Saint Luc, I
2. Sous cette figure, on lit, semble-t-il, l’inscription suivante : « S. Maria Soror. » Cf', la lecture différente de Müntz {Galette archéologique^ i886, p. 2o3, note 4).
3. Acta Sanctorum, juillet, t. VI, p. 236, col. i, et avril, t.I,p. 81 1.
AU PALAIS DES PAPES d’aVIGNON. 5
erat verbum et verbum erat apud Deum et Deus erat verbum. Hoc erat in principium. »
Telles sont les figures qui décorent la voûte de la chapelle du consistoire. Elles avaient été déjà identifiées. De saint Jean-Baptiste à saint Jean l’Évangéliste, elles ne se succèdent pas sans ordre. Ce n’est point le hasard qui les assemble ici. Zacharie et Élisabeth, sainte Marie-Salomé et Zébédée font comme un cortège familial aux deux saints Jean à qui la chapelle, on ne l’avait pas vu, est exclusivement dédiée. Et sur les parois de ses murs, nous voyons en effet se dérouler les grandes scènes de leur double légende.
Cette légende, il faut la lire successivement sur chaque paroi du mur, en commençant par le registre supérieur qui fait face à l’entrée de la chapelle. D’un côté, l’ange Gabriel annonce à Zacharie, en train de sacrifier sur un autel quadrangulaire, la naissance de son fils JeanC Divers personnages, peints dans l.’embrasure de la fenêtre, assistent à la scène. De l’autre côté, l’artiste a représenté la naissance de saint Jean- Baptiste. Sous une architecture à incrustation de mosaïque, sainte Élisabeth est assise dans un grand lit derrière lequel se tiennent deux servantes et un homme. Une femme présente le nouveau-né à Zacharie assis et qui écrit sur un rouleau de parchemin le nom de l’enfant : « Johannes erit nomen ejus^. »
Dans le registre inférieur du même mur, une scène affreusement mutilée représentait sans doute le Baptiste prêchant le baptême dans la contrée qui avoi-