‹ Mélanges offerts par ses amis et ses élèves à M. Gustave LansonChapitre 33 sur 276 · DISCOURS INÉDIT DU PÈRE TARASSE · texte numérisé non relu

DISCOURS INÉDIT DU PÈRE TARASSE

reconneu madame la Buccesseresse pour sa supérieure et renouvelé ses vœux entre si-, mains, el puis aiant receu touts les sacrements de l'églize aveq une tranquilité de l'esprit, pou d'heures avant sa mort, estant enquise par son père confesseur si elle mourait contente : Hélas, mon père, dit elle, eussé-je le moien de vous dire les sentiments de mon cœur, pour moy je n'eusse jamais pense qu'il y eust tant de contentements à mourir et a mourir en Jésus Christ. Et elle redist souvent à ses fdles qu'elle s'en allait aveq ce seul regret de ne pouvoir faire desborder les alegresses qui luy serraient et emplissaient le cœur en mourant, ce qu'elle fist très dévotement en penchant la teste à l'exemple de Jésus Christ.

Elle avait le visage si serain qu'elle semblait un ange. Et il y a des personnes dignes de foy qui ont veu sur son front des blancheurs et lumières extraordinaires qui n'estoient que des resjaillissements de la parole de son esprit angélique.

11 ne me reste plus ny voix ny parole, o belle âme innocente et bienheureuse, pour vous prier et conjurer qu'il vous plaise emploier vostre faveur maintenant envers vostre espoux nostre bon maistre en premier lieu pour l'accomplissement de vos ouvrages, qu'il luy plaise verser ses grâces sur cette maison et luy faire gouster l'effect des paroles du sage : Millier sapiens aedificabit domum, Prov. 14 ; qu'il espanche dans l'esprit d'union qne vous y avés mis, l'esprit de réformation que vous y avés introduit et entretenu. Et pviis je vous conjure pour toute cette ville qui vous honorait infiniment, qui reconnaist la perte que nous faisons en votre absence, qui gardera vostre mémoire et vos cendres comme un précieus dépost, et en somme très particulièrement je vous supplie pour tout le sang roial auquel vous aviés l'honneur d'apartenir. Vous verres maintenant le grand S1 Louis et vous vous attacherés à luy par une très heureuse et éternelle alliance, qu'il regarde ses nepveux qu'il obtienne par ses prières pour tout ce florissant royaume la rosée du ciel et l'abondance de la terre et pour l'accomplissement de tout bonheur, la bénédiction du père, du filz et du Saint Esprit. Amen.

La philosophie d'Alfred de Vigny, La Quinzaine, 1er juillet 1897.

Une conférence de M.Brunetière sur Bossuet, L'Univers et le Monde, jeudi 19 mai 1898.

« Eleusinia », par le comte Goblet d'Alviella, Le Muséon, 1904, n° 2.

La jeunesse de Lamartine, Revue des cours et conférences, 16 juin 1904.

La poésie de Lamartine et son principe d'évolution, Revue de Fribourg, octobre 1904.

Le Développement de l'inspiration chez Lamartine, Revue des cours et conférences, 10 novembre 1904.

La composition d'une « Méditation » de Lamartine : « Le Passé », Étude critique d'après les manuscrits et la correspondance, Revue dliistoire littéraire de la France, janvier-mars 1905.

« Chateaubriand », étude littéraire par Victor Giraud, id., janviermars 1905.

La correspondance spirituelle de Fénelon avec Mme de Maintenon, id., janvier-mars 1906.

Fénelon et Mme Guyon : la correspondance secrète de Fénelon

Page 1