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POLITIQUE DU PEUPLE

Il y a des gens qui, pour satisfaire leurs fantaisies théâtrales, semblent avoir pris ^ tâche d'empêcher par tous les moyens rétablissement légal et régulier de la République. Si Ton w peut pas dire d'eux qu'ils sont les compères de la réaction, on ne saurait nier aussi qu'ils la servent merveilleusement. Nous n'avons cessé depuis un an, dans le Peuple, dans le B^présentani du Peuple, et dans d'autres écrits, de dénoncer au bon sens populaire cette manie rétrospective et cet amour de la mise en scène, comme la seule cause qui avait failli perdra la Révolution, et qui, dans tous les cas, en avait ajourné pour un temps indéfini, les conséquences.

Nous pensions que, sur ce poipt, l'opinion était formée ; que le parti républicain était entièrement rcveiju de l'imitation d'aprèS; l'antique, et que tout le monde comprenait, comme nous, que la Révolution de 1848 était unp affaire de droit et de comptabilité qui ne laissait presque aucune place aux démonstrations du Forum. Il paraît que nous nous sommes trompés. Il y a des gens, soi-disant démocrates et socialistes, qui, ne pouvant nous suivre sur ce terrain de la légalité et de l'économie pplitique, et marchant le dos tourné à l'avenir, nous accusent de reculer de tq^it le chemin qu'ils fpnt euxmêmes en arrière. Puisqu'ils nous y forcent, nous leur répondrons, une fois pour toutes, en faisant la comparaison de Jeur politique avec la nôtre.

Qui donc a rendu si ridicules, et parfois si odieux, les commissaires du gouvernement î l'affectation des souvenirs révolutionnaires.

Qui a fait avorter les conférences du Luxembourg! Tap-

pareil révolutionnaire. Ce n'était pas avec des processions d'ouvriers, des harangues sans idées, des décrets absolutistes, des théories dignes de Gracchus Babœuf, qu'on pouvait résoudre la question sociale , et rallier la bourgeoisie à la Révolution.

Qui a provoqué la déroute du 16 avril 1 Le projet éventé d'une manifestation révolutionnaire. — Le socialisme, à ce qu'il paraît, voulait avoir son 16 avril, comme la politique avait eu son 17 mars : nous avons payé cher cette fantaisie. Une assemblée sans énergie, d'un républicanisme équivoque, dont aucune idée pratique sortie des barricades ne venait rasséréner l'imagination; qui n'a réussi, grâce à l'empire des circonstances, qu'à faire une Constitution impraticable à d'autres qu'à de sincères démocrates ; et qui s'en va sans avoir eu le courage de chasser les traîtres qu'elle laisse au pouvoir : voilà le résultat de la journée du 16 avril, le fruit des conférences du Luxembourg, et de l'apparition des commissaires.

Qui a suggéré ces deux malheureuses expéditions de Risquons-Tout et de Kehl 1 La fringale révolutionnaire. Nous avons visité nous-mêmes le champ de bataille de Risquons- Tout ; nous nous sommes fait expliquer sur place les détails de cette déplorable aventure ; et nous pouvons dire que jamais politique d'estaminet n'a rêvé, dans son étroite cervelle, une équipée aussi absurde. Les démocrates de la Belgique en pleurent encore.

Qui a suscité l'inqualifiable manifestation du 15 mai ? Les réminiscences révolutionnaires. Le procès de Bourges nous a révélé la misère de cette journée, que Blanqui répudie, que Barbes répudie, que Raspail répudie. C'est la réaction de dégoût produite par la tentative de Risquons-Tout et par la manifestation du 15 mai, qui a arrêté depuis notre propagande, et amené au bout d'un an la contre-expédition de Civita- Vecchia !

Tandis que Garnier-Pagès, le bourgeois routinier, inventait l'impôt de 45 centimes , qu'imaginait par compensation, l'imi* tation révolutionnaire! les dons volontaires ; et plus tard, le milliard sur les riches ! Infortunés, qui n'ont jamais pu com^ prendre que le dévouement est chose essentiellement inorganique et par conséquent stérile, et que toute exception, si équitable qu'elle puisse paraître, est une atteinte au principe républicain.

Nous pourrions allonger de beaucoup cette revue; nous ne citerons plus qu!un fait.

Qui a fait repousser, aux dernières élections, la fusion du

parti républicain 1 un faux rigorisme, renouvelé des plus mauvais jours de Tancienne Révolution . Nous sommes de ceux qui ont osé conseiller cette fusion; nous avons été réduits à nous taire. Mais si nous avons cru devoir sacrifier alors à la passion de nos amis, nous nous devons à nous-mêmes de leur déclarer aujourd'hui que c'est pour la dernière fois. Qu'cst-il résulté de cette détestable intolérance ! Relisez le tableau des élections : trois de nos candidats, portés par ceux que nous avons voulu exclure , ont obtenu depuis 10,000 jusqu'à 30,000 voix de plus que les autres. La liste aurait passé presque tout entière, s'il y avait eu fusion : au lieu de 28 nominations, nous en avons obtenu 10! .

Après tant et de si malheureuses épreuves, on nous trouvera peut-être excusables d'avoir changé de route : toutefois, nous voulons bien encore faire connaître nos motifs.

Nous nous sommes dit à nous-même :

Pour arriver au mieux , il faut commencer par réaliser le bien: pour établir la République sociale, dernière expression de la Révolution, il faut commencer par établir la République gouvernementale.

La Constitution de 1848 est la première forme que le suffrage universel, représenté tellement quellement, ait donnée à la République. Cette Constitution est essentiellement perfectible et progressive; et ce que nous voyons tous les jours prouve qu'elle n'est pas moins antipathique à la monarchie et à l'arbitraire. Prenons-la donc, cette Constitution, pour point de départ; appuyons-nous sur elle; défendons-la contre les empiétements du pouvoir. La Constitution compose en ce moment tout V avoir de la République; elle contient, par conséquent, tout l'avenir de la République.

Voilà quel a été le principe de notre conduite ,sf le critérium de tous nos jugements. Et nous pouvons dire que le succès n*a pas cessé de répondre à nos efforts.

Qu'est-ce donc qui, depuis cinq mois, a fait la force et le progrès du parti démocratique et socialiste! — La Constitution.

Qu'est-ce qui a produit peu à peu l'affaiblissement du pou* voir, et mis la confusion dans le parti réactionnaire? — La Constitution.

Sur quel principe nous sommes-nous appuyés pour attaquer la proposition Râteau, faire échouer le complot du 29 janvier, empêcher la loi sur les clubs, défendre la liberté de la presse, le droit d'association, le droit à l'assistance ? — Sur la Constitution.

En vertu de quel droit, aujourd'hui, au lieu d'implorer, comme on le faisait auparavant, la grâce de l'amnistie, prétendons-nous l'exiger] — En vertu du droit constitutionnel.

Au nom de quelle loi avons-nous déclarié le gouvernement traître à la République, lors de l'expédition de Civita-Vecchia? — Au nom de la Constitution.

Que répondons-nous tous les jours aux royalistes qui, à l'aide du suffrage universel , momentanément égaré, parlent de rétablir la monarchie! — C'est que la République étant, d'après la Constitution, démocratique et progressive, le suffrage universel ne peut ni s'abjurer, ni rétrograder; c'est, en un mot, que la République est au-dessus du suffrage iiniversel.

Otez-nous la Constitution, et nous tombons dans le vide; nous sommes sous l'empire de la force ; nous n'avons d'autre motif contre le pouvoir que la haine et l'envie.

Si un seul instant, depuis cinq mois, nous nous fussions placés hors de la Constitution, nous étions perdus. Nous fournissions au gouvernement le seul prétexte, qui lui a toujours manqué, d'un coup d'État.

Si un seul instant aujourd'hui nous donnions au pouvoir le droit de penser que nous en voulons à la Constitution, nous serions encore perdus. Il aurait ce qu'il lui faut pour entrer dans la coalition des rois contre les peuples.

La Constitution fait seule notre vie, notre progrès, notre force. Avec elle, nous avons fait faire au socialisme des progrès constants ; tandis que le pouvoir, pour établir son arbitraire, a été constamment force de la violer.

Eh bien! le croirait-on î C'est au moment où l'avenir du socialisme, la destinée de la République et peut-être de l'humanité, se joue sur la Constitution, et quand Je socialisme est accusé de vouloir plonger la société dans le chaos ; quand le pape, le tsar, l'empereur d'Autriche, les rois de Priissc, de Naples, de Sardaigne, de Bavière, de Wurtemberg, assurés (}c la bourgeoisie et d'une partie de paysans, forment une Sainte- Alliance contre les Anarchistes de l'Europe ; c'est lorsqu'enfin les 200 citoyens qui vont représenter à l'Assemblée législative la démocratie socialiste, ont besoin de toute la prudence du parti, et de toute la force que leur prête la Constitution ; c'est à ce moment-là que les hommes dont pous parlons , poursuivis de leurs idées rétrospectivesi viennent nous dire que, quant à eux, ils ne veulent pas de la Constitution ! Eux, qui rédigent des journaux socialistes, qui n'ont, comme nous, de force, de valeur et de signification que celles qu'ils tirent de la Consti-

tution tour à tour violée et défendue, ils se mettent au-dessus de la Constitution î Ils nous accusent de modérantUmey presque de désertion, parce que nous nous attachons, fermement et loyalement, à la Constitution !

Que veulent-ils donc, grand Dieu! ces incomparables patriotes? Qu'ils nous montrent, puisqu'ils sont en veine de franchise, ce qu'ils ont fait de plus que nous et de mieux que nous depuis six mois!... Ou plutôt, qu'ils nous disent en quoi leur politique actuelle diffère de celle de Louis Bonaparte? Car, c'est ici qu'à notre tour^ nous les sommons de s'expliquer.

Louis Bonaparte ne veut ni peu ni prou de la Constitution. Us n'en veulent pas non plus : donc, sur ce point essentiel, ils sont d'accord avec Louis Bonaparte.

Louis Bonaparte aspire à changer, par un coup d'État, la Constitution. Eux, ils aspirent à la changer par une insurrection, ce qui est parfaitement la même chose. En cela encore, ils partagent les vues de Louis Bonaparte.

Louis Bonaparte viole chaque jour^ autant qu'il est en lui, dans tous les actes de son gouvernement, la Constitution. Eux, ils la méprisent, la conspuent, la foulent aux pieds, dans leurs articles et leurs discours; et les discours comme les écrits sont aussi des actes. Us sont donc les complices de Louis Bonaparte.

Ainsif Bonaparte, en tant qu'il nie et qu'il viole, le plus qu'il peut, la Constitution, est excusé, justifié, glorifié, par ces prétendus républicains. Us n'ont rien à lui reprocher. Us sont avec lui en communauté d'opinions et d'espérances ; puisque le seul grief qu'on ait contre lui, c'est qu'il pense, ni plus ni moins que nos détracteurs, que la Constitution est détestable, et qu'il y va du bonheur du peuple français qu'elle soit immédiatement réformée dans sa forme et teneur. Nous, au contraire, nous sommes ennemis de l'ordre autant que du socialisme, puisqu'en résistant aux tendances dynastiques de Louis Bonaparte, nous condamnons , par cela même, les tendances dictatoriales de ces soi-disant révolutionnaires I...

Mais, nous dit-on, vous n'oubliez qu'une chose, la différence (les intentions l

Qu'est-ce que cela, les intentions 'f

Nous nions qu'entre les intentions de Louis Bonaparte et celles de nos critiques il y ait aucune différence, d'abord parce qù'èh politique, de thème qu'en affaires, les intentions n'entrent point en ligne de compte, elles n'existent pas ; puis, parce qu'ici l'intention ne peut tomber que sur la forme du

«çouvernement, et que, dans la pensée de nos adversaires, comme dans celle de Louis Bonaparte, cette forme est le despotisme. En effet, celui qui n'admet d'autre Constitution que celle qu'il lui plaît d'imaginer, est nécessairement un despote.

Concevez donc, imprudents que vous êtes, que, la Constitution une fois niée, il n'y a plus rien qui vous distingue de Louis Bonaparte ; du tyran en espérance comme du tyran en exercice. Ce n'est pas la République, en effet : Bonaparte sera aussi républicain que le premier venu, si vous lui accordez que la Constitution qui le gêne est nulle et de nul effet. Le reproche que vous nous faites de nous attacher à cette Constitution, est pour Bonaparte un certificat de civisme. — Ce ne sera pas davantage le socialisme : Bonaparte sera aussi socialiste que personne, si vous lui accordez que son système d'organisation est le meilleur de tous. Sur ce point encore, l'espoir secret que nourrissent certains démocrates ennemis de la Constitution, d'user du pouvoir pour imposer au pays l'application de leurs théories, est pour Louis Bonaparte un certificat irrécusable de socialisme.

Qu'est-ce donc encore une fois qui sépare nos adversaires de Louis Bonaparte? Viendront-ils citer leurs idées sur la politique extérieure, les questions d'impôt, de finances, d'administration, d'enseignement, de crédit, etc., etc. 1 Mais, sans compter qu'ils peuvent différer en cela de Louis Bonaparte comme de la majorité des républicains, en quoi la Constitution est-elle un obstacle à toutes ces réformes ? Nous adressons cette question aux amants de la Dictature, comme aux partisans du consulat à vie. Qu'est-ce qui , dans la Constitution, empêche le gouvernement de réformer, par exemple, le système des impôts, et d'organiser le crédit? En quoi Ledru- Rollin, s'il était président de la République, se croirait-il obligé par la Constitution de faire alliance avec l'Autriche et avec le pape?...

Nous sommons de nouveau nos adversaires de nous dire, si c'est sérieusement pour Bonaparte qu'ils travaillent en ce moment, et, en cas de négative, où peut tendre une politique qui justifie de tous points celle du président de la République. Et nous les prions de répondre autrement que par des charges comme celles que nous allons rapporter :

« Le fond de la théorie du Peuple est très-clair ; c'est purement et simplement la substitution de la légalité à la justice, la substitution du fait au droit. — La perfection absolue, dit

le Peuple, étant inaccessible, il faut accepter franchement les faits accomplis, »

Vous en imposez à vos lecteurs. Nous n'avons pas dit cela. Nous avons dit, parlant à la réaction , que les faits accomplis depuis six mois justifiaient, pour moitié au moins ^ le socialisme ; et nous en avons tiré cette conséquence, que soit au point de vue de la réaction, soit au point de vue des faits accomplis, le socialisme, au moins pour moitié, devait c^tre absous. Est-ce en falsifiant les textes que vous répondez à vos adversaires!

« La théorie n'est pas neuve, et MM. Guizot, Barrot, Thiers, nous l'ont toujours préchée. C'est avec elle qu'ils ont accompli tant de faits attentatoires au droit. »

Cela est encore faux, historiquement faux, et prouve que vous n'avez jamais mieux connu la tactique de MM. Thiers, Barrot et Guizot, que vous ne comprenez la nôtre.

Toutes les Révolutions se sont faites par la légalité ; tous les gouvernements ont péri par l'illégalité. La légalité nous tue, disait avec désespoir un homme d'État de 1830. C'est la légalité contraire qui a poussé Charles X aux ordonnances de juillet, et M. Guizot au 22 février; c'est la légalité contraire qui pousse à sa perte Louis Bonaparte.

Quant à la théorie du fait accompli, elle consiste précisément à remplacer la légalité par un acte d'arbitraire que l'on décore du nom de fait accompli, et qui n'est qu'un fait subreptice ; ce qui est la négation de la légalité même.

« La Révolution, c'est la condamnation des faits existants, et l'aspiration à les transformer ;

« C'est ridéal et non pas le réel ;

« C'est la haine de l'iniquité et la passion du perfectionnement.

a C'est l'amour de ce qui n'est pas encore,, mais de ce qui doit être.

« C'est la suprôme poésie que Dieu a mise dans l'homme, afin que l'homme cherche à s'élever sans cesse vers sa destinée infinie. »

Pardon, cher confrère : votre pensée vous échappe ; nous allons vous la traduire.

La Révolution, c'est l'art de parler dix heures par jour sur un sujet sans y rien entendre.

La Révolution, ce n'est pas l'herbe qui pousse, le blé qui épie, la vigne qui bourgeonne : c'est la harpe romantique qui murmure dans les brouillards de la sombre Calédonie.

La Révolution, ce ne sont point des ateliers, des magasins,

(les comptoirs, de jolis enfants, des femmes heureuses ; ce sont des sylphes, des fées, des gnomes, des ombres qui voltigent dans le cauchemar universel.

La Révolution, ce n*est point un peuple qui agit, qui dompte la hàture, qui rayonne sur le globe comme le soleil dans Tempyrée ; un peuple qui vit, enfin, de toutes les puissances du corps et de l'âme. La Révolution, c'est la métempsycose et les dialogues des morts.

Voilà ce qu'est pour vous la Révolution.

Certes, nous savons bien qu'en défendant pied à pied la Constitution, en défrichant le terrain du socialisme, et travaillant, à travers tous les dangers, à la réconciliation universelle, nous traînons à notre suite un ])arti indéfinissable, incapable de penser et d'agir, et qui, sans prendre la moindre initiative, sans tirer aucune conclusion de ses diatribes amphigouriques, sous prétexte qu'il représente la poésie et la mélancolie, et l'hypocondrie révolutionnaire , travaille de son mieux à entretenir l'exclusion, à supprimer toute légalité, et à rétablir à son profit l'arbitraire gouvernemental, si nous étions assez heureux pour le détruire.

Nous savons qu'aux yeux de ce parti, qui toujours brouillonne, et qui jamais ne révolutionne, nous ne sortîmes que les pionniers d'une dictature qui se joue de la liberté comme de la légalité; deé instrumehts de révolution, qu'on jette et qu'on brise dès qu'on se croit assez fort pour se passer de leurs services. Nous ressemblons aux ouvriers, qu'on lance sur la barricade, mais qu'on renvoie de l'Hôtel-de-Ville, le lendemain de la bataille.

Nous ne sommes donc pas dupes. Mais si les critiques de noâ confrères ne sont pas de force à modifier nos idées, elles ne peuvent non plus changer notre résolution. Notre route est tracée : aUctine considération de personnes ni de partis ne nous en détournera. Les dictateurs peuvent venir quand ils voudront, nous les avertissons seulement qu'ils feront bien, en s'installant au pouvoir, d'étrangler tout à fait la liberté de la presse, parce que notre opposition ne leur manquera pas.

Nous protestons contre toute pensée de modifier la Constitution, et de réaliser les idées socialistes autrement que par les voies légales.

LE f»fiUPLE — 1849 241

(No 191. — 29 mai.)

ParU, 28 mai.

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