CHANSON D'ADMISSION
A MM. LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DES DIMMS DO FAVDEYH.I.f. . Air:
Votre crayon était guidé
Par Collé, Berms, La Fontaine,
POÉSIES LÉGÈRES
Tar Ninon, Favart et Vadé Quand vous les avez peints sans peine; Et si vous n'aviez à leurs traits Joint l'éloge de leurs poèmes, Chacun, en voyant leurs portraits, Croirait qu'ils se sont peints eux-mêmes 1
Pour vous imiter, si je puis , Et faire aussi mes chansonnettes, Avec vous, indulgents amis, Je contracterai quelques dettes :
Car pour ma lyre, s'il vous plaît Je prendrai votre Serinette (i), Et pour bien peindre chaque objet J'emprunterai votre Lorgnette.
Je prendrai, Petit à Petit , Les grâces de votre Coquette; Le mordant et joyeux esprit Du Curé que Meudon regrette; Et ce Je ne sais quoi qui plaît, Votre Plume si nuancée, De votre Miroir le reflet , La fraîcheur de votre Pensée !
(1) Ce mot et les suivants en lettres italiques indiquent des sujets de chansons déjà traités par les auteurs qui composaient alors la société des Dîners du Vaudeville.
POÉSIES LÉGÈRES
Ma chanson pourra réussir :
Les Ombres la rendront asillante; M Amour, le Temps, vont l'embellir VÉpingle la rendra piquante.
Mais, pourtant il faut m'arrêter, Car on me dit , je crois l'entendre Est-il honnête d'emprunter Ce qu'on ne pourra jamais rendre?
Mais, puis-je sans votre asbislance, Chanter à ce joyeux banquet?
Si je prends la reconnaissance , Vous m'aurez donné mon sujet.
A la peindre si je m'arrête, Sur elle pour avoir tout dit, Mon cœur aurait, pour interprêle, Encor besoin de votre esprit!
POÉSIES UGÊttES.