Le Panthéon littéraire en touchait autant à l'Intérieur
manquait à l'Académie des Inscriptions. Ils touchaient 4000 francs.
Quant aux ouvrages de poésie légère, il fallait regarder la souscription comme un « encouragement » (c'est-à-dire un secours) accordé à des humilies de lettres débutants ou âgés, à des femmes.
Enfin, sur le même ton patriotique et sentimental que Salvandy, il défendait la « petite augmentation » demandée (très bien !).
L'incident éclaire assez bien sa politique et son tempérament. Son doctrinarisme n'était pas inflexible, ni son protestantisme irréconciliable à l'ultramontanisme. Attaquée de toutes parts, la monarchie de juillet inclinait à droite de plus en plus, et glissait sur la pente qui devait aboutir à la loi Falloux.
Salvandy et lui eurent gain de cause. Malgré de nouveaux efforts de Lacrosse, le crédit de 150 000 francs (plus 12 500 francs pour le voyage de Texier) fut adopté.
Le discours d'Isambert eut une suite '. E. de Girardin, le député ministériel « gratifié », publia dans son journal, La Presse, le 9 juin, un article de provocation. Le président, Dupin, en saisit immédiatement la Chambre. Celle-ci, dans une séance mouvementée, affirma le droit des députés à la critique de la gestion des deniers publics, et marqua si nettement sa réprobation à de Girardin que l'affaire en resta là. On sent planer sur le débat, frémissant et contenu, le souvenir de la mort d'Armand Carrel, survenue le 24 juillet 1836 2.
1838 (Salvandy ministre). — Liste des souscriptions.
Comte de Bastard, Peintures et ornements des manuscrits français, livraisons 5-6 30 000 francs.
De Beauterne, Mort d'un enfant impie . 25 ex. 225 »
G. de Cassagnac, Classes ouvrières et
bourgeoises. 50 — 375 »
M. Chevalier, Des intérêts matériels en
France 25 — 200 »