -G. Wille : Les Plaisirs interrompus.

Par P. -A. Wille : Dix-neuf têtes de caractère.

Un buste en costume romain.

Lithographie Engelmann : *Tête d’homme avec turban (peut-être est-ce le Juif polonais du Salon de 1779).

P. -A. Wille aurait, selon Nagler, gravé deux estampes d’après Schalken.

LA

COLLECTION DE DESSINS

DE

GABRIEL LEMONNIER

AU MUSÉE DE ROUEN Par M. Pierre Marcel.

Nous essaierons d’apporter ici une contribution à l’étude des Musées des départements. Malgré des efforts diligents, nos collections provinciales, — qui ne sont pas toutes mal conservées, loin de là, — sont presque toutes mal connues. Leurs catalogues, qui existent plus souvent qu’on ne croit, n’indiquent presque jamais l’origine des œuvres qu’ils décrivent. C’est une dangereuse source d’erreurs. Ces indications permettraient d’identifier plus aisément les œuvres envoyées de Paris dans le cours du xix« siècle et dont la trace a été perdue, de retrouver aussi des tableaux et des statues conservés jadis dans des églises ou dans des châteaux et qui dorment, sans qu’on s’en doute, dans le Musée de la ville voisine.

En dehors des envois de l’État et des séries réunies par les municipalités, de nombreux Musées des départements contiennent des collections privées que des amateurs généreux leur ont données ou léguées toutes

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formées. Ces collections sont de valeur inégale et il faut bien reconnaître que quelques-unes ne méritaient pas l’honneur d’une exposition publique. Très peu sont uniquement composées de séries de premier ordre ; mais le plus grand nombre contient une moyenne très honorable de pièces historiquement ou artistiquement intéressantes ou quelques œuvres de choix qu’on ignore généralement parce qu’elles sont perdues au milieu de productions secondaires.

Il faudrait entreprendre une étude approfondie de ces collections et des hommes qui les ont formées. Comme il n’est pas possible, le plus souvent, de connaître la provenance des œuvres réunies dans ces cabinets, la valeur propre des amateurs, leur goût, leur probité même parfois nous renseigneraient sur la confiance qu’on peut accorder à leur choix. Il faudrait rechercher s’ils étaient préparés à réunir des tableaux ou des dessins intéressants et s’ils se sont trouvés dans des conditions telles que cette réunion ait été possible. C’est ce travail que nous avons tenté pour la collection de dessins donnée au Musée de Rouen en 1862 par Hippolyte Lemonnier et composée par son père, le peintre Gabriel Lemonnier, et par lui-même.

Le peintre Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier naquit à Rouen en 1743, le 6 juin. Il fut dans sa ville natale élève de Descamps, puis entra à vingt-trois ans dans l’atelier de Vien. En 1770, il obtint le premier rang au concours de Rome sur ce sujet : la Famille de Niobé (cette toile est aujourd'hui au Musée de Rouen). Des dissentiments entre la direction des Bâtiments et l’Académie retardèrent la déclaration de son prix jusqu’à 1772. Il partit pour Rome en 1774 et ,y retrouva Vien qui venait de remplacer Natoire à la

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tête de l’Académie de France. Il resta deux ans à Rome, pendant lesquels il se nourrit d’art italien et produisit plusieurs de ses meilleures œuvres : la Mission des Apôtres^ le Christ appelant à lui les enfants^ le Christ au milieu des docteurs^ la Paysanne de Frascati^ V Albanaise. En 1785, il exposa pour la première fois au Salon la Mort de Caton d’Utique et une œuvre dramatique conservée au Musée de Rouen, la Peste de Milan. Cette même année, le premier peintre, Pierre, lui commanda, au nom du roi, la Résurrection de Tabithe., et il fut agréé à l’Académie royale et à l’Académie de Rouen. Dès lors, il exposa à chaque Salon. Une de ses œuvres les plus importantes est celle qu’il consacra à la décoration de la Chambre de commerce de Rouen. Elle est encore en place. C’est une composition bien équilibrée, réalisée avec aisance. On en trouve une excellente description dans les Délibérations de la Chambre de commerce de Rouen (séance du juillet 1791) par Lemonnier lui-même qui, introduit en séance, commenta ainsi son œuvre :

Le commerce, si utile et si grand, en ce qu’il lie entre eux les hommes d’un même empire, tire un lustre plus éclatant encore de la communication et du rapprochement des nations entre elles. J’ai considéré ma patrie dans son commerce avec la France et dans son commerce avec les étrangers, et c’est dans cette union encore intime des nations avec les nations que j’ai placé le foyer de mon ouvrage pour traiter l’histoire ou l’esprit du commerce en général. J’ai tout ramené à cette idée, soit en plaçant le plus avantageusement possible le lieu de la scène dans un vaste port ouvert à l’activité des hommes de tous les pays du monde, en les réunissant essentiellement par un but moral, soit en choisissant cette époque si glorieuse où le génie du commerce découvre l’Amérique, soit en faisant entrer dans mon plan les arts d’industrie, les con-

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naissances, les plus précieuses découvertes, les productions et les richesses propres à chaque nation.

Ce fut alors une suite ininterrompue de portraits, de tableaux d’histoire, qui assurèrent à Lemonnier une belle réputation parmi ses contemporains. Cette réputation était justifiée par un talent solide et probe et par une activité qui ne se démentit jamais.

Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que la carrière temporelle de cet artiste ait été heureuse. En 1793, il fut nommé membre de la Commission conservatrice des monuments et à ce titre il contribua à la formation du Musée de Rouen. En 1795, il devint dessinateur et peintre de l’École de santé de Paris et, dans ce poste qu’il conserva jusqu’à sa mort, il exécuta de nombreux dessins. En 1810, l’Empereur le nomma administrateur de la manufacture des Gobelins, charge qu’il conserva jusqu’en 1816. En 1814, il avait reçu les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

Pendant toute sa carrière, il avait lié des rapports d’amitié avec des artistes tels que Vincent, Suvée, Moreau le jeune, Guérin, etc. Il avait fréquenté des salons littéraires, celui de M»"® Geoffrin même, et entretenu des relations avec des érudits et des poètes de son temps.

Il mourut après une vie intelligemment et laborieusement remplie, le 17 août 1824, à quatre-vingts ans. Il n’a pas laissé la réputation d’un grand curieux, comme on disait au xviii^ siècle, mais il est bien probable pourtant que c’est lui qui rassembla les premiers éléments de la collection que son fils donna au Musée de Rouen.

Ce hls, Hippolyte Lemonnier, eut une carrière

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moins active. Après avoir servi dans les pages de Napoléon pendant les derniers jours de l’Empire, il fut attaché à la mission du général Guilleminot, chargé en 1820 de délimiter la frontière francosuisse, et passa toute une année à suivre ses travaux. Il partit ensuite pour Rome, comme secrétaire de l’Académie de France, et passa plusieurs années à la Villa Médicis. Mais le climat de l’Italie n’était pas favorable à sa santé et il revint en France. Il avait droit à un poste, mais il aurait fallu le demander. Sa fierté ne s’y résigna pas. Il préféra vivre libre, nourrissant ses loisirs de lectures de Voltaire et de Rousseau, profondément imprégné des idées du xviii^ siècle. Son père lui avait sans doute légué des œuvres d’art; il en avait acquis lui-même. Ce sont ces œuvres dont il a donné la plus grande partie au Musée de Rouen.

Il fut encouragé dans ses intentions généreuses par la vénération qu’il portait à la mémoire paternelle. La belle carrière qu’il faisait à Paris n’avait pas empêché Gabriel Lemonnier de se souvenir, pendant toute sa vie, de sa ville natale. Il avait souvent travaillé pour elle. Après avoir contribué à l’organisation de son Musée, il l’avait enrichi de plusieurs de ses œuvres, dont il n’avait exigé aucun paiement : aussi en 1819 avait-il reçu de la municipalité une donation de 3, 000 fr. En 1822, il lui avait fait cession d’un certain nombre de tableaux et de dessins et elle avait accepté son prix sans discussion et sans contrôle. Il avait gardé de ce procédé une vive reconnaissance envers ses concitoyens et l’avait transmise à son fils. Et c’est ce souvenir qu’invoqua celui-ci quand, en 1862, il fit une première donation au Musée de Rouen, puis une seconde en 1868.

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La première donation se composait de huit tableaux, dont voici la liste :

Bertin (Jean-Victor), 1775-1842. Paysage : rivière^ site montueux^ figures. H. 0,40; L. o,3i.

Brascassat. Vue prise du mont Palatin à Rome. H. 0,73; L. 0,97. Ce tableau porte la signature : R. Bat et la date de 1827. Il est d’un temps où l’artiste ne s’était pas encore spécialement voué à la peinture d’animaux. Il fut exécuté pour la comtesse de Fourcroy (veuve du célèbre chimiste) qui le transmit par testament à Lemonnier fils.

G. Grieco. Ruines d’un palais. Au fond, la mer; figures. H. 0,72; L. o,38. Ce tableau avait été acquis à Gênes en 1837. Il est du xviii^ siècle et dans la manière de Panini. Le nom de son auteur est inconnu en France; il ne semble pas qu’on y puisse rencontrer d’autres oeuvres portant la même signature.

Guerchin (Gio-Francesco-Barbieri, dit le), i5gi- 1666. Portrait d’’ homme, en buste. Vêtement noir, col blanc rabattu. H. 0,37; L. 0,27. Une note de Lemonnier fils, dans l’inventaire de ces tableaux, indique que ce tableau fut acquis à Bologne en 1837 d’une famille Ferlini qui affirmait descendre du Guerchin. Le cartel du tableau au Musée porte qu’il s’agit là d’une copie du Guerchin. Nous n’avons pu, en tout cas, déterminer d’après quelle oeuvre. Il eût peut-être été plus sage d’inscrire sur ce portrait intéressant et vigoureux : attribué au Guerchin, car nous sommes obligés à son sujet de nous en tenir à ces trois certitudes : 1° il est bien dans la manière du Guerchin ; 2® il n’est pas évident qu’il soit de sa main ;

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3° s’il est une copie, nous ne savons d’après quel morceau.

Lemonnier (Anicet- Charles- Gabriel), 1743-1824. François recevant an château de Fontainebleau^ dans la galerie de Henri //, le tableau de la « Sainte- Famille » de Raphaël (i5i8). H. 0,61; L. 0,74. C’était là un genre familier à Lemonnier. Le second tableau offert par son fils dans la même donation est du même ordre. Ces deux sujets furent exposés au Salon de 1814 en même temps qu’une troisième toile représentant la Lecture de la tragédie de VOrphelin de la Chine dans le salon de M""® Geoffrin. En même temps que les deux tableaux de son père, Lemonnier fils donna des dessins légendaires permettant d’identifier les personnages représentés. Il ne semble pas que les toiles dont nous nous occupons ici soient celles mêmes qui parurent au Salon. Ce sont des répétitions, plus petites, des originaux. Ceux-ci avaient été exécutés pour l’impératrice Joséphine, puis avaient appartenu au prince Eugène, duc de Leuchtenberg, et avaient passé successivement à Paris, à Munich, puis à Saint-Pétersbourg. L'un d’eux, François Z®*" recevant la Sainte -Famille de Raphaël^ a été gravé par Jaret.

Tournières (attribuée à Robert), 1668-1753. Portrait d'une jeune femme. H. 0,60; L. o,q3. Dans l’Inventaire de Lemonnier, le nom de Tournières était invoqué sans hésitation au sujet de cette toile. Le catalogue du Musée de Rouen a prudemment adopté une simple attribution. Il semble qu’on doive aller plus loin et supprimer définitivement le nom de cet artiste du cadre. L’œuvre est fort belle, d’une grande

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vigueur de coloris, avec un effet de clair-obscur assez rare du temps de Tournières, plus rare encore à l’époque précédente et qu’on retrouve parfois chez cet artiste. C’est ce qui explique que l’attribution ait pu être faite et maintenue. Mais il suffit pour la détruire de regarder le costume du modèle. Il date du temps de Louis XIII, et Tournières n’a pas pu le peindre. Nous ne savons d’ailleurs par quel nom remplacer le sien. Si la plupart des tableaux d’histoire du xvii^ siècle peuvent être assez aisément attribués, il n’en est pas de même des portraits. En dehors des portraitistes de métier, presque tous les peintres ont exécuté des portraits sans qu’il soit presque jamais possible de les identifier.

ViEN (Marie-Joseph), 1716-1809. Visitation de la Vierge à sainte Elisabeth. H. o,3o; L. o,23. C’est une esquisse vivement colorée provenant de la vente après décès de Vien le fils en 1849.

Ces huit tableaux apportaient un enrichissement certain au Musée de Rouen, et Lemonnier fils, en les offrant à la ville natale de son père, donnait déjà à celle-ci un précieux témoignage de la reconnaissance qu’il lui gardait pour les honneurs dont elle avait entouré Gabriel Lemonnier. Mais il allait poursuivre la série de ses dons et, après avoir enrichi le Musée de peinture, fournir les premiers éléments d’un Musée des dessins.

Dès sa donation de 1862, il laissait prévoir son intention de la compléter avant sa mort par une autre aussi importante. En 1868, il réalisa son projet et offrit à la municipalité de Rouen, par une lettre qui est conservée aux Archives de la ville, avec toutes les

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délibérations concernant cette donation et celle de 1862, une série de cent dessins dont il envoyait la liste. La direction du Musée, consultée, émit immédiatement un avis favorable. Le 20 novembre 1868, le Conseil municipal prit une décision acceptant le don et remerciant le donateur. Les dessins furent alors envoyés de Paris. Sur les cent, trente étaient montés, soixante-dix en feuilles. Ils sont actuellement tous encadrés et exposés dans une même salle du rez-de-chaussée du Musée.

Après avoir énuméré les dessins qu’il donnait, Lemonnier ajoutait : « Si la donation est agréée, j’y ajouterai un bon portrait au pastel de l’abbé Lemonnier, fabuliste normand, traducteur estimé de Perse et de Térence. L’abbé Lemonnier fut membre de l’Institut dès sa formation. » L’abbé Lemonnier était le frère du peintre et par conséquent l’oncle du donateur. Son portrait est en effet exposé dans la même salle que les dessins. C’est un joli pastel ovale, clair de ton, très agréable de coloration et fort bien conservé. Nous n’avons pas pu retrouver son auteur. On ne saurait s’en étonner. Les pastellistes étaient très nombreux dans la deuxième moitié du siècle, et, quel que soit leur talent, ils n’étaient pas très estimés, puisque l’Académie de peinture, après avoir reçu La Tour et Perronneau, avait décidé de fermer ses portes à leurs émules. Le nom de ces pastellistes ne nous est souvent pas même parvenu; il nous reste, par contre, un grand nombre d’œuvres que nous ne pouvons pas identifier.

Comment les dessins du Musée de Rouen sont-ils parvenus entre les mains d’Hippolyte Lemonnier? Nous ne le savons pas exactement. Pour ceux de son

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père, il les a reçus en héritage; et il est bien vraisemblable que le plus grand nombre des dessins de la fin du xviiie et du début du xix^ siècle qui se trouvent dans la collection ont la même provenance. Gabriel Lemonnier était lié à bon nombre d’artistes de son temps; ses fonctions officielles le mettaient en rapports avec beaucoup d’autres, il est bien certain qu’il reçut et qu’il conserva un certain nombre de dessins. Mais était-il lui-même amateur? Etait-il de ces artistes qu’étudie Courajod, dans son Livre-Journal de Lazare Duvaux, qui faisaient aux amateurs véritables une concurrence parfois heureuse ? Nous ne le savons pas. En tous cas, nous sommes certains que les tableaux que nous avons étudiés plus haut n’ont pas été réunis par lui, mais par son hls. En effet, nous avons des renseignements précis sur l’origine du Vien, du Guerchin, du Grieco; le Bertin et le Brascassat ont été exécutés trop tard pour avoir pu être acquis par Gabriel Lemonnier. Il est assez vraisemblable que la plupart des dessins italiens de la collection ont été également rassemblés par Lemonnier fils quand il séjourna en Italie comme secrétaire de l’Académie de France à Rome; mais nous n’avons sur ce point aucune certitude.

Cette collection de dessins est très précieuse. Elle est variée et dénote chez ceux qui l’ont formée un goût distingué. On y rencontre à la fois des œuvres italiennes, hollandaises et françaises. Dans un temps où les petits maîtres du xviiie siècle n’étaient plus à la mode, elle leur réservait une place, et une place importante, comme en témoignent quelques-unes des pièces conservées au Musée de Rouen et quelques autres qui se trouvent encore dans la collection de M. Henry Lemonnier. A peu d’exceptions près, les

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attributions sont exactes. Elles ont toujours été faites avec prudence; le nombre d’ « Inconnus » qui figure dans la liste suffirait à le prouver.

Nous allons donner ici le catalogue de la collection Lemonnier. Nous étudierons les dessins par école et dans chaque école par ordre alphabétique. Cet ordre n’est peut-être pas le plus logique; mais c’est à coup sûr le plus commode. Nous nous y arrêtons toujours parce que le premier mérite d’un inventaire est d’être pratique et facilement consultable. A la suite de la description, des mesures et de la matière, nous plaçons les observations que peuvent comporter les dessins.

Indiquons dès maintenant la façon dont cette collection a été formée.

Sans qu’on puisse supposer qu’elle réponde à un plan arrêté à l’avance, on arrive très bien à déterminer comment les différents éléments qui la composent sont arrivés entre les mains de Lemonnier fils.

Ses cartons contenaient d’abord des souvenirs de famille, comme le portrait au pastel de l’abbé Lemonnier (n° 1204) et le portrait au crayon noir de Gabriel Lemonnier (n° i2o5). Ces œuvres sont anonymes. On peut le regretter. Ces deux portraits sont fort bons et nous sommes certains au moins de la ressemblance de celui de Gabriel Lemonnier par la ressemblance qu’il présente avec un des descendants du peintre rouennais.

Les dessins de Gabriel Lemonnier lui-même, assez nombreux puisqu’il y en a dix-neuf, rentrent aussi dans la catégorie des souvenirs de famille. Il est heureux qu’ils nous aient été conservés. Le Musée de Rouen en possédait fort peu avant la donation de

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1868, et rien n’est précieux comme ces séries de croquis qui nous font pénétrer dans l’intimité de la vie artistique d’un peintre et connaître sa pensée; ainsi les papiers d’un auteur déposés dans des archives ou dans une bibliothèque nous révèlent, mieux souvent que les œuvres publiées, le sens de sa vie et de son génie. Parmi ces dessins de Gabriel Lemonnier, on remarquera surtout la tête, si vivante, de Louis XVI croquée à Versailles pendant un déjeuner, et qui servit certainement d’étude pour le tableau de la Chambre de commerce de Rouen.

Les œuvres purement rouennaises n’abondent pas dans cet ensemble. Il y en a trois pourtant, — sans que nous sachions si elles ont été acquises par Gabriel Lemonnier ou par son fils. Elles ont toutes trois une grande importance documentaire, et l’une d’elles au moins est d’une valeur artistique remarquable. C’est la Vue de Rouen^ prise en 1777 de la rive gauche de la Seine par Charles-Nicolas Cochin. Elle rappelle, par sa composition et par son exécution, les grands dessins pour gravures, si précieux pour nous par leur exactitude et par leur beauté, que les Silvestre et les Perelle consacrèrent à la description des provinces françaises. Les deux autres paysages de Rouen sont anonymes : c’est une Vue de Rouen et de son ancien pont de bateaux pour Ventrée de Louis XVI le 28 juin ij86 et une Vue de Vancien petit château. Sans valoir le dessin de Cochin, ces deux études méritaient d’être conservées.

Quelques artistes normands figuraient dans la collection de Gabriel Lemonnier et de son fils. Malheureusement, le plus grand d’entre eux, Nicolas Poussin, n’est représenté que par une copie du

DE GABRIEL LEMONNIER

Triomphe de V Agriculture dessinée par Lemonnier lui-même. Peut-être une copie par un Inconnu du Christ guérissant les malades est-elle également d’après Poussin, sans que nous ayons pu retrouver le dessin original. On ne peut s’étonner de voir Poussin si mal représenté parmi les artistes normands de cette collection. Il ne semble pas que l’artiste soit jamais retourné dans son pays après l’avoir quitté, et comme ses dessins ont été de tous temps recherchés par les grands Cabinets de France et d’Italie, ce n’est que par hasard qu’ils auraient pu revenir dans sa province natale. De Jean Jouvenet, au contraire, trois études : l’une pour un portrait de son neveu Restout, une autre d’un Moine en méditation; la troisième est une étude de Lazare se réveillant pour le grand tableau du Musée du Louvre. Jouvenet dessinait beaucoup et ses croquis ne sont pas plus rares dans les collections normandes que dans les cabinets parisiens; mais les trois œuvres que nous avons ici nous donnent sur son talent et sur ses genres de prédilection une vue exacte et complète. De Restout le jeune, voici une Tête de vieillard^ d’importance assez secondaire d’ailleurs; mais Restout ne mérite pas, à beaucoup près, l’attention qu’on doit à Jouvenet. Quant à Houel, connu surtout comme paysagiste, auquel on doit le Voyage pittoresque des isles de Sicile^ de Malte et de Lipat'i..., nous trouvons ici de sa main une étude de jeune fille, intéressante et assez vivante, mais qui ne donne pas de son talent une idée aussi heureuse que les aquarelles conservées au Louvre et qui servirent de préparation aux gravures de l’ouvrage sur la Sicile.

Le plus grand nombre de ces dessins est français.

480 LA COLLECTION DE DESSINS

Beaucoup sont d’artistes qui vivaient encore au début du XIX® siècle, soit qu’ils aient survécu à leur époque, comme Vien, Moreau, Fragonard ou Hubert Robert, soit qu’ils aient été alors dans le plein épanouissement de leur talent, comme Suvée, Vincent, Guérin, Nicolle, Norry, Perron, etc. C’est à ces peintres, ses contemporains, qu’allaient certainement les préférences de Gabriel Lemonnier; il apprit à son fils à les aimer ; il est donc tout naturel que leurs oeuvres soient assez nombreuses dans ce cabinet. On est plus surpris d’y trouver des œuvres du xviii^ siècle dont les auteurs n’étaient plus guère à la mode entre 1800 et i83o, des Fragonard, par exemple, et des Hubert Robert. Deux explications de leur présence sont possibles et peut-être doit-on les invoquer toutes les deux à la fois. Gabriel Lemonnier était né en lyqS, il avait connu le temps du triomphe de Fragonard et d’Hubert Robert; il avait peut-être, quoique ne les imitant jamais, gardé du goût pour leurs œuvres; il avait en tous cas certainement vécu dans un milieu où on les aimait. D’autre part, Hubert Robert et Fragonard ont vécu l’un et l’autre jusqu’aux premières années du xix® siècle, et on pouvait très bien, par cela même, être conduit à acquérir leurs dessins, alors qu’on ne goûtait plus ceux de leurs contemporains, morts depuis longtemps. Le xviii^ siècle, en dehors d’eux, est fort mal représenté dans la collection Lemonnier. On trouve là deux Natoire de bonne qualité (mais il n’y a pas d’homme au xviii^ siècle qui ait dessiné plus que Natoire, et il n’y a pas un cabinet où il ne soit représenté), et un Watteau. Cette dernière attribution ne peut certainement pas être

maintenue.

DE GABRIEL LEMONNIER. 48 1

Les dessins étrangers sont beaucoup moins nombreux, dans ce cabinet, que les français; on y rencontre pourtant un certain nombre d’italiens et quelques hollandais. Parmi les italiens, aucune pièce importante des xiv^, xv® ou xvi^ siècles n’est à signaler. Par contre, on peut citer un Guerchin, un Pompeo Battoni, un Bolognese, un Octave Leoni et un Carlo Maratta, c’est-à-dire un choix, assez restreint d’ailleurs, des artistes italiens le plus à la mode au xviiie siècle et dans la première moitié du xix^ siècle français. Mais c’est surtout par des copies, fort bonnes d’ailleurs, que l’école italienne est représentée. Nous avons dit qu’elles avaient été sans doute rassemblées par Lemonnier fils pendant son séjour en Italie. Mais il faut noter que Gabriel Lemonnier lui-même en avait exécuté un certain nombre qu’on retrouve ici.

Quant aux hollandais, ils sont trois : Un pêcheur de Pieter Van Laer, une Marine attribuée à Albert Cuyp et une Feuille d’étude de Rembrandt. Cette dernière seule est remarquable. La tentation première est de se méfier quand on rencontre ce nom glorieux dans un cabinet encore ignoré; mais ici, sans que nous puissions en donner de preuve absolue, il semble bien que nous nous trouvons en présence d’un croquis authentique du maître; la qualité du trait, sa simplicité, la richesse d’expression qu’on trouve dans les moindres bouts de dessins de Rembrandt se reconnaissent dans cette petite feuille qui vaudrait d’être reproduite.

Par l’étude rapide que nous venons d’en faire, on voit que la collection de dessins donnée en 1868 au Musée de Rouen par Hippolyte Lemonnier méritait 1913 3i

LA COLLECTION DE DESSINS

d’étre inventoriée moins sommairement qu’on ne l’a fait jusqu’à présent, puisqu’on y trouve quelques œuvres de premier ordre et un grand nombre de pièces intéressantes par leur valeur artistique, topographique, historique, ou par les précisions qu’elles nous apportent sur la sorte de collection qu’un artiste distingué et un amateur éclairé, — sortis de la bourgeoisie, — pouvaient former dans la deuxième moitié du xviiF siècle et dans la première moitié du xix®.

CATALOGUE

École française.

Boissieu (Jean-Jacques de). Lyon lyBô-iSio.

(941) L Vue de la Chartreuse de Lyon, — Paysage boisé. A droite, sur un rocher, la Chartreuse. Au centre, sur un chemin, deux personnages.

Sépia. H. 0,200; L. 0,240.

Bourdon (Sébastien). Montpellier 1616-Paris 1671.

(944). Portrait de jeune fille. — De face, en buste, une fanchon sur la tête.

Sanguine, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,160;

Clérisseau (Charles-Louis). Paris 1722-Auteuil 1820.

(961). Paysage. — A gauche, des ruines. A droite, un moulin. Au premier plan, plusieurs personnages, dont deux femmes à cheval.

Gouache. H. 0,190; L. 0,280.

I. Les numéros entre parenthèses sont ceux du Catalogue du Musée de Rouen, par M. Émile Minet, conservateur du Musée, édition de 1911. Nous tenons à remercier ici M. Émile Minet de l’accueil extrêmement aimable et obligeant qu’il nous a fait au Musée de Rouen.

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CocHiN (Charles-Nicolas... le fils). Paris 1715-1790.

(962). Vue de Rouen prise en 1777 de la rive gauche de la Seine. — Au premier plan, le quai avec des navires qu’on décharge et une foule de personnages. Sur l’autre rive, le port et la silhouette de la ville.

Crayon noir, lavé d’encre de Chine. H. o,35o; L. 0,740.

Eschard (Charles). Caen 1748?

(997). Paysage. — Un chemin au milieu d’un défilé de rochers. Sur le chemin, des personnages.

Crayon noir, lavé d’encre de Chine. H. 0,260; L. 0,190.

Fragonard (attribué à Jean -Honoré). Grasse 1732- Paris 1806.

(1000). Les ruines du Colisée. — Fragment de ruines et de voûtes envahies par la végétation. Deux femmes au pied des ruines.

Sanguine. H. 0,420; L. o,3oo.

Ce dessin, excellent, est bien dans la manière des sanguines rapportées par Frago de son voyage d’Italie. Mais il n’est pas possible d’y inscrire une attribution plus précise. En effet, les sanguines de ce genre sont extrêmement abondantes, et nous savons que d’autres artistes que Frago en ont exécuté un grand nombre. Beaucoup d’entre elles sont anonymes et il n’est pas possible de leur donner un auteur. D’autres peuvent être attribuées à des hommes tels qu’Aman, Ango, etc.

(1001). Satyres et Bacchantes. — Formant une ronde autour d’un terme du dieu Pan.

Plume et encre de Chine. H. 0,120; L. 0,260.

Greuze (attribué à Jean-Baptiste). Tournus 1725-Paris

(1007). Tête d’enfant. — Appuyée sur le coude gauche posé sur une table.

Sanguine. H. o,3oo; L. 0,260.

Ce dessin et le suivant sont bien dans la manière de Greuze; mais les sanguines de ce genre ont été trop nombreuses à cette époque pour qu’il soit possible de mettre

LA COLLECTION DE DESSINS

une autre indication qu-'attribué à sur celles qui n’ont pas servi à l’exécution de tableaux et dont la provenance est inconnue.

(1008). Tête de fillette. — De trois quarts à droite, les cheveux serrés dans un bonnet.

Sanguine. H. o,33o; L. 0,280.

Guérin (Pierre-Narcisse). Paris 1744-Rome i833.

(ion). Le Christ guérissant les malades. — Le Christ, au centre, près d’une porte de ville, montre le ciel d’une main et impose l’autre à un malade que portent deux hommes. Autour du Christ, une foule.

Crayon noir, lavé d’encre de Chine. H. o,36o; L. 0,270.

A gauche : P. Guérin.

(1012). Portrait de Vauteur. — En buste, vêtu d’une redingote, la tête couverte d’un bonnet.

Crayon noir. Ovale. H. o,i5o; L. o,i3o.

Houel (Jean-Pierre-Louis-Laurent). Rouen i735-i8i3.

(1028). Étude de jeune fille. — A mi-jambe, de profil à droite, en costume des dimanches, la tête couverte d’un bonnet.

Crayon noir, lavé d’encre de Chine. H. 0,190; L. 0,140.

Huet (Jean-Baptiste). Paris 1745-1811.

(io36). Paysage. — Au premier plan, des enfants se baignent dans une rivière que traverse, au fond, un pont où passe un chasseur et son chien. Fond de bois.

Sanguine. H. 0,210; L. o,3io.

JouvENET (Jean, dit le Grand). Rouen 1644-Paris 1717.

(1042). Portrait de Restout père. — De trois quarts à droite, un bonnet sur la tête.

Crayon noir. H. 0,200; L. 0,170.

(1041). Moine en méditation. — De profil à gauche, assis, une tête de mort dans les mains.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,200;

(1040). Homme couché. — Étude pour Lazare de la Résurrection de Lazare au Musée du Louvre.

Crayon noir, rehaussé de blanc. H. 0,200; L. 0,270.

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Lantara (attribué à Simon-Mathurin). Ancy 1729-Paris

(io55). Paysage. — A gauche, un palais en ruines; à droite, une rivière.

Crayon noir. H. 0,200; L. 0,290.

(1054). Étude de saule.

En bas, à droite : Lantara.

Crayon noir sur papier gris. H. 0,290; L. 0,420.

Le Brun (Charles). Paris 1619-1690.

(1060). Étude d’homme. — A genoux, de trois quarts à gauche, tenant une pierre. Etude pour la Lapidation de Saint-Étienne.

Sanguine, rehaussé de blanc, sur papier gris. Cintré du haut. H. 0,280; L. 0,170.

Lemonnier (Anicet-Gharles-Gabriel). Rouen 1743-Paris

(io83). Portrait de Louis XVI. — De trois quarts à gauche. Traité comme les préparations de La Tour.

Sanguine, rehaussé de blanc, sur papier gris. H. 0,200; L. O, 190.

Dessiné d’après nature en 1786 pendant un repas du roi à Versailles.

(1074). Le duc d’Harcourt. — La tête seule ; de trois quarts à gauche.

Crayon noir et estompe. H. 0,290; L. 0,260.

En bas, au crayon noir : le Duc d’Harcourt, capitaine DES gardes. Très ressemblant.

(1082). Portrait du frère aîné du peintre en costume de fantaisie. — De profil à gauche, à mi-corps, un manteau jeté sur l’épaule, le poing sur la hanche.

Crayon noir, rehaussé de blanc, sur papier gris. H. 0,620; L. 0,220.

(1076). Femme de la Sabine. — Assise, en costume national, presque de face, une jarre près d’elle.

Crayon noir, rehaussé de blanc, sur papier gris. H. o,38o; L. 0,260.

A gauche, à la plume : Lem. delL

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(1075). Étude de femme dormant. — Étendue, de trois quarts à gauche, la main gauche sous la tête. Étude pour un tableau projeté de Bélisaire.

Crayon noir, rehaussé de blanc. H. o,3io; L. o,320.

(1073). Demi-figure de femme. — De profil à gauche, inclinée, en costume cauchois.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,420;

(1078). Homme assis. — Demi-figure, de profil à gauche, la tête appuyée dans la main gauche.

Crayon noir, rehaussé de blanc, sur papier gris. H.o,32o;

(1084). Ruines du Palatin? — Une galerie voûtée s’enfonçant dans l’ombre et à laquelle on accède par un escalier.

Crayon noir, rehaussé de blanc. H. o,36o; L. 0,260,

(1186). Le temple de Vesta et le mont Aventin à Rome. — Le petit temple rond devant d’autres monuments. Au premier plan, la route ou s’entretiennent des hommes et ou ^passent des charrettes.

Plume. H. 0,240; L. o,38o.

(1087). Cascade de Tivoli. — Tombant de face, au premier plan. Derrière, le village.

Crayon noir, rehaussé de blanc, sur papier gris. H. 0,290;

(1077). L’Acqua Acetosa, au bord du Tibre. — A gauche, la fontaine avec quelques figures. A droite, le Tibre entre des rives très hautes.

Plume. H. 0,220; L. o,38o.

(1081). La Porte nomentane à Rome. — Vue d’une des collines de la ville.

Crayon noir, lavé de bistre. H. 0,260; L. 0,200.

(1080). Paysage italien. — Devant des collines, traversant un torrent, un pont auquel on accède par une tour.

Plume, lavé de bistre, H. 0,240; L. 0,390.

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(1079). Paysage composé. — A droite, un palais devant des montagnes. A gauche, des arbres. Au milieu, une route avec quelques figures.

Plume, H. 0,240; L. o,38o.

(1088). Allégorie, d’ap. G. -B. Tiepolo. — Un amour, sur un char, précède d’autres amours, au milieu de nuages.

Plume, rehaussé de gouache, sur papier jaune. H. 0,220;

(1089). Pendentifs, d’ap. Solimena. — Une femme entourée de génies.

Sanguine. H. o,23o; L. o,3io,

A gauche : « Francesco Solimena pingebat. Anno 1695. » Inscription illisible à droite.

(1092). Les vendeurs chassés du temple, d’ap. Luca Giordano.

Plume. H. o,33o; L. o,23o.

En bas, à droite, à la plume : Lem...

(1090). Héliodore chassé du temple, d’ap. Solimena.

Plume, lavé d’encre de Chine. H. 0,220; L. o,3io.

(1091). Triomphe de l'agriculture, d’ap. Nicolas Poussin.

Plume, lavé d’encre de Chine. H. 0,120; L. 0,290.

Lemonnier (attribué à Anicet-Charles-Gabriel).

(1093). Tombeau d'un prélat. — Le prélat est à genoux sur la pierre tombale. Devant, un aigle soulève la pierre d’un cercueil. A droite, la Mort, à gauche, le Temps. Audessus de la Mort, une Renommée.

Plume, rehaussé d’encre de Chine et de blanc. H. 0,240;

Lemonnier (d’après Anicet-Charles-Gabriel).

(1206). Portrait d'un prélat. — De trois quarts à gauche, à mi-jambes, assis, en costume de cardinal.

Crayon noir, sur papier gris. H. 0,290; L. o,23o.

(1207). Statue d'un ecclésiastique. — Debout, les mains jointes, dans l’attitude de la prière.

Sanguine. H. 0,240; L. o,i5o.

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(1208). Une jeune fille, vêtue à Vantique, place une couronne sur la tête d’un écolier.

Sanguine. H. 0,240; L. o,i5o.

Manglard (Adrien), Lyon i685-Rome 1760.

(1108). Port de mer. — A gauche, une jetée où passent des hommes embarquant ou débarquant. A droite et au fond, des navires.

Crayon noir. H. 0,290; L. 0,420.

Ménageot (François-Guillaume). Londres 1744-Paris

(il 14). Jeune fille offrant des fieurs aux Grâces. — Une jeune fille, de profil à gauche, dans un bois, présente une guirlande de fleurs à un groupe des Trois Grâces posé sur un autel.

Crayon noir. H. 0,210; L. 0,160.

Ce dessin était vraisemblablement destiné à une illustration.

Moitte (Jean-Guillaume). Paris 1746-Paris 1810.

(1120). Autel antique. — En forme de trépied.

Plume, lavé d’encre de Chine. Mis au carreau. H. 0,240;

Moreau le Jeune (Jean-Michel). Paris 1741-1814.

(1122). Composition projetée en l’honneur de la naissance du Dauphin, fils de Louis XVI. — Au premier plan, la France. Tout autour, des attributs allégoriques.

Plume, rehaussé de bistre. H. 0,210; L. 0,160.

(ii23). Une assemblée délibérante au temps de la Révolution. — A gauche, une tribune avec des personnages. A droite, une salle en amphithéâtre. Un personnage à la tribune.

Crayon noir, lavé de bistre. H. 0,220; L. o,35o.

(1124). Trois études de femmes en costume du moyen âge.

Plume, lavé d’encre de Chine. H. 0,180; L. o,3oo.

Natoire (Charles-Joseph). Nîmes 1700-Gastel Gondolfo

(ii3o). Sainte-Famille. — La Vierge, assise, porte FEn-

DE GABRIEL LEMONNIER. 489

fant dans les bras. Derrière elle, à gauche, saint Joseph. Des angelets regardent l’Enfant dormir.

Crayon noir et plume, lavé d’encre de Chine, rehaussé de blanc. Forme circulaire. Diamètre, 0,200.

(1129). La Résurrection. — Le Christ sort du sépulcre, dans une gloire, entouré d’anges. Autour du sépulcre, les soldats s’éveillent.

Plume, lavé d’encre de Chine. H. o,23o; L. o,i3o.

Nicolle (Victor-J.). ? lySg-? i8i3.

(ii3i). Vue d’un édifice en ruines. — Sans toit, avec des fenêtres à colonnades. Au premier plan, une voûte.

Aquarelle. H. 0,260; L. o,igo.

Norry (Charles). Paris 1756-1832.

(i i35). Intérieur de Saint-Pierre de Rome. — Vu du côté du baldaquin du Bernin pendant une cérémonie pontificale. Une foule remplit la nef.

Plume, lavé d’encre de Chine et aquarelle. H. 0,680; L. 0,470.

(1134). La grotte du Pausilippe à Naples. — Elle est éclairée par une lanterne et traversée par une foule de cavaliers, de voitures, de troupeaux au galop.

Lavis d’encre de Chine et aquarelle. H. 0,680; L. 0,470.

Peyron (attribué à Jean-F’rançois-Pierre). Aix 1744- Paris 1814.

(1144). Philosophes. — Assis dans une campagne avec fabriques, devisant près de squelettes.

Plume, lavé d’encre de Chine, rehaussé de blanc. H. 0,260; L. 0,400.

Restout (Jean). Rouen 1692-Paris 1768.

(ii5o). Tête de vieillard. — De trois quarts à droite.

Sanguine. H. 0,210; L. 0,180.

Robert (Hubert). Paris 1733-1808.

(il 5g). Paysage d’Italie. — Devant un aqueduc en ruines, des personnages assis près d’un troupeau. A travers une arcade de l’aqueduc, la campagne.

Crayon noir. H. o,3io; L. 0,400.

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(1160). Substructions du palais de Mécène à Tivoli. — Une galerie voûtée au fond de laquelle coule une cascade.

Sanguine. H. 0,400; L. 0,280.

SuvÉE (Joseph-Benoît). Bruges 1743-Rome 1807.

(1169). Figure. — De profil à gauche, à demi couchée.

Crayon noir. H. o,33o; L. 0,160.

En bas à gauche à la plume : Suvée, et à droite : Suvée J. -B., 1743-1807, Ft Rome 1772.

Vanderburch (André-Jacques-Édouard). Montpellier 1756-Paris i8o3.

(i 171). Paysage. — Des fabriques vues de nuit. A droite, des arbres. Effet de lune.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,200;

Vernet (Claude-Joseph). Avignon 1714-Paris 1789.

(1172). Marine. — A gauche, la mer avec des navires. A droite, des collines. Au premier plan, des pêcheurs.

Crayon noir, rehaussé d’encre de Chine. H. 0,260; L. 0,420.

ViEN (Marie-Joseph, comte). Montpellier 1716-Paris

(1175). La Vierge à genoux. — Étude pour le tableau ; V Assomption de la Vierge à l’église des Blancs-Manteaux de Paris.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,280;

(1176). Figure de vieillard. — De trois quarts à gauche, debout, appuyé sur un bâton, couvert d’un manteau drapé.

Sanguine, rehaussé de blanc sur papier bleuté. H. 0,270;

Vincent (François-André). Paris 1746-1816.

(1177). Portrait de Mgr Ruffo, prélat napolitain. — De profil à droite en costume d’abbé du xviii® siècle, assis, lisant, les jambes croisées.

Sanguine. H. o,3oo; L. o,3io.

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(1178). Portrait d’un ecclésiastique. — Assis dans un fauteuil de paille, de trois quarts à gauche, son chapeau sur les genoux, les jambes croisées.

Crayon noir. H. 0,340; L. 0,340.

VouET (Simon). Paris 1590-1649.

(1181). Hercule. — Au repos, appuyé sur sa massue, de trois quarts à gauche, la tête appuyée sur la main. Figure plafonnante.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,270;

( 1180). Étude d’homme. — De face, à mi-corps, drapé dans un manteau, regardant à gauche.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,220;

(1182). Figure nue. — Étendue de gauche à droite et de profil, un bâton à la main, une draperie sur les reins.

Crayon noir, rehaussé de blanc. H. o,23o; L. 0,410.

En bas à gauche, au crayon noir : S. Vouet.

Watteau (attribué à Jean-Antoine). Valenciennes 1684- Paris 1721.

(ii83). Figure de femme. — A mi-corps, en costume de cour, de trois quarts à droite, un éventail à la main.

Sanguine. Ovale. H. 0,080; L. 0,060.

Ce dessin n’est certainement pas de Watteau, mais d’un graveur de second ordre du xviii® siècle.

École hollandaise.

Guyp (attribué à Albert). Dordrecht i6o5 ou 1620-1689 ou 1691.

(965). Marine. Deux navires à voiles, à l’ancre, près d’une jetée.

Crayon noir. H. o,i3o; L. 0,180.

Rembrandt (Harmenz van Ryjn). Leyde 1606-Amsterdam 1669.

(1149). Feuille d’étude. — Quatre figures d’hommes non achevées.

Plume. H. 0,160; L. o,i5o.

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Van Laar (Pieter). Laaren i6i3-Haarlem 1674.

(1145). Un pêcheur. — De dos, assis au bord de l’eau.

Pierre noire et estompe. H. 0,110; L. o,i5o.

École italienne.

Battoni(I1 Cavalière Pompeo-Girolamo). Lucques 1708-

(928). Feuille de croquis. — Main, pied, buste d’enfant tenant une grappe, la main levée.

Sanguine. H. 0,190; L. 0,270.

Berrettini (d’après Pietro, dit de Gortone). Gortona 1596-1669.

(1198). V Assomption de la Vierge.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. o,3io;

Bolognese (.lean-François-Grimaldi, dit le). Bologne 1606-1680.

(942). Paysage. — Au premier plan, deux personnages. Sur la rive opposée, une ville.

Plume. H. 0,210; L. o,3oo.

Ganova (Antonio). Possagno 1757-Venise 1822.

(952). Étude de femmes. — Six têtes et une femme à mi-corps.

Crayon noir. H. 0,190; L. 0,160.

Extrait d’un cahier de croquis de Ganova. Donné à Rome en i83o, par monsignor de Medici-Spada.

Carrache (d’après Annibal). Bologne 1560-1609.

(1199). Mars et Vénus.

Plume, rehaussé de bistre. H. 0,240; L. o,320.

Colli (Giovanni, dit il Luchesini, et Antonio Gherardi de Rieti, d’après).

(1196). Pendentifs représentant des femmes, à Sainte- Marie de Trevi des Pères porte-croix à Rome.

Sanguine. H. o,33o; L. 0,290.

(1195). V Adoration des mages, à Sainte-Marie de Trevi des Pères porte-croix à Rome.

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Sanguine. H. o,3io; L. 0,190.

En bas, inscription indiquant la provenance.

(1194). Femyne tenayit une braruhe de fruit.

Sanguine. H. o,2i3; L. o,i3o.

(1193). Feynme tenant une colombe sur ses genoux. Sanguine. H. 0,210; L. o,i3o.

Guerchin (Jean-François Barbiéri, dit le). Cento 1591-

(1009). Jeune femme achetant une étoffe à un marchand. — De face, la jeune femme tient l’étoffe. Le marchand est à droite, de profil à gauche. Personnages à mi-corps. Plume, lavé d’encre de Chine. H. 0,180; L. 0,260.

Leoni (le chevalier Octave). Rome 1578-1630.

(1095). Portrait d’homme. — De trois quarts à droite, cheveux noirs, en buste.

Trois crayons. H. 0,220; L. 0,160.

A la plume, 192 Guigno.

(1094). Portrait d’enfant. — Presque de face, à mi-corps, souriant. /

Trois crayons sur papier gris. H. 0,220; L. 0,160.

En bas à gauche, à la plume : 341 ottobre.

Luti (d’après Benedetto). Florence 1666-1724.

(1197). La Madeleine repentante.

Sanguine. H. o,33o; L. 0,220.

Maratta (Carlo). Gamerano i625-Rome 1713.

(i 1 1 1). Sainte-Famille. — La Vierge à mi-corps, portant l’Enfant. A droite, saint Joseph; à gauche, saint Jean. Sanguine. H. 0,240; L. 0,340.

Sanzio (d’après Raphaël). Urbin 1483-Rome 020.

(1200). Joseph vendu par ses frères.

Sanguine. H. o,i38; L. 0,190.

LA COLLECTION DE DESSINS

Ribera (d’après Joseph). Jativa i588-Naples i656.

(1201). Pendentifs, de la chapelle Saint-Martin à Naples. Sanguine. H. 0,180; L. o,i3o.

Rieti (d’après Antonio-Gherardi de). Voir Golli.

Sacchi (d’après Andrea). Gasale 1598-1661.

(1192). La Prédication de saint Renouald.

Sanguine. H. 0,870; L. 0,240.

Sarto (attribué à Andrea d’Agnolo, dit del). Florence

(923). Étude pour un apôtre. — De profil à gauche. Cintré du haut.

Crayon noir, rehaussé de blanc sur papier gris. H. 0,290; L. 0,200.

Dessins non identifiés.

Inconnu (d’ap. un Italien).

(i2o3). La Résurrection. — Le Christ monte dans les airs, un ange soulevant la pierre du tombeau. Les soldats s’éveillent.

Crayon noir sur papier bistre. H. o,33o; L. o,25o.

Inconnu (peut-être d’ap. Poussin).

(1202). Le Christ guérissant les inalades.

Plume, lavé d’encre de Chine. H. 0,180; L. o,25o.

Inconnu.

(1209). Tête de guerrier. — De profil à gauche, casquée. Trois crayons. H. 0,190; L. 0,140.

(i2o5). Portrait d’Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier. — La tête seule; de profil à gauche.

Crayon noir, rehaussé de blanc, sur papier gris. H. 0,840; L. 0,800.

En bas, à la plume : « Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier, né à Rouen le 6 juin 1785. »

(1204). Portrait de l’abbé Jean- Guillaume Lemonnier, membre de l’Institut. — En buste, de trois quarts à droite. Pastel. H. 0,480; L. o,38o.

DE GABRIEL LEMONNIER

(1211). Vue de Rouen et de son ancien pont de bateaux pour Ventrée de Louis XVI le 28 juin iy86. — Au premier plan, le fleuve traversé par un pont de bateaux au milieu duquel s’élève un baldaquin. Au fond, la ville.

Plume. H. 0,240; L. o,333.

(1210). Vue de l’ancien petit château de Rouen. — A gauche, le château auquel on accède par un pont-levis. A droite, la ville. Au centre, sur une île, un bosquet.

Plume, rehaussé d’encre de Chine. H. 0,200; L. 0,460.

DU

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