I. Archives des Musées nationaux, carton S b
5o4 les statues de la cour
d’avoir terminé, car il écrivait, le 28 février, à M. de Cailleux^ pour lui proposer « de placer la tête de Lannes sur la statue de M. Callamard (le général Espagne), comme étant plus en rapport de proportions avec ce guerrier ». Sur le reste de la seconde feuille de cette lettre se trouve, au crayon, la mention suivante, qu’on a supposée écrite par M. de Montalivet et qui paraît bien être du roi Louis-Philippe luimême, dont la grosse écriture se reconnaît :
Répondre à M. Laitié que les changements ont été désignés d’après les dessins qu’il a exécutés; il était convenu que de la statue de Colbert par Deseine on ferait le Duc de Trévise,
de celle de Debay père représentant Walhubert on ferait Jourdan,
de celle de d’Espagne par Callamard on ferait Lannes,
et enfin de celle d’Espercieux représentant Rousselle on ferait M asséna.
Deux historiens, se répétant l’un l’autre, ont imaginé que la proposition de Laitié avait mécontenté Montalivet, qui aurait écrit plus laconiquement et d’un ton de mauvaise humeur :
Ces changements ont déjà été désignés : Colbert doit faire Mortier; Walhubert, Jourdan; Espagne, Lannes; Roussel, Masséna. Tene^-vous-en là et ne change;; plus.
Cette version est fantaisiste, et, somme toute, Laitié avait l’approbation, soit de Montalivet, soit du roi lui-même, pour sa proposition de placer la tête de Lannes sur la statue de d’Espagne. Tout étant ainsi bien réglé, les quatre statues devinrent ce que nous les voyons aujourd’hui.
Restait à faire venir à Versailles les douze autres I. Archives des Musées nationaux, carton S b.