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l80 REMARQUES TRIENNALES
premières vêpres de saint Théodore, en l’église du Saint-Sauveur : « Il s’y fit vn concert des meilleurs musiciens qu’ils eussent, tant de voix que d’instruments, principalement de six petits jeux d’orgues, oultre celuy de l’eglise qui est fort bon, et de trombones ou sacqueboutes, haultbois, violles, violions, luths, cornets a bouquins, fleustes douces et flageollets. Leurs accords et musique est fort remplie et ils chantent bien selon leur mode que l’on ne goustepas du premier abord, pour n’y prendre bas beaucoup de plaisir et la trouue differente de nostre vsageL » Il apprécie de même les compiles en musique des Frari^ le jour de saint Roch (1608). C’est une musique fort remplie, à la mode italienne, « différente de la nostre » ; elle est « très bonne a qui sçait la gouster », accompagnée de « trombones, espinettes, basses de violles, dessus de violions, luths et haultsbois »^. En 1609, il juge tout de même, quand il a, de nouveau, entendu compiles dans l’église des Frari. La musique des voix et des instruments était fort bien concertée, et l’on s’était servi « entre aultres de deux jeux d’orgues portatifs, de trombones, luths, théorbes, cornets a bouquin et basses de violon. Qui est acoustumé a leur musique la trouue fort bonne et bien remplie, et entre autres il y eut vn joueur de flageollet qui fit merueilles » (6 avril)
Dans certains couvents de femme, la musique est excellente ; chez les religieuses de Saint-Jérôme, le trombone, le violon « et divers autres instruments » jouent avec l’orgue^ : chez les bénédictines de Saint-