Le palais des papes d’Avignon, p
représentée. Comme il se trouvait dans cette île, nous dit l’Apocalypse, il vit sept candélabres d’or, et, au milieu, un personnage semblable à un homme. De sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, et son visage était comme le soleil quand il brille dans sa force. Comme saint Jean tombait à genoux, le Christ posa sur lui sa main droite et lui dit : « Ne crains point, je suis le premier et le dernier, je suis le vivant, j’ai été mort et voici je suis vivant aux siècles des siècles. Même je tiens les clés de la mort et de l’enfer h »
L’artiste n’a fait que se conformer scrupuleusement au texte des Écritures. Le Christ, vêtu d’une robe blanche, tient dans sa bouche le glaive, dans sa main gauche les clés. Sa main droite se pose sur le front de saint Jean, à genoux. Sept colonnes en forme de chandelier sont disséminées dans le paysage que ferme une chaîne de montagnes. Une grande lumière éclaire le ciel. Et l’on s’étonne qu’un sujet si simple ait pu être méconnu.
La scène représentée à droite de la fenêtre dans le même registre est d’une identification plus délicate. Un personnage, nimbé, vêtu d’une robe bleue et d’un manteau rouge, étend la main droite vers une femme en blanc, à moitié couchée sur un tapis et qui lève vers le ciel ses mains jointes. Parmi de nombreux assistants, une autre femme rend grâces au ciel de ce miracle. A gauche, dans l’embrasure de la fenêtre, des enfants portent des palmes; Müntz et tous ceux qui l’ont suivi ont voulu voir dans cette scène la résurrection de Tabitha par saint Pierre^. Mais que