A ROME
Par M. André Fontaine.
Dans sa remarquable édition des Lettres de Poussin, M. Charles Jouanny a réuni toutes les informations qu’il a pu découvrir sur les dernières années du grand artiste. Dès 1660, celui-ci « ne passe aucun jour sans douleur » ; il se voit « contraint d’abandonner tout labeur et de mettre les couleurs et les pinceaux à part » L II reprend cependant le travail, peint en 1662 un tableau de la Samaritaine, dont l’exécution se trouve retardée par « un fâcheux rhume » ; et nous savons qu’en 1664, dans cette année où, « paralytique, plein d’infirmités de toutes sortes », il perd sa « bonne femme »^, il achève pourtant le Déluge, précieux testament artistique qu’on pourrait presque croire une allégorie à cet hiver et à ce désastre de la vie où s’engloutissait peu à peu le génie de l’artiste.