‹ Mélanges offerts par ses amis et ses élèves à M. Gustave LansonChapitre 28 sur 276 · On peut lire toict · texte numérisé non relu

On peut lire toict

3. François d'Escoubleau de Sourdis (cardinal 1598, archevêque de Bordeaux 1599, mort 8 février 1628. Les auteurs de Gallia parlent d'un éloge funèbre publié en 1628 « autore G. Grimaud, auctore canotiico Iheologo». » [Serait-ce un pseudonyme de Garasse, à lui imposé par ses supérieurs, en raison des mauvaises affaires où il les mettait parfois ?]

et d'une très grande et très courageuse servante de Jésus Christ, qui me fournist dans le cours de sa vie non seulement des marques d'une prédestination ordinaire mais des exemples et des eiïectz d'une très haute et très héroïque saincteté. Il me souvient que discourant aveq elle il y peut avoir quatre ou cinq mois touchant l'esprit de saincteté et luy en aiant cotté une quinzaine ou environ de différentes espèces, elle me respondit en gémissant : Hélas mon Père suis je pas hien malheureuse car je nay pas une seule ombre de toutes ces espèces de saincteté que vous dites] 5 a quoy je luy eusse reparti, si sa modestie ne meust fermé la bouche et si je leusse connue comme je la connais maintenant, qu'elle avait la saincteté du grand sainct Anthnine remarquant et enviant par une saincte jalouzie toutes celles des autres Bainctz et se les rendant comme personnelles par cette négative car telles sont les merveilles de lhumilité qui nous enrichis! a mesure que nous nous faisons pauvres et jamais une bonne ame ne se reconnoist estre vuide et despourveiie de saincteté que quand elle en est pleine. Or quelle saincteté devons nous attendre (l'une Dame qui l'avait comme héréditaire non seulement par la succession de plusieurs années mais aussy par la révolution de plusieurs siècles et qui ne nommoit jamais ses ancestres que pour avoir l'honneur de pouvoir dire Ils estoient saincts : Tobie estoit de grand extraction quoy que réduit a la pauvreté par le mauvais message de la fortune niais il ne nommoit ses malheurs que pour s'encourager à leur exemple 6 et pouvoir dire, filii sanctorum sumus, et madame de céans ne parloit de l'antiquité de sa race que pour adjouster aux autres tiltres de grandeur. Celuy de saincteté, et se consoler et animer a la poursuite de la vertu par la solidité de cette considération.

Kl le estoit du costé maternel issue de Pierre de Bourbon fdz aine de Sainct Louis alliée par la mesme branche de S1 Guillaume, duc daquitaine et comte de Poitou, elle estoit par la branche paternelle de très illustre sang de ces braves héros des Guischarts, roix de Dannemarc et duc de Calabre et particulièrement de ce brave Roger l'honneur de sa maison duquel je me souviens avoir leu dans la vie de Sainct Bruno son bon ami : Eremuni quemdam ad Squillacum in Calabriae fini bus petiit', quo in loco qum ipsum\ 7 orationetn Rogerium Guiscardus R. Calabria Dux, inter lalrantibus ad ejus speluncam canibus quadam die refrevisset sanctilate viri per motus, Illi, ac sociis ecclesiam Sancta Maria ac Su Stephani de Eremo donarcis- magnificentissimns a se roncessil nec liberalitas sine praemio fuit Cum enim Rogerius capuam obsiderat cumqf Sergius quidam excubiarum magisier prodere statuisset, Bruno adhuc inde eremo vivens in somtiiis illi o/itnia aperiens '■'.

Et estoit par une enclave d'alliance en la consanguinité de S1 Thomas D'Aquin par le moien de la très noble et ancienne famille de Cardaillac qui donna jadis de très excellents capitaines aux Croisades d'Orient de gtes Patriarches a l'eglize grecque et de très braves archevesques à la France, et me souvient qu'un jour me discourant de ses ancestres elle se glorifioit particulièrement de cette dernière alliance du docteur Angélique bien qu'elle ne soit que par accident mais)8 le fruit ne laisse pas d'appartenir a la racine bien qu'il soit a l'extrémité de la branche de tant de S1, et signalés personnages, pouvait-il naistre dans un si bon esprit dans un si franc courage,

1. Diocèse de Squillace. Tout ce récit est bien connu (cf. Bollandistes, 6 octobre.

2. On peut lire dans les vies modernes de S' Bruno (Vie par nos religieux de la Grande Chartreuse, Montreuil, 1898), le récit de cet événement, 2e partie, chap. xi, 413.

3. [Comme on le voit le texte de cette citation donnée par notre manuscrit est à la fois incorrect et incomplet].

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