‹ Mélanges, par le général Cte de SégurChapitre 55 sur 133 · LE DÉPIT AMOUREUX · texte numérisé non relu

LE DÉPIT AMOUREUX

Air : fal vu Lise hier au soir.

« Va , le plus Diable des Dieux « De toute la Fable !

PÛtSl£S LÉliÈRBS.

« Va, coureur sans feu ni lieux « Que -k'CieLtWable!....

Ainsi Lyclias r Vautre joue, Ne sais pour quel mauvais tour, Maugréant conlre l'Amour, Le donnait au Diable !

J'en conviens, dis-je à Lyclias,

Le tour est pendable !

Mais, comme tout mauvais easr

Le cas est niable.

Si ton courroux, se conçoit , A l'Amour il ne se doit -r Je vais te mettre le doigt Sur le vrai coupable :

C'est le Dieu que là haut suit

Plus d'un satellite; 11 eut tort, comme il le fit,

D'aimer Amphytrite :

Alt! quoi qu'en dise le cœur, Séduit -on sa belle-sœur?

Vénus fut de cette erreur

\a cruelle suite!

Si d'une eau plus douce enfin

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La nymphe badine , Dans ce monde avec Jupiny

Eut produit Cyprine!

Mais voir naître tant d'appas De l'onde salée, hélas!

Comment ne se plaindre pas

De cette origine?

Vois-tu ! quand Vénus sortit De l'onde maudite ,

Malgré tout le soin qu'en prit Sa nombreuse suite,

Dans un pli de sa beauté,

Un grain de sel est resté!....

C'est de ton chagrin , l'abbé , La cause inédite!

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