‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 7 sur 220 · Saint Luc, I, 5y · texte numérisé non relu

Saint Luc, I, 5y

sine le Jourdain ^ On distingue encore, près du fleuve, le saint que des femmes regardent passer. A droite, le Christ s’avance entre deux beaux anges, le bras levé. Des trois personnages peints dans l’embrasure de la fenêtre en cet endroit, un seul est encore visible : c’est un vieillard à barbe blanche, à manteau vert.

Sur le mur septentrional, dans la partie gauche du registre supérieur, diverses scènes se juxtaposent. A côté du Christ plongé jusqu’à mi-corps dans le fleuve, les bras croisés sur la poitrine, et que Jean baptise, agenouillé, avec l’eau du Jourdain, nous voyons le Christ en prière, au jardin des Oliviers. Plus haut. Dieu, parmi les anges, tient un rouleau sur lequel on lit l’inscription suivante ; « Hic est filius meus in quo michi bene complacui^. » Illustration vivante, on le voit, de la scène du baptême, telle que nous la racontent les évangiles-^.

Dans la partie droite du même registre, on assiste au témoignage de saint Jean-Baptiste devant les Pharisiens. Un château crénelé se dresse dans le fond. Au premier rang, le prophète, dont la tête a été enlevée, discute avec les docteurs. Sur deux banderoles, on lit leur propos alterné : « Qui es-tu? demandent les Pharisiens; es-tu Élie? Es-tu un prophète? Que dis-tu que tu es? » — Et Jean répond : « Je ne suis pas Christ; je suis la voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur. » — Les Pharisiens insistent : « Pourquoi baptises-tu si tu n’es pas Christ, ni Élie, ni un prophète? » — Et Jean répond : « Pour moi, je baptise d’eau L »

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