‹ Mélanges offerts par ses amis et ses élèves à M. Gustave LansonChapitre 243 sur 276 · Voir ci-dessus p · texte numérisé non relu

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Chambre ; et qui pouvait « mieux atteindre le but que ces travaux importants dignes de la science, dignes de vous, qui honorent le nom français?» Et quand ces progrès se produisaient, la Chambre s'arrêterait tout à coup !

Isambert dégonfla ce discours imprudent, ou même pis, par une critique serrée de quelques allocations du budget de 1837.

Il signala l'importance d'une souscription qui à elle seule aurait absorbé la presque totalité du crédit, soit 100 000 francs sur 134 000, et demanda des explications positives. Il s'agissait du Panthéon littéraire, dont Isambert discuta pertinemment la valeur scientifique et l'utilité. Etait-ce là un encouragement aux lettres et aux sciences? Le ministre avait été entraîné par une véritable faiblesse ; ce qui l'indiquait, c'est que l'entreprise n'était pas faite par un homme sans attaches avec la politique du gouvernement ; le ministre avait voulu gratifier le rédacteur en chef d'un journal ministériel (voix à gauche : C'est cela, voilà le mot).

Cependant de belles et grandes publications, le Strabon, dont il ne restait plus à imprimer, pour 6000 francs, que les cartes et les tables, la Géographie de Ptolémée, s'étaient vu refuser une subvention, tandis que l'argent était prodigué à des livres à images de prix inaccessible et compilés sur les monuments des arts les plus connus, et que les richesses de notre cabinet des antiques restaient lettre close. .

Il critiqua aussi la Gallia Christiana des Bénédictins de Solesmes, ouvrage sans aucune critique, d'hagiographie pure, à tendances ultramontaines, et demanda s'il n'y avait pas moyen de résilier un contrat qui tournerait au détriment des sciences et des lettres, et de préserver la Chambre et la France de pareilles déceptions (vive approbation à gauche).

Guizot, sur qui toutes ces critiques retombaient, se défendit avec adresse et hauteur. Il admit le chiffre de 100 000 francs, mais pour sept ans ' ; la souscription annuelle était de 15 000 francs2. Mais elle n'était pas unique ; l'ouvrage sur la Morée, les voyages de Jacquemont dans l'Inde et de d'Orbigny dans l'Amérique méridionale en recevaient autant. Il ne restait donc qu'à savoir si la publication du Panthéon littéraire était utile, et la souscription profitable. Il n'en doutait pas.

Quant à La Somme de saint Thomas, il avait voulu favoriser la renaissance des études religieuses ; c'était l'un des ouvrages qui s'étaient le mieux vendus.

De même pour les bénédictins de Solesmes, qui n'étaient pas de vrais bénédictins : l'administration avait voulu relever notre ancienne histoire civile et religieuse. Ils avaient les documents et le temps qui

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