Origine : races, position prise par les deux races
6. Première attaque : vient des Gaules; semble purement causée par le trop plein de population. A ce moment, l'homme celtique tout aussi entreprenant que l'homme germanique par sa nature. Retour teutonique.
7,. Rome, Gaule et Rhin : longue lutte, desDpeSre P^î» César jusqu'à Clovis.
arinesja Romc sc dépravc par le luxe, l'esclavage,
civilisation i jr ' cj »
^Lcomp'ift'' l'oisiveté, le militarisme; après avoir vaincu
à faide
8i??icSe, P^** sa frugalité, son énergie industrielle. Ja-
SOD empire ..if .•■ % i -, -m
sur mais il ny eut de plus durs laboureurs que
l'Europo. .
ceux du Latium, de l'Étrurie , de la Gaule cisalpine.
Pas de plus infatigables soldats : ces grands
curiease.
corps germaDÎques , qui mesuraient en moyenne un pied de plus en hauteur que le soldat romain, ne peuvent soutenir son labeur, porter son sac et ses armes.
8. Clovis-Charlemagne. — Les Barbares unis Fiincinaiion au sacerdoce cosmopolite finissent par tirer la dernière conséquence du principe chrétien, en constituant TÉglise, c'est à dire 1 epîscopat, le catholicisme.
Longue résistance des races romanes à la papauté, Le Rhin impérial, papal et fédéral. La distinction des pouvoirs. Toutes les hérésies viennent du Midi,
9. Moyen âge : balance perpétuelle de la papauté et de l'empire, par Tltalie. Énergie laborieuse de Fltalie. Elle fonde lere du travail, de leconomfe publique, de la richesse. Origine de la Hanse; beaux commencements des villes flamandes. Partout, au nord et au midi , la devise commune est : Labor improbus omnia vincit.
Le Rhin impérial , papal et fédéral résiste à toutes les attaques de la France.
Les Flamands feudataîres, mais germains d'origine, etc., industrieux, repoussent la France.
10. Philippe le Bel et la papauté : on se dégoûte du catholicisme; le premier signal est donné par la France : il ne sera compris que deux siècles plus tard par l'Allemagne.
11. Le Rhin bourguignon : scission française : calamité pour notre pays; l'histoire recommencée ahsurdement, plutôt que de consentir une réunion. -^ Le Bourguignon
L'homme ^spirc à domiucr en France et en Allemagne : repousse la les dcux partis menacés se réunissent et
reforme *
Te?uo.Trétouffent. Corruption générale du catholi-
il a raison, d'autorité, CiSmC.
dl^giise, 12. Le Rhin protestant : prépondérance mopoîntewîmentanée de la réforme. Mais c'est un illo-
il faut des
loLtdes, gisme, aujourd'hui pure hypocrisie. Com-
massives, ' . i> / • ^ • i a
obstinées, mencementd émancipation des âmes.
pour s iofa- *
Tu\he^r^ 15. La France unitaire: unité de législation,
AlUz vous
^Tia^n^^^ tribunaux, etc. — Le Rhin battu d'abord Diiesie, par Louis XIV, qui prend Strasbourg, l'Alsace,
am fous, la Franche-Comté , une partie des Flandres,
Le Rhin se venge par le travail et la liberté arminienne. Hollande.
14. La France philosophique et révolutionnaire. — Le Rhin concjuîs, grâce à la supériorité de ridée. L'Europe conquise peu s'en feut.
Mais il est trop tard. Le Rhin ne sert plus de rien.
15. La Manche est le vrai point stratégique. Et la Manche n'y suffirait pas : il faudrait tenir l'Atlantique, le Grand-Océan stratégique, la ligne de communication des deux mondes.
Ainsi les mœurs , les idées se modifiant , le- travail se développant, les intérêts se balançant, le point stratégique change. Pour faire la conquête, je ne dis plus d» monde, ni de l'Europe, mais d'un pays de quelque importance, la Belgique et les provinces rhénanes, et pour conserver une telle conquête, il ne suffirait plus de la possession du Rhin, de Mayence, Wesel, Coblentz, ses clefs ou brides, disait Napoléon : il faudrait absolu-
n NOTES ET FRAGMENTS.
ment s'emparer de la Manche, être maître des deux rives, tenir avec, Londres, Portsmouth et Liverpool, Anvers, Hambourg, Dantzîg et Cronstadt; puis Gibraltar, Malte, Suez; Constantinople et Sébastopol ; il faudrait enfin tenir Panama, les Antilles, le Cap, Singapore, Taïti, toutes les stations, tous les passages.
16. Aujourd'hui les races romanes se débattent contre les restes de tyrannie morale et matérielle qui les enlacent.
Qaeiio Elles valcnt les autres; elles valent peut-
proiliclion '
faire? ^^^^ plus, car jusqu a présont elles n'ont été vaincues que par la force , et pas égalées par les qualités de l'esprit et de la conscience.
L'accumulation des richesses obtenues par le travail et l'épargne, chez certaines fractions de la race ànglo-germanique, ne prouve rien.
Là où l'homme latin est libre, délivré de ses mauvaises lois, il fait aussi bien ;
Là où le Germain est opprimé, il succombe tout de même et souvent mieux.
Il est pourtant vrai de dire que le Germain
s'accommode plus volontiers que le Romain, d'un état de choses quasi juridique, quasi exact, d'une économie anarchique, abrutissante et honteuse. Le paupérisme ne s'est vu nulle part chez les modernes au degré où on l'a observé à Londres et dans les Flandres.
Le prolétariat commence à se reformer en on n'a pas Amérique et parmi les individus anglo-saxons compiedes eux-mêmes. ^\igiS^®
^ saxonne.
C'est cette plaie que ne peut supporter l'œil ^^ 'j^J*^"*' du Français, qui l'arrête, et qui ne lui per- ,,^*KJf ^^ mettra d'atteindre tout son développement Kuirl
source que
que lorsqu'elle sera guérie. ^^oogl^êiV*
__ fit la iftcilïtâ
Une pensée supérieure travaille la France ..4e,.
*^ *^ mnltiplier
depuis quarante ans. Elle lui assurerait de s*enrfchir
sur uu sol
nouveau la suprématie du globe , si la consé- "pe?soinT quence de cette idée n'était précisément, en ^^i^l^entourant tout individu de garantie, de pro- ^îefci^drw®
' soient
vidence et d'amour, de détruire toute supré- ^^^^^^^ matie.
A cette heure, l'Angleterre, l'Allemagne sont travaillées des mêmes misères que l'Italie et la France.
soient
emplis,
et
vous verrez.
Tout ce qui se fait depuis dix ans se fait à contre sens.
On se trompe fort, si l'on croit que le Français aime les conquêtes et la domination : il ne supporte pas d'être dépassé; il n'a pas le génie de l'envahissement et du commandement.
Rien ne s'acquiert plus vite que la richesse et elle se perd encore plus vite. Mais la grâce, le goût, l'esprit, la justice ne s'acquièrent guère et ne se perdent jamais.
On parle de la nature des croyances religieuses y tantôt comme d'une chose fatale, tantôt comme d'une chose qu'il dépend de la sagesse humaine de changer et d'améliorer. — Cela est bien d'un unitaire, d'un Anglo-Saxon, d'un Pritchard, vendant du thé et des bibles.
La réforme n'est rien par elle-même qu'un
commencement de négation et de révolte : il est du dernier absurde d'en faire une religion. Cest comme révolte et négatiçri qu'elle agit sur Tesprity et qu'elle est bonne.; hors de là, pure hypocrisie et néant.
Mais ce milieu déjà corrompu ne peut durer : il faut qu'il disparaisse.
Dans cette voie, vraiment libératrice, le génie français a marché le mieux : malheureusement, par un concours de causes inutiles à rapporter ici, le gouvernement français est depuis soixante ans en travers des aspirations françaises.
Lé Français a besoin : 1^ d'une constitution non seulement politique, mais d'une législation économique qui satisfasse sa conscience ; 2® d'être en rapport constant avec son centre national.
Est-ce un signe de faiblesse? C'est tout simplement le signe d'un génie éminemment civilisateur, et un élément de force.
Quand l'univers l'écraserait, dit Pascal, l'hoaime vaudrait mieux que ce qui l'écrase : car il pense, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.
La vie est plus heureuse en France, en Italie, en Espagne, qu en Allemagne, en Angleterre, et même en Amérique. — L'Américain fait pitié avec ses millions dont il ne sait que faire.
Décadence française
Elle est visible, et depuis longtemps.
(Cf. Raudot, et Progrès des Anglo-Saxons.)
Si cela continue, la France arrivera à néant.
Peu à peu le travailleur belge, allemand, anglais, l'envahira, écrasera par la concurrence l'indigène. Alors la France sera enlevée par l'auxiliaire étranger, coînme l'empire romain par les auxiliaires barbares ; la race sera refoulée peu à peu par de plus forts qu'elle. Déjà le mouvement est commencé.
Il faut que la nation se garde bien; pour . cela qu'elle repousse les fermiers étrangers, et qu'elle contienne ses propriétaires.
Mais quelle est la cause de cette décadence? La contre-révolution.
La France est détruite par ses exploiteurs, etc., etc.
Une nation doit être dirigée selon ses aptitudes. La nôtre ne lest pas. NV jamais eu que quelques instants de liberté.