‹ Mélanges, par le général Cte de SégurChapitre 125 sur 133 · TOUS DEUX · texte numérisé non relu

TOUS DEUX

Malgré votre alliance Sans foi, Ni loi, Craignez la vengeance!

BOURSAULT

Ah ! c'est trop d'indulgence!

Sortez, Rollet , maître Mignol !

Chassez tôt , Battez chaud , sans repos ,

Ces marauds !

ROGER ET ANTOINE, les jetant L ln porte.

Chassons tôt, Battons chaud , sans repos, Ces marauds !

BOURSAULT

Enfin , nous en voilà débarrassés!..., Mais quoi! toujours écrire?

BOILRAU , se loant, une feuille de papier a la

Cette fois, je l'espère , vous n'aurez pas à vous en plaindre ; c'est une lettre à notre ami Thomas Corneille. La voilà. Elle commence par le récit de votre bonne et belle action ; j'en épargne la lecture à votre modestie. Mais vous allez voir comment ensuite je rectifie l'injustice d'un ancien jugement en préludant à votre biographie.

Il lii àBoursault la lettre qu'il vient d'écrire à Thomas Corneille. {On pourrait n'en lire à la représentation que les derniers ver».)

... Seize cent trente-huit , date de sa naissance , M'a fait son aine de deux ans.

C'est en dépit, tous deux, de nos parents Qu'avec le dieu des vers nous finies connaissance. Mais moi, fils de Paris, quand déjà mon enfance Y puisait du bon goût les hauts enseignements, Lui , fils d'un Bourguignon , dont toute la science Fut de manger, joyeux, le bien de ses enfants, N'hérite à quatorze ans que de son ignorance.

C'est à cet âge enfin, qu'amené dans Paris,

Il n'apporte en nos murs , pour toute connaissance,

Que le patois de son pays !

Si bien que de Boursault l'inculte intelligence , Qui doit un jour charmer Paris de ses succès,

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